Catastrophes · Effondrement du toit d’une école
Effondrement d’une école à Peshawar : au moins 35 morts signalés, la cause reste indéterminée
Les secouristes ont déblayé les décombres, mais trois enfants restent soignés pour de graves blessures à la tête. Les enquêteurs doivent expliquer pourquoi les salles de classe d’une école enregistrée se sont effondrées.
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Comment une école enregistrée a-t-elle pu fonctionner dans un bâtiment dont les salles de classe se sont effondrées pendant les cours ? À Peshawar, cette question s’ajoute désormais à une perte immense : au moins 35 personnes auraient péri, dont 34 enfants et un enseignant. Les recherches sont terminées, le propriétaire a été arrêté et les enquêteurs n’ont pas encore établi pourquoi la structure a cédé. 76
Le toit s’est effondré jeudi 15 octobre 2026 au centre d’enseignement privé al-Khair, dans la capitale de la province de Khyber Pakhtunkhwa, au nord-ouest du Pakistan. Toutes les personnes signalées comme étant piégées ont été retrouvées et les décombres ont été déblayés. Mais l’urgence se poursuit à l’hôpital : selon les dernières informations de l’hôpital Lady Reading, trois enfants souffrant de graves blessures à la tête étaient toujours soignés. 76 8
Faits essentiels
L’école est située, selon les indications locales, dans le quartier de Dir Colony, également orthographié Deir Colony, et à Afridi Abad. Ces désignations renvoient au même effondrement, et non à des catastrophes distinctes. Les services d’urgence ont été alertés vers 8 h 48, heure du Pakistan ; il s’agit de l’heure à laquelle l’alerte aurait été donnée, et non du moment exact, établi de façon indépendante, où le toit s’est effondré. 5 8
C’était un matin d’école ordinaire pour de très jeunes élèves. Mahwish Zaman, une enseignante blessée, a déclaré depuis son lit d’hôpital que l’effondrement « donnait l’impression que le ciel nous tombait dessus ». Elle a estimé que l’école, qui accueillait des élèves de la maternelle à la cinquième année, comptait environ 1 200 inscrits. Il s’agit d’une estimation des effectifs, et non du nombre d’élèves présents dans les salles de classe touchées ou sous les décombres. 78
Les recherches sont terminées, les soins se poursuivent
Les rues étroites et les embouteillages ont compliqué l’accès au bâtiment de plusieurs étages, généralement décrit comme comptant trois niveaux. Bilal Faizi, porte-parole des services d’urgence, a déclaré que près de 100 secouristes étaient intervenus et que les ambulances et le personnel de secours en cas de catastrophe étaient arrivés en moins de cinq minutes. Il a attribué au déploiement rapide le sauvetage d’au moins 40 personnes. Il s’agit de son appréciation de l’intervention, et non d’un décompte distinct de survivants à ajouter aux autres chiffres des opérations de secours. 5 76
Les premiers comptes rendus reflétaient l’incertitude des recherches. Le chef de la police, Mian Saeed Ahmed, a indiqué que 110 élèves se trouvaient dans trois salles de classe touchées et que 47 avaient été secourus. De son côté, le responsable des urgences du district, Iftikhar Khan, a déclaré qu’au moins 45 enfants avaient été extraits et que d’autres étaient, selon les informations rapportées, ensevelis. Ces chiffres n’ont pas été rapprochés en fonction de l’heure ou de la catégorie et ne peuvent pas être soustraits du nombre d’élèves présents dans les salles de classe pour calculer le nombre de disparus. 1
Ces déclarations ont désormais été dépassées par la fin des opérations de secours. Le commissaire adjoint Afaq Wazir a déclaré : « Les équipes de secours ont déblayé tous les décombres, et il n’y a plus d’enfants blessés sur les lieux. » Le fait que personne n’attende encore d’être retrouvé constitue un changement important ; cela ne règle ni la question du bilan des morts ni celle du pronostic des enfants blessés. 8
L’hôpital Lady Reading a accueilli 20 enfants blessés. La plupart avaient ensuite quitté l’hôpital, a déclaré à Dawn le porte-parole de l’établissement, Muhammad Asim, tandis que trois enfants souffrant de graves blessures à la tête restaient soignés. Ces 20 admissions correspondent au chiffre propre à cet hôpital, et non au total de plus de 50 blessés dans l’incident. Les informations publiées ne permettent pas d’établir combien de l’ensemble des blessés étaient des enfants plutôt que des adultes. 8 76
Pourquoi le bilan reste provisoire
Le nombre de décès signalés a augmenté, mais les informations disponibles ne donnent toujours pas de bilan final consolidé. Dans leurs articles du 15 octobre, NPR faisait initialement état d’au moins 28 enfants et d’une enseignante tués ; The Guardian faisait état d’au moins 27 élèves et d’un enseignant. Ces deux bilans inférieurs ont été dépassés par le dernier article de l’Associated Press, repris par The Atlanta Journal-Constitution et The Globe and Mail, qui fait état d’au moins 34 enfants et d’un enseignant. 2 1 76 78
Le détail fourni par un hôpital reste inférieur à ce total. Dawn fait état de 33 décès à l’hôpital Lady Reading : 32 élèves âgés de sept à 14 ans et une enseignante. Des informations croisées de la BBC ajoutent un enfant décédé à l’hôpital Naseerullah Khan Babar Memorial, portant le bilan à 34 morts. Ce détail n’a pas été concilié avec le bilan d’au moins 35 morts de l’AP. Il serait erroné de présenter le chiffre supérieur comme un bilan officiel définitif ou d’inventer une succession expliquant chaque hausse. 8 6 76
La description de l’âge des victimes a également évolué. Le premier article de NPR indiquait que tous les enfants tués ou blessés avaient 13 ans ou moins. L’article ultérieur de l’AP cite le porte-parole de l’hôpital, Mohammad Asim, qui décrit des enfants âgés en général de six à 12 ans, le plus âgé ayant 14 ans. Le bilan des décès établi spécifiquement par l’hôpital et publié par Dawn concerne des enfants de sept à 14 ans. Les victimes étaient dans leur immense majorité de jeunes enfants, mais l’affirmation antérieure selon laquelle aucun ne dépassait un âge donné ne tient plus. 2 76 8
Une arrestation n’explique pas les faits
Les enquêteurs doivent reconstituer les circonstances de l’effondrement avant d’en attribuer la responsabilité. Faizi a décrit l’effondrement des toits de deux salles de classe, où se trouvaient des élèves de deuxième et troisième année avec leurs enseignants. Selon les premiers comptes rendus des opérations de secours, un toit supérieur est tombé sur le niveau inférieur, provoquant d’autres effondrements sur deux étages. Le premier compte rendu de la police faisait état de trois salles de classe touchées. Ces descriptions ne constituent pas encore un plan définitif des étages ni une conclusion technique. 76 8 1
Le chef de la police, Mian Saeed Ahmed, a livré une première appréciation sans détour : « Son toit était trop lourd pour une structure fragile, ce qui a provoqué l’effondrement. » Cela indique une piste d’enquête. Cela ne permet pas d’établir la capacité de conception du toit, la charge réellement imposée, quels travaux de construction y ont contribué ni qui en était légalement responsable. 8
Le propriétaire, identifié comme Mohammad Khan, a été arrêté. Selon la police, il a imputé aux pluies de la semaine l’affaiblissement d’un toit. Il s’agit de l’explication du propriétaire, rapportée par la police, et non d’une cause établie. Les informations disponibles ne permettent pas d’établir la liste officielle des chefs d’accusation, si un premier rapport d’information a été finalisé, l’heure de l’arrestation, une comparution devant un tribunal ou une décision sur la détention. Une arrestation, à elle seule, ne prouve ni la négligence ni la culpabilité. 78 56
Le gouvernement provincial a constitué une commission d’enquête. TNN, citant une notification administrative, désigne Javed Iqbal, de l’Autorité de régulation des écoles privées, comme président, et Muhammad Farooq, secrétaire adjoint à l’Éducation, comme membre. La page du personnel de l’autorité indique qu’Iqbal en est le directeur général. L’extrait de la notification disponible ne mentionne pas de troisième membre et ne fixe pas de délai pour la remise du rapport de la commission. 53 61
Une instruction distincte fixe la prochaine échéance en matière de reddition de comptes. Le secrétaire à l’Éducation, Inayatullah Waseem, a demandé à l’Autorité de régulation des écoles privées de lui remettre un rapport avant le 16 octobre, selon un article d’Azaad Urdu publié le 15 octobre. Il n’est pas établi que ce rapport soit le même document que celui attendu de la commission d’enquête, et aucune conclusion d’enquête n’a été rendue publique. 54 53
Selon ARY, qui cite Iqbal, l’école a été enregistrée en mars 2026. L’enregistrement ne démontre pas en soi que des ingénieurs ont inspecté la structure, qu’un certificat de sécurité a été délivré ou que le bâtiment respectait les normes applicables. Ce sont précisément les documents et les décisions que l’enquête doit examiner pour apporter des explications. 55
Le gouverneur Faisal Karim Kundi a également ordonné un audit de la sécurité structurelle des écoles de toute la province afin de repérer les risques et de prendre des mesures correctives. Cet ordre ne prouve pas que les inspections ont eu lieu ni que les bâtiments dangereux ont été réparés. 60
La première question reste donc sans réponse. Un compte rendu crédible doit établir non seulement comment le toit s’est effondré, mais aussi quels contrôles ont précédé l’ouverture de l’école et quelles responsabilités découlent des éléments recueillis. Pour les familles qui attendent des nouvelles de l’hôpital et les enfants qui retourneront dans d’autres salles de classe, une arrestation et l’annonce d’une enquête ne sauraient remplacer ces réponses.
Tel que diffusé 20 lignes
- A school roof collapsed onto children and teachers during lessons. More than 50 people are reported injured, and three children remain under treatment with severe head injuries. Rescuers have cleared the rubble. Investigators now have to explain how a registered school came to be operating in a building that failed.
- At least 35 people are now reported dead, including 34 children and one teacher. Police have arrested the school's owner. The death toll has risen through the day, and the final count is still being reconciled.
- The roof failed during classes Thursday at the private al-Khair Education Center in Peshawar, the capital of Pakistan's northwestern Khyber Pakhtunkhwa province. The school is in the neighborhood described locally as Dir Colony or Afridi Abad.
- Emergency services were alerted at about 8:48 in the morning. Narrow streets and congestion made access difficult around the multi-storey building, generally described as three storeys.
- The school taught children from nursery through fifth grade. Injured teacher Mahwish Zaman estimated its enrollment at about 1,200. Speaking from her hospital bed, she said the collapse “felt as if the sky had fallen.”
- Early death counts put the losses at 27 students and a teacher, or 28 children and a teacher. Those lower figures have been overtaken. The latest reported total is at least 35, although the hospital breakdown still differs.
- Lady Reading Hospital recorded 33 deaths, including 32 students and a female teacher. One child at Naseerullah Khan Babar Memorial Hospital brings that breakdown to 34. Officials haven't explained the difference from the higher total.
- Lady Reading Hospital received 20 injured children. Most have since been discharged, but three with severe head injuries remain under treatment. Across the incident, more than 50 people are reported injured. Emergency services also described more than a dozen minor injuries.
- Hospital spokesman Mohammad Asim now describes the children killed or injured as generally between six and 12, with the oldest aged 14. The students recorded among Lady Reading Hospital's dead were seven to 14. That updates the earlier description that every affected child was 13 or younger.
- Rescue teams have recovered everyone reported trapped. Deputy Commissioner Afaq Wazir said crews had cleared all the debris and no more injured children remained at the scene. That supersedes the earlier warnings that children might still be buried.
- Emergency services spokesman Bilal Faizi described nearly 100 rescuers responding. He said ambulances and disaster personnel arrived within five minutes, and credited that rapid response with saving at least 40 lives.
- Police chief Mian Saeed Ahmed initially placed 110 students in three affected classrooms and said 47 had been rescued. District emergency officer Iftikhar Khan separately said at least 45 children had been taken out. Those were early counts from different officials.
- Faizi described the roofs of two classrooms failing while second- and third-grade children were inside with teachers. Early rescue descriptions say an upper roof fell onto the level below, causing further collapse through two storeys. Police described three affected classrooms. Investigators still have to reconstruct exactly how the structure failed.
- Police chief Mian Saeed Ahmed described an overweight roof on a weak structure. That's his preliminary assessment. Engineers still have to determine the loads involved and what construction contributed to the failure.
- Police arrested the owner, identified as Mohammad Khan. Police say Khan blamed this week's rains for weakening one roof. Investigators haven't determined the cause, and police haven't announced formal charges.
- The provincial government has formed an inquiry committee. Javed Iqbal, managing director of the Private Schools Regulatory Authority, will chair it. Education Deputy Secretary Muhammad Farooq is a member. Their work will examine the collapse and responsibility for it.
- The regulator says the school was registered in March 2026. Investigators will have to determine what structural checks took place and whether the building met safety standards before children attended classes there.
- Governor Faisal Karim Kundi has ordered a structural safety audit of schools across the province to identify risks and take corrective action. He also sought a report on the cause and directed that victims receive the best medical care.
- President Asif Ali Zardari and Prime Minister Shehbaz Sharif offered condolences. Zardari also called for a comprehensive investigation and school safety standards. The investigation has yet to determine why these classrooms collapsed or who was legally responsible.
- Education Secretary Inayatullah Waseem has separately asked the Private Schools Regulatory Authority for a report by October 16. That request puts the regulator on a deadline to explain the circumstances surrounding a registered school whose classrooms collapsed during lessons.
Sources
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