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Entreprises · Entreprise autochtone

De la remise familiale à la rue principale de Ceduna, deux frères créent une entreprise de barbier

Les clients de Tjerayh et Tjeryan Coleman-Ware connaissaient déjà leurs coupes avant qu’ils aient un salon. Une formation locale a contribué à transformer cette expérience en entreprise dans leur ville natale.

Rédigé 5 min de lecture

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Traduit de l’original anglais.

Un nouveau salon de barbier à Ceduna est présenté comme le premier de la ville depuis près de 50 ans. Ses barbiers ne sont toutefois pas des inconnus pour leurs clients : certains se font couper les cheveux par les frères Coleman-Ware depuis l’époque où ils s’exerçaient sur leur famille et leurs amis. Les locaux sont nouveaux, pas les relations.⁠1⁠2

Les frères Tjerayh et Tjeryan Coleman-Ware ont transféré leur activité de coupe de cheveux de la remise derrière la maison familiale vers la rue principale de la ville d’Australie-Méridionale où ils ont grandi. Au 6 novembre 2026, date de publication du reportage d’ABC, ils tenaient leur propre salon, réunissant des compétences acquises à la maison, des qualifications officielles et des clients qui connaissaient déjà leur travail.⁠1

Voilà le changement important ici : non pas l’arrivée de la première coupe de cheveux depuis des décennies, mais la création d’une entreprise permanente à partir d’une activité que les frères exerçaient déjà auprès de leur entourage.

Un besoin concret est devenu un métier

Tjerayh avait 15 ans lorsqu’il a pris une tondeuse pour la première fois. Son récit des débuts ressemble moins à un argumentaire commercial qu’à la description d’un problème concret partagé par les garçons de son entourage : « En grandissant avec tous les frères et tout ça, il n’y avait personne pour nous couper les cheveux, alors on se les coupait à tour de rôle », a-t-il raconté à ABC. « J’ai commencé à y prendre un peu plus goût qu’eux. »⁠1

Cet intérêt s’est traduit par des coupes dans la remise de la maison familiale. Son frère cadet, Tjeryan, l’observait et voulait essayer à son tour. « Le voir couper les cheveux m’a donné envie d’essayer, et je suppose que c’est comme ça que je m’y suis mis », a-t-il déclaré.⁠1

Le client Daniel Newchurch-Lawrie se souvient de ces premières tentatives. Tjerayh s’exerçait sur ses cousins, en commençant par des coupes simples avant de devenir plus habile techniquement. Ses amis et ses proches savaient à qui s’adresser lorsqu’ils voulaient se faire couper les cheveux, notamment avant le début de la saison de football. Ces demandes ont inscrit son travail dans la vie locale bien avant que les frères disposent de locaux commerciaux.⁠1

La formation locale a fait le lien entre l’expérience acquise sur le terrain et l’ouverture d’un salon. En 2024, Tjerayh a entendu parler d’une possibilité, par l’intermédiaire de la Ceduna Aboriginal Corporation, d’obtenir un Certificate Three in Beauty and Barbering. Cette organisation communautaire à but non lucratif est contrôlée par la communauté et œuvre à la réforme sociale et économique en faveur des Autochtones de la région.⁠1

Les deux frères ont terminé la formation en 2025 et reçu leurs qualifications en 2026 — deux étapes distinctes d’un même parcours. Ils souhaitaient déjà ouvrir leur propre salon. « On a pratiquement tout fait aussi vite qu’on le pouvait », se souvient Tjerayh.⁠1

Environ deux mois avant la publication du reportage de novembre, un local a été proposé à la location et ils ont décidé de saisir l’occasion. Cela situe le moment où ils ont pu obtenir un local, et non le premier jour d’activité : la date exacte d’ouverture n’a pas été établie. Tjeryan estimait que le risque en valait la peine et a déclaré que la communauté leur témoignait beaucoup d’affection.⁠1

C’est agréable de tenir un salon dans la ville où on a grandi, je suppose.

Tjeryan Coleman-Ware 1

Ce que signifie l’affirmation des cinquante ans

ABC South Australia présente l’établissement comme le premier salon de barbier de Ceduna depuis « cinq décennies » ; ABC AM parle de « près de 50 ans ». Cette interruption historique n’a pas été vérifiée de manière indépendante, et les reportages ne précisent pas exactement ce qui compte comme un salon de barbier pour cette comparaison. Il vaut mieux y voir un récit attribué de l’intervalle entre deux salons, et non une histoire complète de la coupe de cheveux dans la région.⁠1⁠2

Il y a une raison concrète de maintenir cette distinction. En juillet 2022, ABC a rapporté que le service itinérant Walkabout Barber avait proposé des coupes gratuites à Ceduna. Cette visite ne prouve pas l’existence d’un salon permanent auparavant et ne contredit donc pas, à elle seule, l’affirmation concernant plusieurs décennies. Elle montre pourquoi « pas de salon de barbier » ne signifie pas « pas d’accès aux services de barbier ». Cette affirmation ne permet pas non plus d’établir quels autres services de coiffure les habitants utilisaient.⁠11

L’affirmation concernant la propriété a également une limite qu’il convient de préserver. ABC rapporte que le salon des frères est détenu et exploité à 100 % par des Autochtones, et qu’il s’agit du seul établissement de ce type dans la rue principale de Ceduna. Cette exclusivité n’a pas été établie de manière indépendante. Plus important encore, l’affirmation concerne la rue principale — elle ne signifie pas que leur salon est la seule entreprise détenue par des Autochtones dans la ville.⁠1

Aucune de ces réserves ne diminue la réussite des frères. Son importance ne dépend pas de la preuve qu’aucune activité comparable n’existait dans les environs. Ils ont transformé un service informel en activité professionnelle, suivi une formation et obtenu un lieu où l’exercer eux-mêmes dans leur ville natale.

La famille fait toujours partie du quotidien de l’entreprise. Un jeune cousin aide à balayer les sols après l’école. Des boucles d’oreilles fabriquées par la mère et la petite sœur des frères sont vendues sur un présentoir posé sur le comptoir. Ce sont des contributions modestes et précises : la participation familiale se traduit par un sol balayé et des articles à vendre, plutôt que par de grandes affirmations sur une transformation économique.⁠1

Pour Tjerayh, le signe le plus immédiat est la personne qui se lève de son fauteuil. Il aime aider quelqu’un qui arrive mécontent de ses cheveux et de son apparence. « Et puis, en quittant le fauteuil, cette personne se sent mieux dans sa peau », a-t-il déclaré. Le nouveau salon offre à ce travail familier une adresse sur la rue principale.⁠1

Tel que diffusé
  1. Two brothers have turned a backyard haircutting operation into a main-street shop.
  2. Tjerayh and Tjeryan Coleman-Ware now run a business in the South Australian town where they grew up. It's reportedly Ceduna's first barber shop in nearly fifty years.
  3. What's changed for local customers, and what does that decades-long gap really tell us?
  4. The brothers have moved their work out of the family shed and onto Ceduna's main street. They bring customers who already know their haircuts, along with qualifications earned through a local training opportunity.
  5. The business is also reportedly the main street's only one hundred per cent Aboriginal-owned and operated shop. That claim covers shops on the main street. The brothers' business sits within a longer local history of people getting their hair cut.
  6. The Walkabout Barber provided free haircuts in Ceduna in July 2022. That visiting service gave residents access to barbering between permanent shops. So the nearly fifty-year claim can't tell us how long people went without a haircut, or what other hairdressing services they used.
  7. Tjerayh was fifteen when he first picked up the clippers. He and the boys around him took turns cutting each other's hair. He enjoyed it more than the others, and eventually began cutting people's hair in the shed at the family home.
  8. Tjerayh remembers the practical need behind those early haircuts. He said, “Just growing up with all the brothers and all that, there was no-one to cut our hair, so we'd just take it in turns cutting each other's hair.” Younger brother Tjeryan watched him work and wanted to try it himself.
  9. Tjerayh heard about the training opportunity in 2024. Both brothers completed their Certificate Three in Beauty and Barbering in 2025, then received their qualifications in 2026. They already wanted to open a shop of their own.
  10. Ceduna Aboriginal Corporation offered the course to local people. It's a community-controlled, not-for-profit organisation working toward social and economic reform for Aboriginal people in the region. Tjerayh recalled their determination to finish, saying, “We pretty much flew through everything as quick as we could.”
  11. A shop came up for lease about two months before November 2026, and the brothers decided to take the opportunity. By November, they were running the premises. Tjeryan felt the risk was worthwhile and said people in the community were showing them love.
  12. Tjeryan describes the reward in local terms. “It's nice running a shop in the town that you grew up in, I guess.” The brothers have brought their skills back to people who knew them before they had premises.
  13. Daniel Newchurch-Lawrie has had his hair cut by the brothers since their earliest efforts. He remembers Tjerayh practising on cousins, beginning with straightforward haircuts and becoming more technically accomplished. Friends and relatives would ask him for a cut before football started.
  14. Those relationships now carry into the shop. Customers who once asked a relative or a friend for a haircut can come to the brothers' own premises. The change brings their home-grown experience and formal training together in a business they operate themselves.
  15. A younger cousin helps sweep the shop floors after school. On the counter, a stand sells earrings made by the brothers' mother and little sister. Family members have small, practical roles in the business's daily life.
  16. For Tjerayh, the reward comes when someone leaves the chair feeling better about themselves. He likes helping customers who arrive unhappy with how their hair looks. As he puts it, “And then after leaving the chair they feel better about themselves.”

Sources10

13 sources de 10 médias· Les plus cités d’abord

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