Politique · Patrimoine de McPhillamys
Les eaux sacrées en jeu alors que la protection de McPhillamys revient à Watt
Des membres qui cherchent à protéger les eaux sacrées de la Belubula ont demandé à Murray Watt d’intervenir d’urgence. Deux demandes sont en attente, mais la décision de justice qui a annulé la protection précédente n’a pas tranché la revendication culturelle.
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Traduit de l’original anglais.
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Pour les demandeurs aborigènes qui cherchent à protéger les sources de la rivière Belubula, l’eau n’est pas simplement une ressource située à côté d’une mine d’or envisagée. C’est une ligne de chant sacrée, liée aux responsabilités culturelles et à la continuité des Wiradjuri. Ils craignent des dommages irréversibles sur un site où Regis Resources envisageait de construire un barrage pour contenir les déchets miniers. Ils demandent maintenant au gouvernement fédéral d’agir de toute urgence, après qu’une précédente déclaration de protection a été annulée par la justice. 1
Deux demandes de protection urgente du patrimoine aborigène sont à l’étude concernant le projet aurifère McPhillamys, près de Blayney, dans le centre-ouest de la Nouvelle-Galles du Sud. Le ministère fédéral de l’Environnement a confirmé qu’aucune décision n’avait été prise. Ces demandes remettent la protection des sources à l’examen du ministre de l’Environnement, Murray Watt ; elles ne constituent ni une nouvelle ordonnance de protection ni une suspension annoncée du projet. 1
L’une des demandes émane d’une douzaine de membres préoccupés de l’Orange Local Aboriginal Land Council, agissant indépendamment du conseil. ABC News a rapporté le 30 octobre 2026 qu’ils avaient soumis leur demande à Watt cette semaine-là. Une autre partie a déposé la seconde demande, dont les motifs détaillés et les auteurs n’ont pas été divulgués dans les articles. Les dates exactes de dépôt et les limites précises des zones concernées n’ont pas été établies. 1
Nous vous demandons respectueusement d’examiner cette demande de toute urgence et de prendre toutes les mesures légales disponibles pour protéger ces eaux sacrées contre des dommages irréversibles.
Les membres affirment que les sources sont confrontées à une « menace imminente de profanation ». Leur demande qualifie la rivière de sacrée, « celle qui donne la vie et le sang vital de notre peuple ». Ce sont les déclarations des demandeurs sur l’importance culturelle et le danger, et non des conclusions déjà formulées par Watt. Les articles disponibles n’établissent pas non plus que les travaux ont commencé ni ne fournissent de calendrier imminent des travaux. 1
La protection urgente fait l’objet d’une décision distincte
Les membres demandent une déclaration en vertu de la section 9 de la loi de 1984 sur la protection du patrimoine des Aborigènes et des insulaires du détroit de Torres. Une personne ou un groupe aborigène, ou quelqu’un agissant en leur nom, peut présenter oralement ou par écrit une demande visant à protéger une zone déterminée contre tout dommage ou toute profanation. Le ministre doit être convaincu qu’il s’agit d’une zone aborigène importante et qu’elle est menacée de manière grave et immédiate de dommages ou de profanation. Même lorsque ces conditions sont réunies, le pouvoir de prendre une déclaration reste discrétionnaire. 6
Cette distinction est importante dans ce cas. Les demandeurs ont sollicité une intervention d’urgence ; le gouvernement a confirmé qu’une évaluation était en cours. Aucune de ces déclarations n’établit que le ministre a reconnu la menace alléguée ou imposé une nouvelle restriction. L’urgence de la demande et les éléments nécessaires pour justifier une déclaration sont liés, mais ne sont pas interchangeables.
Regis fait valoir que des autorisations ont déjà été obtenues par la procédure des projets d’aménagement d’importance majeure de la Nouvelle-Galles du Sud et au titre de la loi fédérale sur la protection de l’environnement et la conservation de la biodiversité. En réponse à ABC, l’entreprise a déclaré que les deux procédures avaient pris en compte le patrimoine culturel aborigène. Elle a affirmé qu’elle « soutient la protection du patrimoine culturel aborigène, grâce à un processus d’aménagement qui offre des garanties à toutes les parties ». Cette réponse ne fournissait aucun calendrier actuel des travaux. 1
L’entreprise met l’accent sur la sécurité qu’offrent les autorisations existantes. Les demandeurs invoquent un pouvoir distinct de protection du patrimoine. La question n’est désormais pas seulement de savoir si le projet a obtenu des autorisations, mais si les éléments présentés justifient une protection urgente d’une zone qui en fait partie.
Qui parle au nom des sources ?
La demande indépendante met également en lumière un désaccord sur la consultation et l’autorité culturelle. La position institutionnelle du conseil foncier n’est pas celle de chacun de ses membres. En 2019, il s’est opposé à l’étude d’impact environnemental du projet, mettant en garde contre des effets préjudiciables et irréversibles sur le patrimoine culturel aborigène. En 2023, il est passé de l’opposition à la neutralité. Il a également publiquement mis en doute des revendications culturelles concernant la région, notamment un récit du Temps du rêve. 1
Les nouveaux demandeurs affirment que les Wiradjuri et d’autres membres des Premières Nations ayant des liens culturels avec le territoire et des responsabilités à son égard n’ont pas eu la possibilité réelle de se faire entendre. « Nous n’avons pas été consultés ni invités à donner notre avis lorsque le changement de position de la direction de l’Orange Aboriginal Land Council a été annoncé précédemment », indique leur demande. Il s’agit de leur récit de la consultation, et non d’une conclusion établie à l’encontre du conseil. 1
La directrice générale Annette Steele s’attend à ce que le ministère sollicite la réponse du conseil. Elle a déclaré à ABC que des anciens Wiradjuri de haut rang, dotés d’une autorité culturelle sur la région, le guideraient. L’adhésion est ouverte aux Aborigènes vivant dans le périmètre du conseil, y compris à ceux qui ne sont pas propriétaires traditionnels ; pour cette raison, a-t-elle expliqué, les questions de patrimoine culturel sont généralement tranchées par des personnes ayant une autorité culturelle, plutôt que par l’ensemble des membres. Elle a également souligné que les conseils fonciers sont des organisations démocratiques et que les membres peuvent soulever leurs préoccupations lors des réunions ou auprès du conseil d’administration. 1
Ni la demande déposée par les membres ni la réponse des dirigeants ne peuvent être réduites à une position aborigène unique et unanime. Le différend porte à la fois sur la protection du territoire et sur les savoirs et responsabilités qui devraient guider cette protection.
Ce que le tribunal n’a pas tranché
La précédente demande de protection avait été déposée par Aunty Nyree Reynolds, ancienne Wiradyuri, avec le soutien de la Wiradyuri Traditional Owners Central West Aboriginal Corporation. En août 2024, la ministre de l’Environnement de l’époque, Tanya Plibersek, a pris une déclaration au titre de la section 10 protégeant les sources et les résurgences de la Belubula, à l’emplacement prévu pour le bassin de résidus. Elle avait conclu que le barrage entraînerait une perte irréversible et permanente du patrimoine aborigène et que les sources étaient sacrées pour le peuple Wiradjuri et sa tradition du Temps du rêve de l’abeille bleue, qui décrit la formation des résurgences. 1
La déclaration avait mis le projet en suspens. Regis avait déclaré qu’elle rendait l’exploitation à ciel ouvert prévue « non viable » — une affirmation sur les conséquences de la précédente déclaration, et non une nouvelle indication de l’état des travaux. Le 14 octobre 2026, l’entreprise a contesté avec succès la déclaration devant la Cour fédérale. 1
Le juge James Stellios a estimé que la procédure décisionnelle était fondamentalement viciée, car les responsables n’avaient pas traité la révélation du récit du Temps du rêve de l’abeille bleue comme une nouvelle demande. Son jugement n’a pas tranché le bien-fondé de la revendication culturelle, l’importance de la région ni la question de savoir si elle risquait d’être endommagée ou profanée. Regis avait soutenu que ce récit du Temps du rêve n’existait pas, mais le juge n’a pas conclu que la tradition avait été inventée. 1
Une note ministérielle appuyant la décision précédente reconnaissait que la protection allait à l’encontre des observations et des avis du conseil foncier, tout en concluant qu’un consensus de l’ensemble du peuple Wiradjuri n’était pas nécessaire. Ce document aide à comprendre le désaccord, mais ne peut remplacer l’évaluation désormais requise : la déclaration qu’il appuyait a été invalidée. 1
Ce que l’on sait
- Deux demandes de protection urgente du patrimoine sont à l’étude. Le ministère indique qu’aucune décision n’a été prise. 1
Ce que l’on ignore
- Aucune date de décision, aucune limite précise des zones concernées ni aucun calendrier actuel des travaux n’ont été établis. Les motifs détaillés de la seconde demande restent inconnus.
La suite
- La question est de savoir si Watt estime que les critères de protection urgente sont remplis et s’il exerce son pouvoir de prendre une déclaration.
Le tribunal a annulé la précédente déclaration pour des motifs de procédure ; il n’a pas tranché ce que représentent les sources ni la question de savoir si elles doivent être protégées. Pour les demandeurs, la crainte centrale demeure : un lieu qu’ils considèrent comme essentiel à leur vie culturelle pourrait subir des dommages qu’aucune décision ultérieure ne pourrait réparer. Watt doit désormais évaluer ce danger allégué au regard des critères de protection urgente. 1
Tel que diffusé 24 lignes
- Twelve land council members have asked the government to protect river headwaters from a gold project.
- They say the Belubula River's sacred waters face irreversible harm. An earlier protection declaration has already fallen in court, putting the future of protection for the headwaters back before the federal government.
- Will the environment minister use his emergency powers to protect the area?
- The McPhillamys Gold Project is near Blayney, in central west New South Wales. The dispute centres on the Belubula River headwaters and springs, where Regis Resources proposed a tailings dam to hold mining waste.
- A dozen concerned members of the Orange Local Aboriginal Land Council submitted their request this week, acting independently of the council. They addressed it to federal Environment Minister Murray Watt. A different party has lodged a second application.
- The federal environment department says both applications are under assessment and no decision has been made. The members want emergency protection for part of the project area. The second application comes from a different party, whose detailed grounds haven't been disclosed.
- The members describe the headwaters as facing an “imminent threat of desecration”. They urge Watt to take all available lawful steps to protect what they call the Sacred Waters from irreversible harm.
- Their application calls the river a Sacred Songline of particular significance to the Wiradjuri people. They describe it as the giver of life and the lifeblood of their people, connecting protection of the water with cultural responsibilities and continuity.
- They are seeking a declaration under Section 9 of the Aboriginal and Torres Strait Islander Heritage Protection Act. That gives the minister an emergency protection power. The minister must decide whether the evidence meets the legal test.
- An Aboriginal person or group can apply orally or in writing. The minister must be satisfied the area is culturally significant and faces a serious and immediate threat of injury or desecration. Even then, making a declaration is discretionary.
- The members' submission also challenges who has been heard. They say Wiradjuri and other First Nations people with cultural connections to the country weren't given a meaningful opportunity to express their views.
- Council chief executive Annette Steele expects the department to seek the council's response. She says senior Wiradjuri elders with cultural authority for the area will guide it. Council membership is open to Aboriginal people within its boundaries, including people who aren't traditional owners.
- Steele says cultural heritage matters are typically decided by people with cultural authority. She also says members can raise concerns at meetings or with the board, describing land councils as democratic organisations.
- The council objected to the project's environmental impact statement in 2019, warning of detrimental and irreversible harm to Aboriginal cultural heritage. In 2023, it changed its position to neutral. It has also questioned cultural claims about the area, including a Dreaming story.
- The new applicants say they weren't consulted or asked for their views when the council's executive changed that position. Their complaint puts consultation and cultural authority at the centre of the dispute within the community.
- Wiradyuri elder Aunty Nyree Reynolds made the original protection application, supported by the Wiradyuri Traditional Owners Central West Aboriginal Corporation. Former environment minister Tanya Plibersek then protected the headwaters and springs through a Section 10 declaration in August 2024.
- Plibersek found the proposed waste dam would cause irreversible and permanent loss to Aboriginal heritage. She found the headwaters sacred to the Wiradjuri people and their Blue Banded Bee Dreaming Tradition, which describes how the springs formed.
- The August 2024 declaration had put the project on hold. Regis said it made the planned open-cut operation “not viable”. On October 14, 2026, the company successfully challenged the declaration in the Federal Court over a failure in the decision-making process.
- A departmental brief for the earlier decision acknowledged that protection ran against the land council's advice. It concluded that a consensus among all Wiradjuri people wasn't necessary. But the handling of new information about the Dreaming story undermined the declaration's legality.
- Justice James Stellios found that officials should have treated the revelation of the Blue Banded Bee Dreaming story as a new application. His ruling left the merits of the cultural claim, the area's significance and the threat to it undecided.
- Regis had argued in court that the Dreaming story didn't exist and questioned why it hadn't appeared in the initial application. The judge made no finding that the tradition was invented. The company's argument remains its position in that case.
- Regis says the project already has New South Wales and federal environmental approvals, and both processes considered Aboriginal cultural heritage. The members are asking the government to exercise its separate emergency heritage powers over an area they say needs urgent protection.
- The company says it supports Aboriginal cultural heritage protection through a planning process that gives certainty to all parties. Its warning that the project was unviable concerned the earlier declaration; it hasn't supplied a current works timetable in this response.
- Watt now faces the decision on emergency protection. He must assess cultural significance and the claimed immediate threat before deciding whether to make a declaration. The department hasn't announced a decision date.
Sources
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