Culture · Coût des soins aux animaux
Les prévisions d’admissions d’animaux de Montréal dépassent 10 000 alors que les difficultés des ménages se répercutent sur les refuges
Pour sa première année de service dans les 19 arrondissements, Proanima prévoit des admissions environ 20 % supérieures à la moyenne décennale de Montréal. Les difficultés financières font partie de ses explications, mais le nombre total d’admissions ne permet pas d’en mesurer l’ampleur.
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La première année de Montréal avec un réseau municipal de services animaliers géré par Proanima a été marquée par une pression soutenue, et pas seulement par une hausse saisonnière. En juillet, le refuge signalait déjà un nombre d’admissions égal ou supérieur aux prévisions, les difficultés de logement poussant certaines personnes à se séparer à contrecœur de leurs animaux. Proanima s’attend maintenant à accueillir plus de 10 000 animaux d’ici la fin de 2026 et prévient que le coût inabordable des soins vétérinaires pourrait rendre les soins à apporter aux animaux arrivant l’an prochain plus difficiles. 5 1
Les prévisions, rapportées par CTV News le 2 novembre, sont supérieures d’environ 20 % à la moyenne annuelle de Montréal sur une période d’environ dix ans. Depuis janvier, quelque 8 000 animaux avaient été pris en charge par Proanima. Ces chiffres témoignent d’une demande considérable. Ils ne permettent pas de savoir combien de ménages ont dû renoncer à un animal parce qu’ils n’en avaient plus les moyens. 1 4
Faits essentiels
Cette distinction est importante, car plusieurs situations mènent les animaux aux portes du refuge. Proanima accueille les animaux errants, les animaux abandonnés et ceux que leurs propriétaires lui confient. La plupart des quelque 8 000 admissions mentionnées dans le reportage de Radio-Canada du 27 octobre étaient des chats. Le nombre d’admissions ne correspond donc ni au nombre de ménages qui se séparent de leurs animaux ni à une mesure des abandons motivés par des difficultés financières. 15 4
Proanima cite les difficultés financières des ménages parmi les facteurs de l’augmentation de la demande, de même que la sensibilisation accrue du public à ses services. Le fait que davantage de résidents sachent où demander de l’aide peut faire entrer plus d’animaux dans les registres sans démontrer une hausse équivalente des abandons. Le témoignage du refuge fait état de plusieurs pressions qui convergent vers un même service; les chiffres disponibles ne permettent pas de distinguer leurs effets respectifs. 1
Quand les difficultés des ménages deviennent le travail du refuge
La préoccupation au sujet des factures vétérinaires est plus précise que les prévisions générales d’admissions. La directrice générale, Anny Kirouac, prévient que les propriétaires incapables de payer les soins pourraient confier davantage d’animaux en moins bonne santé au cours de l’année à venir. Il s’agit d’une mise en garde concernant l’avenir, et non d’un constat selon lequel les animaux qui arrivent sont déjà plus malades, ni d’une explication chiffrée de la hausse enregistrée cette année. 1
Le logement figurait déjà parmi les facteurs de demande mentionnés par le refuge. Dans son reportage du 22 juillet, CityNews a décrit des personnes qui se séparaient à contrecœur de leurs animaux parce qu’elles avaient du mal à trouver un logement. Kirouac a déclaré que les admissions étaient aussi élevées, voire plus élevées, que prévu. Cette pression antérieure donne aux prévisions de l’automne une perspective plus longue, mais n’indique pas quelle proportion des admissions de l’année était attribuable aux problèmes de logement. 5
Les conseils de la Ville de Montréal mentionnent les frais vétérinaires et l’état de santé d’un animal parmi les raisons pour lesquelles des personnes s’en séparent. Ce sont des exemples concrets de la façon dont les difficultés des ménages peuvent devenir des problèmes de soins aux animaux. Ce qui manque, c’est une mesure : aucune ventilation vérifiée ne précise ici combien d’admissions chez Proanima étaient dues aux factures vétérinaires, aux difficultés de logement ou à d’autres pressions financières, et aucun montant total documenté n’indique le coût des soins que les propriétaires n’ont pas pu payer. 19 1
Pour un ménage, garder un animal exige plus que la volonté de s’en occuper : il faut pouvoir payer le logement et les soins. Pour un refuge, les conséquences peuvent dépasser l’occupation d’une place supplémentaire. Si la mise en garde de Kirouac se concrétise, les animaux pourraient avoir besoin de davantage de soins à leur arrivée. Le seul décompte annuel des admissions ne permettrait pas de saisir cette évolution.
Des services élargis, un décompte encore incomplet
Il s’agit également de la première année d’une nouvelle entente de services. En janvier, Proanima a pris en charge les services animaliers des 19 arrondissements de Montréal; l’organisme avait annoncé que les services à l’échelle de la ville commenceraient le 1er janvier 2026. L’événement public organisé par le centre le 8 mai a constitué une étape ultérieure, et non le début de cette responsabilité. 1 17 14
Le centre montréalais se trouve au 9350, boulevard Pie-IX, dans l’arrondissement de Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension. Proanima indique que sa superficie est de 3 620 mètres carrés, soit environ 39 000 pieds carrés. Il s’agit d’une infrastructure importante, mais les dimensions d’un bâtiment ne révèlent ni le nombre d’animaux qu’il peut accueillir en toute sécurité ni son taux d’occupation. Les informations publiées ne fournissent aucun chiffre actuel sur l’occupation, le nombre de cages ou le nombre d’animaux en surnombre qui permettrait de mesurer un manque de capacité. 15
La comparaison historique appelle la même prudence. La hausse prévue de 20 % est calculée par rapport à la moyenne annuelle de Montréal sur une période d’environ dix ans, et non par rapport à 2025 ni à la charge de travail de Proanima l’année précédente. Elle donne une idée de la demande prévue à l’échelle de la ville, tandis que cette première année suivant la nouvelle entente est toujours en cours. 1 4
Les deux prévisions publiées ne font pas non plus état d’une nouvelle hausse des admissions attendues. Radio-Canada a rapporté le 27 octobre une estimation d’environ 10 400; le compte rendu de CTV du 2 novembre présentait plus largement les perspectives comme dépassant 10 000. Ces deux formulations décrivent une même échelle prévisionnelle. Aucune ne constitue un décompte définitif de fin d’année. 4 1
Les interventions liées à la faune sauvage constituent une autre demande de services. Selon le reportage de CTV, Proanima affirme que leur nombre dépasse de plus du double celui des cinq années précédentes. Toutefois, la comparaison n’a pas été précisée : s’agit-il d’une année type, d’une moyenne annuelle ou du total des cinq années? Il ne faut pas y voir un taux de croissance annuel précis ni la preuve que davantage de propriétaires se séparent de leurs animaux en raison des coûts. 1
La prochaine évaluation ne consistera pas simplement à déterminer si le total définitif de 2026 dépasse 10 000. Un bilan utile distinguera également les types de cas pris en charge, les raisons pour lesquelles les propriétaires confient leurs animaux au refuge et l’état de santé de ceux-ci à leur arrivée. Les prévisions indiquent à Montréal le volume de demandes attendu par ses services animaliers. Ces autres mesures permettraient de voir ce qui les alimente et si la mise en garde concernant les maladies non soignées se concrétise.
Tel que diffusé 15 lignes
- Proanima has taken around 8,000 animals into its care since January.
- The shelter expects more than 10,000 admissions by the end of 2026. That's about 20 percent above Montreal's annual average over roughly the past decade. Proanima says household financial strain is contributing to the demand.
- What's still unclear is how much of that increase comes from families who can no longer afford their pets.
- Most of the roughly 8,000 animals admitted by late October were cats. Proanima takes in animals found stray, animals abandoned by their owners, and pets that people bring in to surrender. Each kind of case contributes to the total.
- So the admission count covers several routes into the shelter. It can't tell us how many households gave up a pet because of veterinary bills. Proanima also points to greater public awareness of its services. More people knowing where to seek help can bring more animals through its doors.
- Proanima's late-October estimate put the expected year-end total at about 10,400 animals. The November forecast describes it more broadly as more than 10,000. Both describe the same expected scale of demand, with the final count still to come.
- The 20 percent comparison uses the city's annual average over roughly a decade. That gives the forecast some historical perspective. But Proanima is also handling a changed service arrangement, with responsibility across the entire city for the first time this year.
- Proanima took over animal services for all 19 Montreal boroughs in January. The citywide service was announced to begin January 1. Its centre on boulevard Pie-IX serves that wider area, bringing the city's animal-care needs into one service network.
- The centre held a public event on May 8, several months after the citywide service began. It's in Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension, in the north of Montreal. The building gives the service a substantial physical base, while annual admissions measure the flow of animals through its care.
- Proanima lists the centre's floor area as 3,620 square metres, or about 39,000 square feet. How close it is to capacity depends on the space and care each animal needs. Proanima hasn't given a current occupancy figure.
- For a household, the pressure can arrive before an animal reaches the shelter. Finding somewhere to live with a pet can be difficult. Paying for treatment can create another obstacle. Montreal's own guidance identifies veterinary costs and an animal's health among reasons people give up pets.
- Proanima was already handling admissions at or above expectations in July. Executive director Anny Kirouac described that pressure on July 22, when some people were surrendering pets unwillingly because they were having trouble finding housing.
- Kirouac now warns that owners who can't afford veterinary treatment could surrender more animals in poorer health over the coming year. That would add care needs as well as admissions. Her warning concerns what could happen next, and the year-end intake total alone won't show whether it happens.
- Proanima also says wildlife interventions are more than twice the level of the previous five years. It hasn't explained whether that comparison uses a typical year, an annual average, or the five years combined. Wildlife work adds another demand on the service.
- Financial pressure is one explanation Proanima gives for rising demand, alongside greater awareness of its services. How much each contributes is still unclear. The completed 2026 figures will test the intake forecast. A breakdown of the cases, and the animals' health when they arrive, would show how that demand is changing.
Sources
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