Catastrophes · Perte d'un avion-ambulanceDossier en cours · reportage 2 sur 2
Six personnes à bord de l'avion-ambulance de Nantucket présumées mortes, le Canada dirige l'enquête
Les garde-côtes ont cessé les recherches et l'exploitant a déclaré les six personnes perdues. On ignore toujours ce qui a fait tomber le jet de Latitude et si ses enregistreurs peuvent être remontés d'environ 90 pieds d'eau.
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Les débris fournissent une piste aux équipes de recherche qui cherchent l’ambulance aérienne disparue, mais six personnes restent portées disparuesCe que nous disions encore en suspens
Le sort de chaque occupant, la cause de l'urgence et les circonstances exactes dans lesquelles l'appareil est entré dans l'eau demeurent indéterminés.
Encore en suspensL'exploitant affirme désormais que les six personnes sont présumées mortes, mais personne n'a été retrouvé. Le BST indique que l'équipage a signalé des difficultés électriques et que l'appareil a descendu rapidement, mais aucune cause n'a été établie et les circonstances finales demeurent floues. 4376
À surveiller : une mise à jour officielle sur le sort des occupants, tout changement ou suspension des recherches, la récupération des enregistreurs de vol et l'annonce d'une enquête formelle.
Encore en suspens
Maintenant
Les garde-côtes ont cessé les recherches et l'exploitant a déclaré les six personnes perdues. On ignore toujours ce qui a fait tomber le jet de Latitude et si ses enregistreurs peuvent être remontés d'environ 90 pieds d'eau.
Ce qui a bougé
- Le BST annonce qu'il dirige l'enquête.
Pendant trois jours, il s'agissait d'une histoire de recherches. Depuis le moment où un jet de Latitude Air Ambulance a perdu le contact au sud de Nantucket le 3 octobre, la question était de savoir si quelqu'un pouvait être retrouvé vivant. C'est désormais une histoire d'enquête, et la première question a reçu la réponse que personne ne voulait. Les garde-côtes américains ont suspendu leurs recherches au coucher du soleil le dimanche 4 octobre sans avoir sorti personne de l'eau. Latitude indique que ses quatre membres d'équipage, sa patiente et le fils de celle-ci sont présumés morts. 5943
Faits essentiels
Ceci met à jour notre article du 5 octobre, qui indiquait que les recherches se poursuivaient, que des débris avaient été associés à l'appareil et que les six occupants demeuraient introuvables. Le changement est réel, mais plus limité qu'il n'y paraît. Personne n'a été retrouvé ; « présumés morts » est donc la déclaration formelle de l'exploitant après la fin des recherches. Ce n'est pas une conclusion tirée de restes humains. Ce qui a véritablement changé, c'est le tableau institutionnel : le sauvetage est terminé, et le Bureau de la sécurité des transports du Canada a pris la direction des travaux visant à déterminer pourquoi un jet médical transportant une patiente victime d'un AVC s'est abîmé dans l'Atlantique.
Qui se trouvait à bord
Les garde-côtes et la police des Bermudes ont nommé les six personnes lundi. Les passagers étaient Marilyn Lavonne Bean, 66 ans, et son fils Sergio Wayne Lottimore, 41 ans, tous deux bermudiens. Un ami de la famille a indiqué qu'elle était transportée à Boston pour des soins médicaux après un AVC survenu la semaine précédente. Les quatre membres d'équipage canadiens étaient le capitaine Philip Gregory Childerhose, le premier officier Thomas Henry Farquhar, l'infirmière de vol Sarah Jane Paton et l'inhalothérapeute Jolene Beth Weir, tous employés de Latitude, basée à Hamilton, en Ontario. 394445
Les noms éclaircissent un point que les premiers comptes rendus avaient laissé confus. Certains décrivaient deux passagers et quatre membres d'équipage, d'autres une patiente et un proche avec l'équipage. Il s'agit des mêmes personnes. 18
Le président de Latitude, Peter Byl, a qualifié la perte d'« inimaginable » et a dit que l'entreprise se concentre sur les familles et sur l'aide aux enquêteurs. L'entreprise affirme qu'elle ne fera pas de spéculations sur la cause. Le premier ministre des Bermudes, David Burt, a déclaré le 3 octobre que le gouvernement priait pour que les six personnes soient retrouvées. Après la fin des recherches, il a dit que les pires craintes s'étaient concrétisées. 5074
Le déroulement et la fin des recherches
L'appareil était un Gulfstream G100, immatriculé C-GRJP, qui effectuait le vol Heartbeat 104. Il a quitté l'aéroport international L.F. Wade, aux Bermudes, vers 0 h 41 le samedi 3 octobre, à destination de Boston. La FAA a avisé les garde-côtes vers 2 h, et l'intervention des garde-côtes a commencé à ce moment. Des débris ont été trouvés pendant la nuit de samedi à dimanche. 86
Trois jours en octobre
- Sam. 3 oct., 0 h 418
Le jet quitte les Bermudes pour Boston.
- Sam. 3 oct., entre 1 h et 2 h environ56
Le contact est perdu après le signalement d'une urgence ; la FAA alerte les garde-côtes vers 2 h.
- Pendant la nuit du samedi au dim. 4 oct.6
Un champ de débris est trouvé et associé à l'appareil.
- Dim. 4 oct., au coucher du soleil59
Les garde-côtes suspendent les recherches.
- Lun. 5 oct.76
Le BST annonce qu'il dirige l'enquête.
Deux points vérifiables diffèrent selon les médias. CBC a rapporté le 4 octobre que le contact avec le contrôle aérien avait été perdu vers 1 h 30. ABC a rapporté plus tard le même jour que la FAA avait perdu le contact vers 2 h. Il pourrait s'agir de deux étapes distinctes, le dernier échange d'un contrôleur et le moment où la FAA a donné l'alerte, mais aucune source ne les concilie. 54
L'ampleur des recherches est rapportée sous forme de deux instantanés qu'il ne faut pas fusionner. Lors du point de presse de dimanche, les garde-côtes ont indiqué qu'environ 2 840 milles carrés avaient été couverts en environ 53,5 heures. Les 7 300 kilomètres carrés de CTV et les « plus de 7 000 » de CBC correspondent à la même échelle en unités métriques. Au moment de la suspension, les chiffres étaient d'environ 66 heures et d'environ 4 445 milles carrés. 6159
Un point que le décompte des heures n'explique pas : en comptant à partir de l'alerte de 2 h samedi, le coucher du soleil dimanche correspond à environ 40 heures, ce qui concorde avec les « près de 40 heures » de l'analyste en aviation Keith Mackey. Les chiffres de 53,5 et de 66 heures s'accordent mal avec ce calendrier, et les sources n'en donnent pas la raison. Mackey a qualifié les chances de survie de « minces à nulles ». Il s'agissait de sa propre évaluation, non d'une conclusion officielle. 1
Suspendre des recherches n'est pas une décision facile… Nous exprimons nos plus sincères condoléances aux familles et aux proches touchés par cette tragédie.
Ce que les enquêteurs ont, et ce qui leur manque
Le BST dirige l'enquête A26F0321 parce que le Canada est l'État d'immatriculation, le National Transportation Safety Board des États-Unis y participant à titre de représentant accrédité. Le BST indique que l'équipage a signalé des difficultés électriques, que l'appareil a descendu rapidement et que le contact a été perdu au sud de Nantucket. Il affirme que des enquêteurs seront déployés dans les prochains jours pour aider à la recherche et à la récupération de l'appareil. 7638
Au-delà, le dossier public est mince et contradictoire. Une source a dit à ABC le 4 octobre que les responsables croient que l'avion a chuté de 7 500 pieds avant de heurter l'eau. Fox a décrit une chute de plus de 10 000 pieds en trois minutes alors qu'une tempête approchait. CBC a cité des données de vol montrant une chute de 24 000 à 11 000 pieds environ 90 minutes après le début du vol, suivie d'une stabilisation. Les trois ne peuvent pas correspondre à la même mesure : la chute rapportée par CBC est d'environ 13 000 pieds, la plus importante des trois. Elles pourraient décrire différentes portions d'une même descente, mais rien dans les sources ne le dit. Une stabilisation ne prouve pas que l'appareil a repris le contrôle. 875
Les explications qui circulent sont des hypothèses. Selon l'interprétation par ABC de l'enregistrement audio du contrôle aérien, dans lequel un contrôleur décrivait le signal du pilote comme faible, le pilote volait peut-être à l'aveugle en raison de problèmes électriques. Un invité de Fox a évoqué une panne d'instruments. La mention de difficultés électriques par le BST est la seule parole officielle, et elle ne précise ni ce qui est tombé en panne ni si cette défaillance a causé la descente. Un coordonnateur de recherche et sauvetage canadien à la retraite, Jean Houde, a dit à CBC que la cause ne peut être déterminée sans preuves. 475
C'est pourquoi l'épave compte plus que n'importe quelle théorie. Les débris reposent par environ 80 à 90 pieds d'eau, à environ 20 milles au sud de Nantucket. Houde a jugé faisable une opération de recherche et de récupération à cette profondeur. L'enregistreur de données de vol ne figurait pas parmi les débris récupérés au moment du point de presse de dimanche, et aucune des sources dont je dispose ne confirme que l'épave principale ou un enregistreur ait été remonté depuis. 559
Ce que les faits laissent entendre, c'est que ce dossier sera tranché au fond de la mer plutôt que dans le cycle de l'actualité. Tout ce qui est public sur les dernières minutes provient de fuites, d'enregistrements audio paraphrasés par des diffuseurs et de données de suivi de vol. Les enquêteurs n'ont encore rien publié qu'ils aient eux-mêmes vérifié, hormis l'esquisse d'une phrase du BST. Le prochain jalon est simple : le déploiement du BST débouchera-t-il sur l'annonce que l'appareil et ses enregistreurs ont été sortis de l'eau ?
Ce que l’on sait
- Un champ de débris à environ 20 milles au sud de Nantucket a été associé à l'appareil ; les garde-côtes ont suspendu les recherches au coucher du soleil le 4 octobre sans avoir retrouvé personne. 659
- Latitude Air Ambulance indique que les six personnes à bord sont présumées mortes. 4341
- Le BST dirige l'enquête A26F0321 ; le NTSB est représentant accrédité ; l'équipage a signalé des difficultés électriques avant la perte de contact. 76
- Les six personnes à bord ont été nommées le 5 octobre : deux passagers bermudiens et quatre membres d'équipage canadiens. 39
Ce que l’on ignore
- Ce qui a causé le problème électrique et la descente rapide, et de quelle hauteur et à quelle vitesse l'appareil est tombé.
- L'heure exacte du dernier contact, et pourquoi les versions de 1 h 30 et de 2 h diffèrent.
- Si l'épave, les enregistreurs ou l'une des six personnes peuvent être récupérés par environ 90 pieds d'eau.
La suite
- Le déploiement d'enquêteurs du BST pour aider à la recherche et à la récupération, et toute annonce selon laquelle l'épave ou les enregistreurs ont été remontés.
- Toute information préliminaire du BST sur la défaillance électrique.
Tel que diffusé 12 lignes
- On October 5 we reported a search under way; now all six aboard are presumed dead.
- The Coast Guard stopped searching after about 66 hours without recovering anyone, and Latitude Air Ambulance says its four crew, a patient and her son are presumed dead. They were on a medical flight from Bermuda to Boston. What brought the jet down, and can investigators recover its recorders?
- Of four things we flagged to watch, three have answers. The search is suspended, the operator has declared the occupants presumed dead, and Canada's Transportation Safety Board leads the investigation. Flight recorder recovery is still open.
- The Gulfstream G100, flying as Heartbeat 104, left Bermuda at about 12:41 a.m. on October 3, and contact was lost between roughly 1 and 2 a.m.; accounts differ on the minute. The FAA alerted the Coast Guard around 2 a.m. Debris turned up overnight into Sunday.
- The debris field lies about 20 miles south of Nantucket, roughly 150 kilometers southeast of Boston, in water 80 to 90 feet deep. Searchers matched it to the aircraft but found no one, using Coast Guard planes, helicopters, boats and a cutter, plus the New York Air National Guard's 106th Rescue Wing. The flight data recorder was not among the debris recovered by Sunday's press conference.
- The Coast Guard called it off at sunset on Sunday, after about 66 hours and roughly 4,445 square miles. At the Sunday briefing the count was 2,840 square miles over 53.5 hours. Those are different points in time, not competing totals.
- Aviation analyst Keith Mackey had put the chance of survivors at slim to nil after nearly 40 hours, his own assessment. Rear Admiral Matthew Lake, who commands the Northeast District, said suspending a search is not an easy decision. Next of kin had been notified.
- The Coast Guard and Bermuda police named all six on Monday. Marilyn Lavonne Bean, 66, the patient, and her son Sergio Wayne Lottimore, 41, were from Bermuda. The Canadian crew were Captain Philip Gregory Childerhose, First Officer Thomas Henry Farquhar, flight nurse Sarah Jane Paton and respiratory therapist Jolene Beth Weir.
- Bean was being flown to Boston for medical care after a stroke the previous week, a family friend said. All four crew worked for Hamilton, Ontario-based Latitude Air Ambulance, whose president, Peter Byl, called the loss unimaginable and said the focus is supporting families and helping investigators. Bermuda's Premier David Burt said the worst fears had been realized.
- The descent figures conflict. A source puts the drop at 7,500 feet before the plane hit the water; another account says more than 10,000 feet in three minutes; flight data shows 24,000 feet down to 11,000 about 90 minutes in, then levelling off. Levelling off does not show the plane recovered.
- Canada's Transportation Safety Board leads the investigation as state of registry. It says the crew reported electrical difficulties, the aircraft descended rapidly and contact was lost south of Nantucket. The US National Transportation Safety Board takes part, and investigators deploy in the coming days to assist search and recovery.
- Flying blind and instrumentation failure have been floated, but they are hypotheses, not findings. A retired search-and-rescue coordinator cautioned that cause cannot be determined without physical evidence, and Latitude says it will not speculate. One expert called recovery from water about 90 feet deep doable. No one has confirmed that the main wreckage or any recorder has been raised, so what caused the electrical trouble and the descent remains unknown.
Sources
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