Économie · Emploi et taux

Les États-Unis ne créent que 29 000 emplois, et les embauches antérieures sont révisées à la baisse de 60 000

Les embauches de septembre sont restées très inférieures aux prévisions, et les corrections ont fait basculer juillet dans une perte nette d’emplois. Ce tableau plus faible augmente les enjeux pour la Fed, mais ne tranche pas sa prochaine décision sur les taux.

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Soixante mille emplois ont disparu des estimations d’embauches précédentes. Cette correction pour juillet et août compte autant que le maigre gain de 29 000 emplois en septembre : le dernier rapport américain sur l’emploi a affaibli le passé récent comme le présent, faisant basculer juillet dans un mois de pertes nettes d’emplois. 4 58

Les chiffres de septembre 2026, publiés le 2 octobre, montrent aussi un taux de chômage passé de 4.1% à 4.2%. Ensemble, la faiblesse des embauches et les révisions à la baisse rendent plus difficile de justifier une nouvelle hausse des taux de la Réserve fédérale sur la seule solidité du marché du travail. Elles n’établissent pas qu’une hausse a été annulée. 7 1

Faits essentiels

  1. +29 000Gain d’emplois salariés en septembre 731
  2. −60 000Révision à la baisse combinée de juillet et août 265758
  3. 4.2%Taux de chômage de septembre 754

Les embauches sont restées en deçà des deux références de prévision retenues dans la couverture initiale. Bloomberg Television a cité une attente médiane de 90 000 emplois ; NBC News, environ 84 000. Septembre est resté inférieur de 61 000 et d’environ 55 000, respectivement. Des enquêtes différentes peuvent produire des attentes différentes. Aucune ne offrait de comparaison rassurante avec le résultat réel. 1 3

La correction change le tableau

La révision exige aussi de corriger la couverture initiale. Le compte rendu de Bloomberg Television du 2 octobre chiffrait la réduction combinée de juillet-août à 6 000. Le compte rendu ultérieur de NPR le même jour la chiffrait à 60 000. Le chiffre le plus faible est supplanté par la réduction de 60 000, corroborée et appuyée par Haver Analytics ainsi que par des rapports du 2 octobre de First Trust et de l’Economic Policy Institute. Il s’agit d’une correction des estimations d’emploi, et non de la preuve que 60 000 travailleurs auraient été soudainement licenciés. 1 4 26 57 58

Un désaccord distinct portait sur juillet lui-même. La discussion de NBC News du 2 octobre donnait à juillet un chiffre positif de 133 000, tandis que NPR a rapporté que juillet était passé en territoire négatif. Les éléments disponibles étayent une perte en juillet, et non ce chiffre positif. Employ America et FRED montrent une série révisée avec juillet en baisse de 10 000 et août en hausse de 133 000, avec des corrections à la baisse de 31 000 et de 29 000. 3 4 27 30

Ces chiffres individuels comportent une réserve : le paragraphe complet de révision du BLS du 2 octobre n’était pas disponible pour une vérification indépendante, de sorte qu’on ne sait pas si cette paire exacte appartient à la publication initiale du 2 octobre ou à une révision ultérieure. L’estimation antérieure d’août, publiée le 4 septembre, était de 162 000 ; en soustrayant 29 000, on obtient 133 000. Les constats solides sont la réduction combinée de 60 000 et le passage de juillet en territoire de pertes. 13 27 58

Septembre n’a pas été un recul uniforme chez tous les employeurs. Les emplois salariés du secteur privé ont augmenté de 46 000, tandis que ceux des administrations publiques ont diminué de 17 000. L’emploi salarié non agricole, désaisonnalisé, s’établissait à 159 044 000, dont 135 717 000 emplois privés. En soustrayant le chiffre du privé, on obtient 23 327 000 emplois publics. Des embauches modestes dans le privé, en partie compensées par la contraction du secteur public, expliquent la faiblesse du gain national. 7 31

Les employeurs de biens ont ajouté 18 000 emplois ; les services privés en ont ajouté 28 000, chiffre calculé en soustrayant la croissance des industries productrices de biens du total du privé. Les émissions initiales ont fait état de gains de 11 000 dans la construction, de 9 000 dans l’industrie manufacturière, d’environ 17 000 dans la santé et de 10 000 dans les loisirs et l’hôtellerie. Parmi les pertes signalées figuraient 10 000 dans l’information et 7 000 dans les activités financières. Les lignes détaillées par secteur n’étaient pas accessibles de façon indépendante, ce qui rend cette ventilation moins solidement vérifiée que les totaux nationaux. 31 1 3 4

Les catégories se recoupent aussi. La perte de 14 000 emplois dans les services à l’emploi, rapportée par NBC, s’inscrit dans le groupe plus large des services professionnels et aux entreprises, qui, selon Bloomberg, a reculé de 9 000. Ces pertes ne peuvent pas être additionnées comme si elles concernaient des travailleurs distincts. De même, le gain combiné de la construction et de l’industrie manufacturière ne doit pas nécessairement égaler le total des industries productrices de biens : d’autres branches de ce secteur peuvent évoluer en sens inverse. 1 3

Plus de demandeurs d’emploi, et pas seulement des licenciements

Le taux d’activité est passé à 61.8%, en hausse de 0.2 point de pourcentage. NPR et Bloomberg ont fait état de 485 000 personnes supplémentaires dans la population active, mais cette variation exacte issue de l’enquête auprès des ménages n’a pas été confirmée de façon indépendante. L’arrivée de davantage de personnes en emploi ou en recherche active a contribué à la hausse du chômage. Une hausse du taux de chômage n’est donc pas, en soi, un décompte de licenciements. 7 33 4 1

L’évolution sous-jacente du taux a été plus faible que ne le laisse penser le chiffre arrondi. La Fed de Saint-Louis donne 4.141% pour août et 4.175% pour septembre, soit une hausse de 0.034 point de pourcentage. Un autre rapport détaillé donne 4.176% pour septembre ; cet écart à la troisième décimale n’est pas résolu. Les deux valeurs de septembre s’arrondissent à 4.2%, ce qui rend la hausse publiée depuis 4.1% compatible avec une augmentation sous-jacente d’environ 0.03 point de pourcentage. 54 55

La croissance de l’emploi salarié et celle de la population active mesurent des choses différentes. Soustraire 29 000 emplois de 485 000 participants ne donnerait pas un décompte valable de nouveaux chômeurs. La combinaison importante est plus simple : la participation a augmenté alors que les employeurs ont créé relativement peu d’emplois salariés nets.

La croissance des salaires a elle aussi été modérée. Le salaire horaire moyen a augmenté de 0.1% en septembre et de 3% sur un an. Il s’agit d’une croissance nominale, pas de la preuve d’un pouvoir d’achat amélioré, et une moyenne ne signifie pas que chaque travailleur a obtenu une augmentation de 3%. 57 41

NBC et ABC ont comparé la croissance annuelle des salaires à une hausse des prix de 3.4%. Mais la mesure d’inflation et le mois de référence de cette comparaison restent non identifiés. Une source secondaire indique que l’inflation globale des prix à la consommation de juillet était de 3.4% ; elle n’établit pas que juillet était le point de comparaison voulu par les émissions. Une perte de salaire réel définitive pour septembre ne peut pas être calculée de façon responsable à partir de cette comparaison non résolue. 3 2 42

Une faible embauche n’est pas une politique

Les marchés ont réagi à la perspective d’un resserrement moins marqué : Bloomberg a fait état d’une baisse des rendements du Trésor, et NPR a décrit une modeste hausse des actions et des obligations. L’ampleur exacte des mouvements et les fenêtres d’observation n’ont pas été établies. Une hausse des marchés n’est ni une reprise de l’emploi ni une annonce de la Réserve fédérale. 1 4

Les interprétations du 2 octobre divergeaient par leur degré de certitude. NPR a dit qu’une nouvelle hausse plus tard en octobre était devenue moins probable. Bloomberg a dit que le rapport pourrait ralentir le rythme des hausses sans en exclure une. Caleb Silver, intervenant sur NBC, a évalué à 50-50 les chances d’une nouvelle hausse d’un quart de point — son appréciation, et non une probabilité officielle ni un calcul vérifié implicite des marchés. 4 1 3

La prochaine réunion prévue de la Fed aura lieu les 27 et 28 octobre 2026. Aucune décision en réaction à ce rapport n’est établie. Les données sur l’emploi d’octobre sont prévues le 6 novembre à 8 h 30 ; le calendrier officiel disponible ne précisait pas le fuseau horaire. Ce sont les prochaines échéances, non des résultats déjà acquis. 35 34

Le message de septembre n’est pas que tous les employeurs ont cessé d’embaucher. C’est que les embauches nettes ont été faibles, que les mois précédents étaient plus faibles qu’annoncé, et que davantage de personnes ont participé à un marché du travail qui crée peu d’emplois. La perspective d’un resserrement monétaire moindre peut plaire aux investisseurs. Pour quelqu’un qui cherche un emploi, elle ne remplace pas un employeur prêt à embaucher.

Sources de ce rapport sur l’emploi

Bloomberg Television, couverture de l’emploi du 2 octobre 1 ; ABC News, couverture des embauches du 2 octobre 2 ; NBC News, discussion sur l’emploi du 2 octobre 3 ; NPR, rapport sur l’emploi de septembre 4.

US Market Current, emplois salariés et révisions 5 ; couverture de l’emploi par CNN 6 ; point mensuel sur l’emploi du Joint Economic Committee 7 ; MGI Edit, résultats de septembre et révisions 8 ; PDF du BLS sur l’emploi d’août 9 ; communiqué du BLS de juillet 10 ; synthèse du BLS d’août 11 ; communiqué du BLS d’août 12 ; adresse supplémentaire du PDF du BLS d’août 13 ; synthèse du BLS de juin 14.

Calendrier d’octobre de la Réserve fédérale 15 ; liste des publications du BLS en octobre 16 ; calendrier d’octobre du BLS 17 ; calendriers des réunions de la Réserve fédérale 18 ; liste FOMC d’octobre de Finance Calendar 19 ; calendrier d’octobre de FedRateCalc 20 ; calendrier économique de The Distributed 21 ; calendrier d’octobre supplémentaire du BLS 22 ; liste de publication des chiffres de l’emploi d’octobre de Finance Calendar 23 ; calendrier d’octobre de MACRO CAL 24.

Point sur l’emploi du JEC, version mobile 25 ; rapport sur l’emploi de Haver Analytics 26 ; bilan de septembre d’Employ America 27 ; série des emplois salariés de FRED 28 ; couverture des emplois salariés privés et publics par Wolf Street 29 ; graphique des variations mensuelles de FRED 30 ; tableau B-1 de FRED, données désaisonnalisées 31 ; historique des publications sur l’emploi d’ALFRED 32 ; annonce sur l’emploi liée au JEC via EIN Presswire 33.

Liste des publications du BLS en novembre 34 ; calendrier de novembre de la Réserve fédérale 35 ; calendrier de novembre supplémentaire du BLS 36 ; liste supplémentaire des publications du BLS en novembre 37 ; calendrier de publication du FOMC de FRED 38 ; calendrier de novembre de FedRateCalc 39 ; liste de publication des chiffres de l’emploi de novembre de Finance Calendar 40.

Rapport du CEPR sur la croissance des salaires 41 ; comparaison de l’inflation d’ECM Source 42 ; couverture des chiffres de l’emploi de septembre par CNBC 43 ; rapport de USD Impact du 2 octobre 44 ; comparaison de l’inflation de Trend and Ticker 45 ; informations d’Eco3min sur la publication de l’IPC 46 ; explication IPC/PCE de Koryo Macro 47 ; six enseignements sur l’emploi du CEPR 48.

Tableau B-1 de FRED, données non désaisonnalisées 49 ; page d’accueil Employment and Earnings du BLS 50 ; répertoire Employment and Earnings du BLS 51 ; commentaire d’EconJared sur l’emploi 52 ; tableau B-1a du BLS 53 ; rapport de la Fed de Saint-Louis sur les flux du chômage 54 ; rapport sur l’emploi hébergé par Doing More Today 55 ; analyse de l’emploi de Continuum Economics 56 ; rapport de First Trust du 2 octobre sur les emplois salariés 57 ; analyse de l’emploi de l’Economic Policy Institute du 2 octobre 58.

Tel que diffusé 17 lignes
  1. U.S. employers added just 29,000 jobs. Earlier hiring gains were cut by another 60,000, and unemployment rose from 4.1% to 4.2%. Does that weaker hiring picture take another Federal Reserve interest-rate increase off the table?
  2. The September 2026 employment figures, released October 2, fell substantially short of both forecast benchmarks: 90,000 and about 84,000. The shortfalls were 61,000 and about 55,000 jobs, respectively. Those forecasts represent different surveys, not competing measurements of actual employment. Either way, hiring missed expectations by a wide margin.
  3. The combined correction is 60,000 jobs, not 6,000. The smaller initial figure is superseded by the corroborated reduction. That matters beyond September's weak gain: the preceding two months had overstated hiring, and July moved into a net job loss.
  4. July's positive 133,000 figure conflicts with the established move into negative territory and cannot be treated as a settled result. A revised series gives July a loss of 10,000 and August a gain of 133,000, following reductions of 31,000 and 29,000. Those reductions add to the confirmed 60,000 correction. August's earlier estimate, published September 4, was 162,000; subtracting 29,000 produces 133,000. But the complete October 2 revision paragraph was unavailable for independent verification. The precise individual pair's release vintage remains unsettled. The firm findings are the combined reduction and July's move into a loss.
  5. Government payrolls lost 17,000 jobs while private employers added 46,000. That combination explains the national gain: modest private hiring partly offset by public-sector contraction, rather than a uniform decline across employers. Seasonally adjusted payroll employment totaled 159,044,000. Private employment stood at 135,717,000; subtracting that from the total yields 23,327,000 government jobs. Separately rounded, those levels are 159.04 million, 135.72 million and 23.33 million. The rounded components appear to add to 159.05 million, but the underlying counts reconcile exactly. That difference is rounding, not missing jobs.
  6. Participation rose to 61.8%, up 0.2 percentage point. More people were working or actively seeking work, and labor-force entry contributed to the unemployment increase. The precise additional-participant figure of 485,000 remains independently unverified.
  7. A larger labor force can raise unemployment when entrants have not yet found jobs. So the rate increase is not, by itself, a count of layoffs. Nor can the 29,000 payroll gain simply be subtracted from the labor-force increase to calculate newly unemployed people: payroll employment and labor-force participation measure different aspects of the economy.
  8. The underlying unemployment increase was about 0.03 percentage point, smaller than the rounded headline suggests. August's more precise rate was 4.141%. September was 4.175% in one detailed calculation and 4.176% in another. That third-decimal difference remains unresolved; both September values round to 4.18% at two decimal places and 4.2% at one. Using 4.175%, the increase was 0.034 percentage point. The published move from 4.1% to 4.2% is therefore compatible with a much smaller underlying change. Unemployment increased; it did not hold steady at 4.2%.
  9. Goods-producing employment rose by 18,000 to 21,623,000. Private services added 28,000, reconciling with the 46,000 private-sector gain. Detailed gains included 11,000 in construction, 9,000 in manufacturing, about 17,000 in healthcare and 10,000 in leisure and hospitality, including bars and restaurants. Declines included 10,000 in information, 7,000 in financial activities, 9,000 in professional and business services, and 14,000 in employment services, including recruitment businesses. These individual industry rows were not independently accessible, so the detailed breakdown carries more uncertainty than the national totals.
  10. Employment services sits inside the broader business-services grouping. Its loss cannot be added to the broader category's loss as though they cover separate workers. Construction and manufacturing are components of goods production; their combined 20,000 gain need not equal the 18,000 aggregate because other goods industries also change. Private services excludes government, and these industry figures are not a complete inventory to stack on top of the national gain.
  11. Much of the government decline was described as local, but the federal, state and local breakdown remains unverified. A longer-run financial-activities decline of about 130,000 jobs over roughly 14 months also lacks established start and end dates and a verified underlying series. It is separate from the 7,000 September decline, not another measure of this month's losses. Those limits constrain how precisely the slowdown can be assigned to particular industries; they do not erase the corroborated national result.
  12. Average hourly earnings rose just 0.1% in September and 3% over the year. The annual pace slowed from the previous month, but that month's rate and September's exact dollar-per-hour level were not established. An average also does not mean every worker received a 3% raise. Purchasing power depends on prices, hours worked and individual pay, not nominal wage growth alone.
  13. The price comparison used alongside those wages was 3.4%, a gap of 0.4 percentage point above annual earnings growth. But its inflation measure and reference month remain unresolved. July 2026 headline consumer-price inflation was 3.4%; that does not establish that July was the intended comparison. Separate August readings put core personal-consumption-expenditures inflation at 3.0% and core consumer-price inflation at 2.4%, without independent verification against the underlying releases. Those are different measures and do not resolve the 3.4% figure. A definitive September real-wage loss cannot be calculated from an unidentified inflation series.
  14. Mortgage borrowing remained expensive: the average 30-year fixed rate was 7.28%, up from just over 7% a week earlier and the highest since November 2023. An illustration using a $478,000 home and 20% down put the monthly payment at about $3,300, compared with about $3,100 a year earlier. Those are approximate illustrative payments, not a quote for every borrower. The rise in mortgage rates reflected concern that inflation would remain higher for longer.
  15. Treasury yields fell after the employment release, while stocks and bonds rallied modestly. Exact yield levels, index moves and observation windows were not established. That market response reflected the tension between weak hiring and potentially less monetary tightening. It did not establish that workers already had cheaper loans, that employment had recovered, or that the Federal Reserve had changed policy.
  16. A further quarter-point rate increase remained possible. Assessments after the October 2 release ranged from another October increase becoming less likely to a slower pace of increases without ruling out another hike. A fifty-fifty assessment was an analyst's judgment, not an official probability or a verified market-implied calculation. Investors were also described as still expecting at least one more increase before year-end. Those were expectations following the release, not evidence that a subsequent increase occurred.
  17. The Federal Reserve's next scheduled meeting is October 27 and 28, 2026. The answer to the opening question is that this report does not take another increase off the table: weak hiring raises the stakes, but no responding rate decision is established. September employment was published October 2; it is not a new October jobs count. The next scheduled report, covering October employment, is November 6 at 8:30 a.m. The accessed schedule did not establish a time-zone designation.

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