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Sciences · Pollution des rivières

La mort de truites dans le comté de Down menace des années de restauration des rivières

Un club de pêche estime qu’environ 1,000 truites sont mortes dans trois rivières, parmi lesquelles des poissons de retour pour frayer. Les enquêteurs n’ont pas encore établi la source de la pollution ni le bilan définitif.

Rédigé 5 min de lecture · 24 sources

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Traduit de l’original anglais.

Pour les bénévoles qui s’efforcent depuis des années de restaurer l’Inler, les truites mortes représentent un travail réduit à néant — et une nouvelle menace pour l’avenir de la rivière. La pollution a tué des truites fario sédentaires et des truites de mer de retour pour frayer dans trois rivières du comté de Down, frappant un réseau qui, selon leur club de pêche, se remettait encore de précédentes mortalités de poissons.⁠1

Glenn McKibbin, secrétaire de l’Inler Angling Club, estime qu’environ 1,000 poissons sont morts. Il a qualifié cette perte de « dévastatrice » pour les membres et les bénévoles qui œuvrent à l’amélioration de la rivière. Il s’agit de son estimation, et non d’un décompte définitif confirmé par les enquêteurs.⁠1

Les cours d’eau touchés sont les rivières Gransha, Ballystockart et Inler. L’Inler, également appelée Enler, traverse Comber. Le ministère de l’Agriculture, de l’Environnement et des Affaires rurales, connu sous le nom de Daera, a confirmé l’ouverture d’une enquête et indique travailler avec l’Agence pour l’environnement d’Irlande du Nord afin d’identifier la source de la pollution et d’établir le nombre de poissons tués, selon BBC Northern Ireland.⁠1⁠2

Daera a indiqué à la BBC qu’un membre du public avait signalé l’incident mardi à 09:30 GMT. Le compte rendu ne précise pas la date calendaire de ce mardi et n’établit pas quand la pollution a commencé à se déverser dans l’eau. L’heure du signalement ne correspond pas nécessairement au début de l’incident. Ni la substance en cause ni la personne ou l’organisation responsable n’ont été identifiées dans les informations disponibles.⁠1

Une perte qui dépasse les poissons visibles

Le moment où l’incident s’est produit est au cœur des inquiétudes du club. McKibbin indique que les poissons sédentaires et les poissons migrateurs de retour pour se reproduire ont été touchés. La mort d’adultes pendant leur migration de frai peut entraîner la perte de certains des poissons qui auraient produit la génération suivante, ce qui pourrait rendre les dégâts plus importants que le bilan immédiat.⁠1

De nombreuses truites migratrices remontent de petits affluents pour y pondre leurs œufs. Ces cours d’eau peuvent offrir une eau plus propre et plus fraîche, des fonds de gravier et un abri contre les grands prédateurs du cours principal. C’est pourquoi la pollution des zones de frai peut être particulièrement dommageable : elle peut toucher les poissons au moment même où leur retour est censé renouveler la population.⁠1

Cela « n’aurait pas pu arriver à un endroit plus défavorable de la rivière ni à un pire moment ».

Glenn McKibbin, secrétaire de l’Inler Angling Club 1

McKibbin a évoqué des « stocks de poissons actuels et futurs anéantis pour les années à venir ». Ses propos rendent compte de l’évaluation du club quant à l’ampleur du revers, mais ne constituent ni une étude écologique achevée ni un échéancier de rétablissement vérifié. Aucune mesure établie des pertes d’œufs, de juvéniles ou de générations futures n’est encore disponible, et la longueur de rivière touchée n’a pas été confirmée.⁠1

Il a également mis en garde contre les répercussions possibles pour les martins-pêcheurs, les hérons et les loutres qui vivent dans la zone. Les inquiétudes portent sur la faune qui dépend du réseau alimentaire de la rivière, et pas seulement sur les truites elles-mêmes. Toutefois, les informations disponibles n’établissent pas de décès parmi ces espèces et ne quantifient aucun effet sur elles.⁠1

Une restauration interrompue, et non à reprendre de zéro

La détresse du club s’inscrit dans une histoire documentée. Dans un article publié le 23 août 2013, la BBC a fait état de près de 5,000 truites fario et truites de mer retrouvées mortes dans l’Enler, près de Comber. Un second article de la BBC, publié le 26 juillet 2015, a décrit jusqu’à 300 truites mortes, deux mortalités distinctes étant suspectées. Il s’agit d’incidents antérieurs, qui ne s’ajoutent pas à l’estimation actuelle et ne la confirment pas.⁠3⁠12

Le rétablissement ne consistait pas seulement à attendre le retour des poissons. Un compte rendu du Wild Trout Trust publié le 2 décembre 2016 décrivait la reconstruction par le club d’une pêcherie de truites sauvages grâce à des indemnités accordées à la suite de la pollution de 2013. La restauration avait déjà nécessité des efforts et des ressources soutenus avant cette dernière perte.⁠19

Cette histoire donne tout son poids aux propos de McKibbin sur l’épuisement des bénévoles. Elle modifie aussi la question qui se pose aux enquêteurs et aux autorités. Il est essentiel d’établir ce qui s’est passé cette fois-ci ; il faut également comprendre comment protéger les progrès accomplis entre les incidents. Une rivière ne peut pas se rétablir durablement si les travaux de restauration sont sans cesse interrompus.

Les critiques de McKibbin dépassent cet épisode de pollution particulier. « Les cours d’eau de tout le pays continuent d’être traités comme des égouts », a-t-il déclaré. Il a estimé que les « amendes dérisoires » généralement infligées après de tels incidents ne les dissuadent pas et a qualifié le système actuel de défaillant. Ce sont ses critiques de l’application de la réglementation — et non des conclusions concernant une sanction dans cette affaire, l’identité d’un pollueur ou l’efficacité mesurée des amendes.⁠1

David Pyper, président du club, a déclaré que cette perte était particulièrement décevante pour ceux qui consacrent leur temps à prendre soin de la rivière. Il a dit que le club espérait que l’enquête établirait la cause et contribuerait à assurer une protection adéquate à la rivière et à sa faune. Le club demande également aux élus locaux et aux autorités de faire des rivières une priorité et d’affecter des ressources à l’amélioration de la qualité de l’eau et à la prévention de nouveaux incidents.⁠1

Les questions immédiates restent concrètes : qu’est-ce qui a été déversé dans l’eau, d’où cela venait-il, combien de poissons sont morts et quelle proportion de la population reproductrice a survécu ? Aucun calendrier d’achèvement de l’enquête ni échéancier officiel de rétablissement n’a été annoncé dans les informations disponibles. Pour ceux qui restaurent ces cours d’eau, l’épreuve ne se résumera pas à un décompte. Il s’agira de savoir si les poissons survivants — et le travail investi dans leur rivière — auront la possibilité de se rétablir sans subir un nouvel épisode de pollution.⁠1

Sources9

Parmi les sources citées ici, BBC Northern Ireland a publié en premier, 89 minutes avant la diffusion de ce reportage.
  1. BBC Northern Ireland
  2. HeyDay News

18 articles plus anciens consultés pour le contexte.4 médias sans date :4ni.co.ukservice.gov.uktownlandsofulster.comWild Trout Trust

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24 sources de 9 médias· Les plus cités d’abord

Tel que diffusé
  1. Pollution has killed brown and sea trout across three rivers. The loss includes fish returning to spawn, threatening the next generation as well as fish already living there. What caused the pollution, and how far could this set back a river already recovering from earlier fish kills?
  2. Inler Angling Club secretary Glenn McKibbin estimates about 1,000 fish have died. That gives a sense of the scale facing the people caring for these waters, while investigators work to determine the final number.
  3. The Department for Agriculture, Environment and Rural Affairs, known as Daera, has opened an investigation. It's working with the Northern Ireland Environment Agency to trace the pollution. A member of the public reported the incident on Tuesday morning.
  4. The fish died in the Gransha, Ballystockart and Inler rivers in County Down. The river system is associated with Comber, where the Inler is also known as the Enler. Both resident brown trout and migratory sea trout have been affected.
  5. The returning fish were coming back to reproduce. Losing adults at that point can reduce the fish available to produce the next generation, so the consequences can extend beyond the immediate death toll.
  6. Many migratory trout move into smaller tributaries, the streams feeding a larger river, to lay their eggs. Cleaner, cooler or gravel-bottomed water can provide spawning habitat, with fewer large predators than in the main river.
  7. McKibbin says the timing and location made this especially damaging. He described “current and future fish stocks obliterated for years to come”. That's his assessment of the loss; investigators haven't announced a recovery timetable.
  8. McKibbin also warns of knock-on effects for resident kingfishers, herons and otters. Those animals depend on the river's food web. His concern reaches beyond the trout themselves to the wildlife supported by the same water.
  9. Volunteers had already spent years trying to bring this river back. McKibbin called the latest loss “soul-destroying” for members working to improve it. He said the river was still recovering from major pollution incidents in 2013 and 2015.
  10. In 2013, almost 5,000 brown and sea trout were found dead in the Enler near Comber. In 2015, up to 300 died, with two separate fish kills suspected. Each figure describes an earlier incident on this river.
  11. A restoration account published in December 2016 described the club rebuilding a wild trout fishery using compensation following the 2013 pollution. The river's recovery had already required sustained work and resources before this latest setback.
  12. McKibbin is also challenging how waterways are protected. He said they continue to be “treated like sewers”, and argued that the fines usually imposed after pollution incidents fail to deter them. He called the current system broken.
  13. Club chairperson David Pyper described the loss as particularly disappointing for people who dedicate their time to the river. The club wants local representatives and authorities to prioritise rivers and direct resources towards better water quality and preventing further incidents.
  14. Investigators haven't yet identified what entered the water or who was responsible. They still have to determine the full fish toll. For this river's recovery, the immediate setback is the loss of resident trout and returning spawning fish across three waterways.

Traduction mise à jour le

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