Politique · Division chez les VertsDossier en cours · reportage 1 sur 2
Des Verts juifs en larmes après le vote du parti selon lequel le sionisme est du racisme ; Israël interdit d'entrée le chef qui a manqué le vote
La motion antisioniste des Verts a été adoptée par 1 022 voix contre 813, a divisé la direction et a conduit Israël à interdire d'entrée Zack Polanski, quelques jours avant qu'il se présente à une élection partielle.
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Dossier en coursJour 5
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Tout le dossierLorsque le résultat a été proclamé à Brighton dimanche, certains membres juifs du Parti vert étaient en larmes. Le Jewish Chronicle les décrit comme choqués et parlant de trahison 10. Lundi, la présidente des Jewish Greens, Vivien Lichtenstein, a déclaré sur BBC Radio 4 que la motion « franchit une ligne » et qu'il est « tout à fait possible » qu'elle parte. Elle a dit ne pas avoir encore décidé 41. Des démissions individuelles ont suivi. Quelle que soit la suite de cet épisode, il a commencé par un parti qui blesse les personnes qu'il dit vouloir protéger.
Les membres du Parti vert d'Angleterre et du pays de Galles ont voté par 1 022 voix contre 813 en faveur de la motion A105. Elle déclare le parti antisioniste et prévoit que le sionisme sera traité comme toute autre forme de racisme 14. Selon des articles, il s'agit d'une première pour un grand parti britannique 39. Le soir même, le ministère israélien des Affaires étrangères a déclaré le chef des Verts, Zack Polanski, interdit d'entrée en Israël. Polanski avait quitté le congrès avant le vote et n'y a pas pris part 211.
Faits essentiels
Ce que dit la motion
Le texte publié comme étant celui qui a été adopté fait six choses 29. Il déclare le parti antisioniste. Il rejette l'assimilation de l'antisionisme à l'antisémitisme et affirme que l'identité juive ne doit pas être assimilée à l'idéologie sioniste. Il soutient un État palestinien unique et démocratique sur l'ensemble de la Palestine historique, avec Jérusalem pour capitale et un droit au retour. Il affirme l'autodétermination palestinienne, y compris la résistance et la libération « par tous les moyens disponibles conformément au droit international ». Il soutient le boycott, le désinvestissement et les sanctions ainsi que des embargos complets du Royaume-Uni contre Israël. Il demande la libération de prisonniers palestiniens, dont Marwan Barghouti. L'annonce du parti résume la déclaration antisioniste et la position en faveur d'un État unique, et dit que l'antisionisme ne doit pas être assimilé à l'antisémitisme 4.
Un point n'est pas tranché : la formulation. L'aperçu du Telegraph du 3 octobre disait que la motion exigerait aussi la levée de l'interdiction de Palestine Action 3. Le texte déposé appelait à la levée de l'interdiction et à la libération des personnes détenues pour action directe non violente. Le texte publié de ce qui a été adopté omet ces deux clauses, et le communiqué du parti ne mentionne pas Palestine Action. Certains membres disent que la motion adoptée les comprenait 29. La clause sur la résistance, en revanche, figure dans le texte publié, et le ministère israélien l'a interprétée comme légitimant la lutte armée 14. Tant que le parti n'aura pas publié la version finale authentifiée, quiconque décrit la politique sur Palestine Action décrit un texte contesté.
Les amendements destinés à adoucir la motion ont échoué. L'un aurait interdit de l'utiliser pour « faire pression sur, exclure ou sanctionner » des membres en raison de liens avec des synagogues ou des organisations juives se disant sionistes. Il a été rejeté par environ 1 026 voix contre un chiffre compris entre 648 et 684, selon les comptes rendus 71029. Un autre amendement, visant à adoucir la formulation sur l'État unique, a également été rejeté 29.
Une direction partagée des deux côtés du vote
L'équipe dirigeante s'est divisée. Le vice-président Mothin Ali a soutenu la motion dans sa forme initiale. L'autre adjointe, Rachel Millward, a voté contre. Elle a dit être certaine que la motion serait source de division, tout en réclamant un embargo sur les armes et la fin de l'accord commercial entre le Royaume-Uni et Israël. Elle a écrit que la liberté des Palestiniens et la sécurité des Juifs ne sont pas des principes concurrents 91. Quatre des cinq députés du parti s'y sont opposés, selon Channel 4. Euronews indique qu'au moins trois l'ont fait 114. Le député Adrian Ramsey note que moins de 1 % des membres ont voté. C'est son affirmation, et elle décrit l'étroitesse du mandat. Elle ne change pas ce que disent désormais les règles du parti 1.
Polanski se décrit comme antisioniste et est juif. Avant le vote, il a dit que la question de savoir si le sionisme est du racisme dépend de la définition du terme, et il a cherché à obtenir des amendements pour édulcorer la motion 3. Puis il a quitté Brighton après son discours de vendredi pour faire campagne pour l'élection partielle. Dans ce discours, il a déclaré que le gouvernement devrait « abandonner les poursuites, mettre fin au génocide, lever l'interdiction de Palestine Action » 47. ITV rapporte qu'il a par ailleurs gardé un profil bas et n'a pas longuement parlé de la motion 2. Le chef, les deux adjoints et les cinq députés ont alors publié une déclaration commune. Elle promettait de maintenir le parti antiraciste et affirmait qu'il n'y a pas de conflit entre le soutien aux droits des Palestiniens et celui aux droits des Juifs 1. Dans une déclaration personnelle, Polanski est allé plus loin :
En tant que chef, je n'accepterai aucune exclusion, ni aucun refus de dialoguer avec quiconque, en raison de l'organisation religieuse ou communautaire à laquelle cette personne appartient... personne ne sera mis mal à l'aise en raison de son origine, de sa foi ou de son lieu de culte.
C'est une promesse claire. C'est aussi la promesse d'un chef qui n'a pas voté et qui ne peut pas désigner la clause qui la garantit, car les membres ont rejeté la garantie qui en aurait fourni une. Les membres juifs qui craignent d'être rendus indésirables sont invités à se fier à sa parole et à la bonne foi du parti, non à un texte. Cet engagement côtoie aussi sa déclaration selon laquelle il est fier de la position du parti sur la liberté des Palestiniens 25. La ligne de la direction est que le parti peut être à la fois antisioniste et antiraciste. De nombreux membres juifs viennent de dire qu'ils n'y croient pas.
La réaction d'Israël
Dimanche soir, le ministère israélien des Affaires étrangères a indiqué que le ministre Gideon Sa'ar avait décidé de déclarer Polanski interdit d'entrée en Israël. Il a précisé que la décision avait été coordonnée avec les autorités compétentes et l'a qualifiée de premier pas. Il a qualifié la résolution de « texte clairement antisémite » parce qu'elle nie l'autodétermination juive, et a dit qu'elle légitime la lutte armée et un État palestinien du fleuve à la mer 161420. Un porte-parole des Verts a déclaré que le parti ne se laisserait pas intimider et réduire au silence par le gouvernement israélien 2. Le mécanisme juridique de l'interdiction et d'éventuelles autres mesures n'ont pas été précisés. The Independent a dressé la liste d'autres responsables politiques britanniques précédemment interdits d'entrée en Israël 46. Polanski n'est pas le premier, et l'effet pratique sur un chef de parti qui n'a annoncé aucun projet de voyage est probablement symbolique. La déclaration permet néanmoins au gouvernement israélien de présenter le chef des Verts comme le visage d'une politique pour laquelle il n'a pas voté et qu'il a publiquement nuancée.
L'épreuve de jeudi
Quinze candidats se présentent à l'élection partielle de Holborn et St Pancras, dont le scrutin a lieu jeudi 8 octobre, de 7 h à 22 h. Le siège était vacant depuis la démission de Sir Keir Starmer de son mandat de député le 1er septembre, et Polanski est le candidat des Verts 35372. La circonscription compte une importante communauté juive. Parmi les départs nommément cités à ce jour figurent l'ancienne conseillère Andrée Frieze, le conseiller de Sefton Kieran Dams et le président d'Amnesty International UK, Sandy Ruthven. Il s'agit de démissions individuelles, non d'une scission formelle des Jewish Greens 4510. Des organisations juives britanniques disent que la motion attise la haine après une série d'attaques contre leur communauté. Le gouvernement et les autres partis l'ont condamnée 14. Le parti a aussi été signalé à la Commission pour l'égalité et les droits de l'homme 43. ITV et un commentateur estiment que la politique pourrait susciter un recours en justice, car le sionisme a de nombreuses définitions. L'affirmation est moins solide, et aucun recours n'a été déposé selon les éléments dont nous disposons 2.
Ce que l’on sait
- Les membres ont voté par 1 022 voix contre 813 en faveur de la motion A105, qui déclare les Verts antisionistes et traite le sionisme comme toute autre forme de racisme. 14
- Le ministère israélien des Affaires étrangères indique que le ministre Sa'ar a déclaré Polanski interdit d'entrée en Israël, parlant d'un premier pas. 1614
- Polanski n'a pas voté. Le chef, les deux adjoints et les députés ont publié une déclaration commune antiraciste, et Polanski a promis que personne ne sera mis mal à l'aise en raison de sa foi. 125
- La présidente des Jewish Greens, Vivien Lichtenstein, dit qu'il est tout à fait possible qu'elle parte, mais qu'elle n'a pas décidé. 41
Ce que l’on ignore
- Si la motion adoptée comprend les clauses sur Palestine Action que contenait le texte déposé.
- Le mécanisme juridique de l'interdiction israélienne et les mesures qui pourraient suivre.
- Combien de membres partent, et si un recours en justice contre la politique est déposé.
La suite
- Le résultat de l'élection partielle, le dépouillement se prolongeant jusqu'au vendredi 9 octobre.
- Tout commentaire de Polanski sur l'interdiction israélienne, et si d'autres membres juifs démissionnent.
Tel que diffusé 13 lignes
- Israel has declared a party leader barred over a vote he never cast.
- That party is the Green Party of England and Wales, whose members voted to declare it anti-Zionist and to treat Zionism as racism, a first for a mainstream British party. Its leader, Zack Polanski, is the Green candidate in a by-election that polls on Thursday.
- What has the vote cost the Greens, and what is still unsettled, down to the wording of the motion itself?
- The tally was 1,022 for and 813 against, about 1,835 votes at the conference in Brighton. Green MP Adrian Ramsey, who opposed the motion, points out that fewer than one per cent of party members voted.
- The text declares the party anti-Zionist and rejects equating that with antisemitism. It backs one democratic Palestinian state in all of historic Palestine, a right of return, full UK sanctions on Israel, and Palestinian resistance under international law.
- The wording itself is contested. The tabled motion also urged removing Palestine Action from terror law. The published passed text omits that, though some members say it was included. Softening amendments lost, one by roughly 1,026 to between 648 and 684.
- Deputy leader Mothin Ali backed the motion in its original form. Fellow deputy Rachel Millward voted against, certain it would be divisive, as did four of the five Green MPs. Polanski, who sought amendments, left Brighton to campaign and did not vote.
- The leader, both deputies and all five MPs then issued a joint statement pledging to stay anti-racist, saying there is no conflict between Palestinian rights and Jewish rights. Polanski says no one will be made unwelcome over where they worship, and that blurring antisemitism with criticism of Israel is itself antisemitic.
- On Sunday evening, Israel's Foreign Ministry said Gideon Sa'ar had barred Polanski from entering Israel, as a first step, and called the resolution a clear antisemitic text. A Green spokesperson said the party would not be bullied into silence.
- Jewish members were in tears after the vote. Jewish Greens chair Vivien Lichtenstein says it is quite possible she will leave. Andrée Frieze, Kieran Dams and Sandy Ruthven have resigned: individual departures, not a formal break-up of Jewish Greens.
- UK Jewish groups say the motion stokes hatred after a string of attacks on their community. The government and other parties condemned it, and the party has been reported to the Equality and Human Rights Commission. Dr Ashok Kumar of Greens for Palestine says nothing in the motion expels Zionists.
- Fifteen candidates are standing in the Holborn and St Pancras by-election, for the seat Keir Starmer vacated. Polanski, the Green candidate, answers for a policy he did not vote for and has publicly qualified, in a constituency with a large Jewish community. Polls open Thursday at seven.
- So the vote has cost the Greens a divided leadership, individual resignations and an entry ban on their leader. Still unknown: the ban's legal mechanism, how many members leave, whether the Palestine Action clauses were adopted, whether a legal challenge follows, and whether any of it moves Thursday's result.
Sources
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