Entreprises · Emplois dans la sidérurgie

L’ultimatum d’Ottawa au sujet de Stelco peut-il sauver des emplois avant l’entrée en vigueur des réductions?

Des travailleurs de Hamilton reçoivent des avis tandis qu’Ottawa exige un plan pour respecter les engagements pris lors de la prise de contrôle. La menace juridique est claire; sa capacité à préserver les emplois n’est pas démontrée.

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Suivi du dossierJour 7

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Ottawa peut-il faire respecter une promesse de protéger les emplois chez Stelco avant que les avis de licenciement ne se traduisent par des pertes de salaire? C’est le test auquel fait maintenant face la ministre de l’Industrie, Mélanie Joly : le gouvernement fédéral exige un plan pour l’emploi du propriétaire américain de l’aciérie, alors que des travailleurs de Hamilton reçoivent déjà des avis. 2

Joly a donné à Stelco et à son propriétaire, Cleveland-Cliffs, cinq jours ouvrables pour expliquer comment ils respecteront les engagements liés à la prise de contrôle de 2024. Le gouvernement affirme que ces engagements comprennent le maintien du même niveau d’effectifs syndiqués. Cleveland-Cliffs invoque les droits de douane, les perturbations commerciales et la baisse de la demande pour justifier la réduction des activités et d’éventuels licenciements pouvant toucher jusqu’à 500 travailleurs à Hamilton et à Nanticoke. Les pressions commerciales et les obligations liées à l’acquisition entrent maintenant en collision. 1 2

Faits essentiels

  1. 5 jours ouvrablesDélai pour fournir un plan pour l’emploi 26
  2. Jusqu’à 500Licenciements possibles dans deux usines 2
  3. 3 vaguesAvis remis à Hamilton sur trois semaines 2

Pour Jordan Williams, la menace est devenue personnelle. Après quatre ans à l’usine, il a commencé son quart de travail du 7 octobre 2026 à 6 h et a reçu un avis de licenciement ce jour-là; le compte rendu qui l’accompagne sur CBC situe l’arrivée de l’avis à la fin de son quart. La date effective de son licenciement n’est pas établie. Un avis constitue une escalade concrète, mais ne marque pas nécessairement le moment où l’emploi ou le salaire prend fin. 2 35

Le syndicat de Hamilton, la section locale 1005 des Métallos, indique que les avis sont remis en trois vagues : durant la semaine du reportage du 8 octobre, la semaine suivante et celle d’après. Ron Wells est le président de la section locale. L’échelonnement oblige les travailleurs à prendre des décisions individuelles alors que le processus de réponse d’Ottawa est toujours en cours. 2 35 36

Il faut interpréter prudemment l’ampleur des réductions. Le reportage de CTV News publié le 7 octobre faisait état de 500 licenciements à Hamilton. Le compte rendu plus récent de CBC News, daté du 8 octobre, parle d’éventuels licenciements pouvant toucher jusqu’à 500 personnes à Hamilton et à Nanticoke. Cette nouvelle description couvrant deux usines remplace le cadrage antérieur limité à Hamilton; elle n’établit pas la répartition définitive et ne signifie pas que 500 personnes ont déjà été licenciées. 4 2

Par ailleurs, un reportage du 6 octobre faisait état d’environ 350 travailleurs de Hamilton dont le licenciement était prévu. Il s’agit d’un groupe rapporté plus restreint, et non de 350 personnes à ajouter aux 500 potentiellement visées. Le lien entre les deux chiffres demeure flou. 39

Le calendrier a également évolué dans les reportages. Le compte rendu de TheRegional du 6 octobre situait les licenciements d’environ 350 travailleurs de Hamilton au vendredi 9 octobre. Selon des informations de la Canadian Press reprises par Global News et le Winnipeg Free Press le 8 octobre, les premières réductions sont prévues pour le dimanche 11 octobre. La date la plus récente rapportée est le 11 octobre; on ne sait pas si l’écart tient à une révision ou à des groupes différents. Au 8 octobre, aucune de ces dates ne correspond à un licenciement déjà effectué. 39 45 47

Ce qu’Ottawa peut réellement faire respecter

La lettre de Joly aurait été envoyée le lundi 5 octobre à Paul Simon, président de Stelco, et exprimait une « déception extrême » face aux réductions annoncées. Bien que certains comptes rendus aient ramené le délai de réponse à cinq jours, CBC et CTV parlent de cinq jours ouvrables. La date d’envoi ne permet pas d’établir une échéance exacte : la date de réception, les règles de calcul, l’heure limite et le libellé complet de l’échéance ne sont pas disponibles. 9 13 6 1

Les garanties d’emploi précédaient le changement de propriétaire. Cleveland-Cliffs a annoncé l’obtention des approbations définitives en vertu de la Loi sur Investissement Canada et du Fonds stratégique pour l’innovation le 30 octobre 2024, alors que François-Philippe Champagne était ministre de l’Industrie. Son annonce officielle de clôture confirme que la prise de contrôle a été conclue le 1er novembre. Il s’agissait d’engagements liés à l’acquisition, et non de promesses formulées pour la première fois afin de désamorcer les licenciements actuels. 26 27 25

Ces obligations sont contraignantes.

Mélanie Joly 43

Joly a contesté la tentative de l’entreprise de se servir de la guerre commerciale entre le Canada et les États-Unis pour justifier la suppression d’emplois qu’elle s’était engagée à maintenir. Son avertissement souligne également la contradiction entre le fait de soutenir les droits de douane de Trump et d’invoquer leurs effets comme un « cas de force majeure ». C’est un argument politique vigoureux; le critère juridique dépend toujours des engagements réels et des circonstances. 41 43

Selon le compte rendu de CBC du 7 octobre, sa lettre indique qu’Ottawa est prête à aller en cour et mentionne des recours possibles en vertu de la Loi sur Investissement Canada : une ordonnance exigeant le respect des engagements, la cession de l’entreprise ou des sanctions pécuniaires. Il s’agit de mesures d’application possibles, et non d’ordonnances déjà rendues. 3

La lettre complète, les engagements en matière d’emploi et les dispositions sous-jacentes relatives à leur application n’étaient pas disponibles pour un examen indépendant. Le niveau de référence précis en matière d’emploi, la durée, les exceptions et le libellé intégral ne sont donc pas établis. Rien ne permet non plus d’établir qu’une poursuite a été déposée ou qu’un tribunal a conclu à une violation. Dire qu’une obligation est contraignante et prouver qu’un licenciement particulier l’enfreint sont deux étapes différentes. 6 8 9

La réponse du propriétaire est commerciale

Cleveland-Cliffs a annoncé la mise à l’arrêt pour une durée indéterminée des activités de laminage à froid et de revêtement de Hamilton Works. Il s’agit de la suspension d’activités précises, et non de la fermeture établie de l’ensemble de l’usine de Hamilton. Son chef de la direction, Lourenco Goncalves, a défendu le droit de mettre des activités à l’arrêt le 30 septembre et déclaré : « nous nous défendrons » si Ottawa intentait une poursuite. 23 16

Le 1er octobre, Goncalves a remis en question la logique d’une éventuelle poursuite. Le 3 octobre, il a soutenu que la guerre commerciale avait changé les circonstances dans lesquelles Cleveland-Cliffs avait acheté Stelco. Le 7 octobre, il a écarté la nationalisation. Ces positions montrent une résistance à l’intervention, mais elles n’établissent ni une exemption aux engagements ni une réponse vérifiée à toutes les demandes formulées dans la lettre de Joly du 5 octobre. 17 19 18

Une discussion à l’émission Power & Politics de CBC a indiqué que les gouvernements fédéral et provincial avaient proposé un financement de soutien que Cleveland-Cliffs a refusé, et a décrit la position de Goncalves comme étant qu’il n’y avait pas de travail pour les employés concernés. Les montants, les programmes, les dates et les modalités des offres — ainsi que leur rejet — ne sont pas vérifiés indépendamment ici. Ce compte rendu ne permet pas d’établir l’existence d’un programme de sauvetage documenté ni de prouver que toute formule de financement possible échouerait. 3

Les transferts constituent une autre réponse possible, mais qui n’est pas encore démontrée. Cleveland-Cliffs affirme qu’un nombre « important » de travailleurs concernés de Hamilton pourraient être transférés à Nanticoke, alors que la production est concentrée dans le comté de Haldimand. Le syndicat est sceptique et fait état de peu de postes vacants. Aucun engagement chiffré de transfert, nombre d’offres vérifié, modalité ou total d’acceptations n’est établi. Un transfert possible ne constitue pas un emploi préservé tant que l’occasion n’est pas réelle pour le travailleur. 21 39

L’entreprise affirme également que les travailleurs concernés seraient rappelés si le Canada et les États-Unis concluaient un accord commercial sur l’acier. Il s’agit d’une éventualité, et non d’un accord daté ni d’un calendrier de retour au travail garanti. Williams affirme séparément que la production de produits laminés à froid est transférée aux États-Unis; aucune destination américaine, aucun volume transféré ni aucune date de transfert confirmés ne viennent étayer cette affirmation. Les projets de Nanticoke ne la prouvent ni ne la réfutent en soi. 47 2

Selon son compte rendu du 8 octobre, CBC n’avait pas reçu de réponse de Stelco à sa demande de renseignements. Les reportages disponibles ne permettent pas d’établir qu’un plan pour l’emploi complet, répondant à la demande d’Ottawa, a été remis, ni qu’une procédure judiciaire a été engagée par la suite. Cela ne prouve pas qu’aucune communication n’a eu lieu. 2 6

Sources et documents à l’appui

Reportages diffusés : CTV Edmonton, 6 octobre 1; reportage de CBC sur les avis à Hamilton, 8 octobre 2; CBC Power & Politics, 7 octobre 3; CTV National News, 6 octobre 4; Global National, 6 octobre 5.

La demande fédérale : reportage de CBC sur le plan pour l’emploi 6; lettre des Métallos du 1er octobre demandant un examen de la conformité — et non la lettre de Joly 7; The Globe and Mail 8; reportage du Toronto Star repris par le St. Catharines Standard 9; Vancouver Television 10; vidéo de CBC avec Joly 11; Money.ca 12; Daily Commercial News 13; National Observer 14; iNFOnews 15.

Positions de l’entreprise et contexte de l’emploi : CBC sur la mise à l’arrêt et la menace de poursuites 16; The Globe and Mail sur les poursuites 17 et la nationalisation 18; Canadian Business News 19; titre de Global News sur la position concernant le financement 20; Simcoe Reformer sur les postes vacants à Nanticoke 21; The Globe and Mail sur une éventuelle action en justice 22; CBC sur l’incertitude des travailleurs 23; Juno News 24.

Documents d’acquisition : communiqué de clôture de Cleveland-Cliffs 25 et communiqué sur les approbations 26; déclaration ministérielle fédérale 27; annonces de Business Wire 28 29; document déposé auprès de la SEC 30; document déposé en PDF hébergé par l’entreprise 31, PDF sur la clôture 32 et page Web du document déposé 33; annonce de Business Wire sur les approbations 34.

Avis et autres reportages : vidéo de CBC 35 et compte rendu de l’échelonnement sur trois semaines 36; BNN Bloomberg 37; reportage de CBC sur le contexte judiciaire 38; TheRegional 39; vidéo de CityNews 40; reportage de CBC sur l’avertissement concernant les droits de douane 41; Philippine Canadian Inquirer 42; reprises par The1News de l’avertissement 43 et du reportage sur les réactions des travailleurs 44; Global News/Canadian Press 45; The Epoch Times 46; Winnipeg Free Press/Canadian Press 47.

Autres références sur l’acquisition : déclaration ministérielle reprise par Newswire 48; reportage de CBC sur les approbations 49; déclaration reprise par The Globe and Mail 50; version allégée de CBC 51; aperçu fédéral de la Loi sur Investissement Canada 52.

Tel que diffusé 27 lignes
  1. Stelco layoff notices are reaching workers while Ottawa demands a plan to protect their jobs.
  2. Up to 500 workers face potential cuts across Hamilton and Nanticoke. The American owner has five business days to explain how it will meet employment commitments attached to its takeover, with possible legal action if it does not.
  3. Can those commitments protect employment before the notices become lost paycheques?
  4. Jordan Williams received a layoff notice on October 7 after four years at the plant. He began his shift at 6 a.m.; the notice reached him at the end of that shift. His effective layoff date remains unknown.
  5. A notice makes the threat concrete for an individual worker. It does not establish when wages stop, or mean that all the potential cuts have happened. That distinction matters while Ottawa's response process is still under way.
  6. Industry Minister Mélanie Joly has demanded a plan addressing the acquisition commitments. Her letter to Stelco president Paul Simon was sent October 5. The response period is five business days, not five calendar days; its exact expiry is unknown.
  7. The sending date alone cannot establish a legal deadline. The receipt date, counting rules, time of day and complete deadline sentence are unavailable. The complete federal letter, employment undertakings and underlying enforcement provisions have not been independently examined.
  8. The earlier figure described 500 Hamilton layoffs. The updated description is up to 500 potential cuts across Hamilton and Nanticoke. That is an upper limit, not a confirmed total already laid off, and the final plant-by-plant allocation remains unclear.
  9. A separate figure describes roughly 350 Hamilton workers scheduled for layoffs. It is a narrower group, not an additional 350 to add to the potential 500. The relationship between those figures is not fully established.
  10. Hamilton and Nanticoke are separate operations. Cleveland-Cliffs wants to concentrate production in Haldimand County and says affected Hamilton workers could transfer to Nanticoke. Whether those transfers provide actual employment depends on openings and terms that have not been established.
  11. The workforce figures are about 600 steelworkers in Hamilton and 1,250 to 1,300 unionized employees in Nanticoke. The Hamilton figure does not identify every worker as unionized. With the cuts and their allocation uncertain, neither figure supports a precise percentage known to be losing employment.
  12. Cleveland-Cliffs announced final Investment Canada Act and Strategic Innovation Fund approvals on October 30, 2024, when François-Philippe Champagne was industry minister. The acquisition closed November 1. The employment assurances preceded ownership; they were not first offered in response to these layoffs.
  13. The acquisition was described as a $3.4 billion deal, but the currency and whether that measured equity or enterprise value are not established. The government says the commitments include maintaining the same level of unionized workers. Their complete wording, employment baseline, duration and exceptions remain unavailable.
  14. Joly has warned that the announced cuts could conflict with binding acquisition conditions. Her letter expressed “extreme disappointment,” and she has said the government is prepared to go to court. That warning is not a court finding that a breach occurred.
  15. Joly also challenges the company's attempt to invoke the trade war as justification for cutting jobs it committed to maintain. Her argument points to the contradiction between supporting Trump's tariffs and treating their effects as an “act of God.” Whether that argument supports enforcement depends on the actual commitments and circumstances.
  16. The potential remedies include an order directing compliance, divestiture or monetary penalties under the Investment Canada Act. None is established as ordered. A government assertion that a commitment is binding and a court decision that particular layoffs violate it are different things.
  17. Cleveland-Cliffs announced indefinite idling of Hamilton Works' cold-rolled and coated operations. That is a suspension of specified operations, not an established closure of the entire plant. The company cites trade disruptions, U.S. tariffs, reduced demand and other market pressures.
  18. Williams alleges cold-rolled production is moving to the United States. That allegation is unverified: no confirmed U.S. destination, transferred volume or transfer date is established. Concentrating production at Nanticoke does not, by itself, prove or disprove a separate move south.
  19. Lourenco Goncalves defended the company's right to idle Hamilton operations on September 30 and said it would defend itself if Ottawa sued. His name is Lourenco Goncalves, not Lorenzo Gonzalez. His resistance does not establish an exemption from the employment commitments.
  20. On October 1, Goncalves questioned the logic of a possible lawsuit. By October 3, he argued that the Canada–U.S. trade war had changed the circumstances of the 2024 purchase. On October 7, he dismissed nationalization. Those positions are not a verified answer to every demand in Joly's October 5 letter.
  21. The claim that federal and provincial governments offered support funding, and that Cleveland-Cliffs declined it, remains independently unverified. The amounts, programs, dates and terms are unknown. Goncalves' position is that there is no work for the affected employees.
  22. His assertion that no amount of money would have prevented the slowdown and job losses does not establish that every possible funding arrangement would fail to preserve employment. There is no verified rescue-package value or documented refusal on specified terms.
  23. Hamilton's union is United Steelworkers Local 1005, not Local 105; its president is Ron Wells. The union describes three waves of notices: the week of October 8, the following week and the week after that, a three-week rollout.
  24. The latest first-cut schedule is Sunday, October 11. An earlier schedule placed roughly 350 Hamilton layoffs on Friday, October 9. The reason for the difference is unknown: neither a revised timetable nor different worker groups has been verified. Both dates remain prospective on October 8.
  25. Cleveland-Cliffs says a “significant” number of affected Hamilton workers could transfer to Nanticoke. The union is skeptical and describes few openings. No numerical transfer commitment, verified offer count, terms, acceptance count or available-position total is established. A possible transfer is not yet a preserved job.
  26. The company also ties recalls to Canada and the United States reaching a steel trade agreement. That is conditional, not a guaranteed return-to-work date. The answer to whether the commitments protect these jobs is still unresolved: no completed plan satisfying Ottawa's demand is established.
  27. As of October 8, Stelco had not answered the inquiry about these developments. Neither a completed jobs plan nor a subsequent court filing is established; that does not prove no communication occurred. Legal penalties or divestiture would not automatically return workers to their shifts.

Sources

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