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Reportage

34% et au point mort : Trump égale son plus bas niveau après le 6 janvier, 73% le jugent distrait

Un sondage CNN/SSRS donne à Trump un taux d’approbation de 34%, égalant son plus bas niveau après le 6 janvier, tandis qu’un nombre record de 73% estiment qu’il ne se concentre pas sur les principaux problèmes du pays.

Traduit de l’original anglais.

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34% : voilà le chiffre qui compte, et il tombe comme un couperet. C’est le taux d’approbation du président Donald Trump dans un nouveau sondage CNN réalisé par SSRS et publié le 29 juillet 2026, un niveau qui égale son plus bas historique, atteint pour la dernière fois après l’attaque du Capitole du 6 janvier 2021 475. Il ne s’agit ni d’un soubresaut propre à un sondage ni d’une erreur d’arrondi. C’est le retour à un seuil qu’il n’avait atteint qu’au lendemain d’une crise nationale, désormais en plein second mandat et sans catastrophe unique pour l’expliquer.

La conclusion la plus accablante du sondage ne concerne pas du tout le taux d’approbation mis en avant dans les titres. Elle porte sur l’attention. Un nombre record de 73% des adultes américains estiment que Trump n’a pas accordé suffisamment d’attention aux problèmes les plus importants du pays, tandis que seulement 27% jugent qu’il a eu les bonnes priorités 3. Cela revient à dire que près de trois Américains sur quatre pensent que le président se concentre sur autre chose. Ce constat donne une autre dimension à la faiblesse de son taux d’approbation : il ne s’agit plus d’un désaccord sur les solutions, mais d’une plainte plus fondamentale selon laquelle Washington ne prête même pas attention aux problèmes qui préoccupent les électeurs.

L’intensité des opinions joue désormais fortement contre lui. Pas moins de 50% des adultes disent désapprouver fortement son action, un record pour lui, contre seulement 15% qui disent l’approuver fortement 24. Cet écart compte, car les sentiments forts déterminent la participation électorale, les dons, les conversations et les primaires. Un président peut survivre à une désapprobation modérée. Un déficit de 35 points en intensité — avec un Américain sur deux dans le camp de ceux qui désapprouvent fortement — suggère une opposition motivée et une base de soutiens fermes relativement réduite.

Le soutien de sa base atteint un nouveau plancher

L’érosion est la plus manifeste au sein de sa propre coalition. Le taux d’approbation chez les républicains s’établit à 78%, un niveau historiquement bas pour Trump dans les sondages CNN/SSRS 610. Pris isolément, 78% pourrait sembler solide, mais pour un président dont la force politique repose sur un soutien républicain quasi unanime, perdre plus d’un républicain sur cinq constitue une fissure structurelle. Cela signifie que les critiques ne se limitent plus aux démocrates et aux indépendants.

L’enthousiasme raconte la même histoire en termes plus frappants. Seuls 19% des républicains se disent enthousiastes à l’idée de la suite de son second mandat, contre 38% au printemps dernier 64. Le chiffre a donc été divisé par deux en quelques mois. L’enthousiasme n’est pas la même chose que l’approbation — un électeur peut approuver tout en étant las — mais les campagnes reposent sur l’enthousiasme. Faire du porte-à-porte, défendre le président dans les débats, se mobiliser lors des élections de mi-mandat : ces actions viennent des 19% enthousiastes, et non du reste des électeurs qui se contentent d’approuver.

Le sondage a été réalisé du 23 au 27 juillet, avec une marge d’erreur de plus ou moins 3,2 points de pourcentage 67. Le calendrier compte, car il saisit une semaine entière de jugement public plutôt qu’un seul cycle d’actualité, et la marge signifie qu’en théorie, le chiffre de 34% pourrait être supérieur ou inférieur de quelques points sans que cela change le tableau d’ensemble. Même dans le haut de cette fourchette, Trump resterait très en dessous des niveaux dont les présidents ont historiquement besoin pour protéger leur parti au Congrès.

Un recul généralisé et confirmé

Chez les électeurs blancs, qui constituent une composante essentielle de la coalition de Trump, le taux d’approbation net s’établit désormais à moins 20, un niveau historiquement bas pour ce groupe démographique 9. Il s’agit du taux d’approbation moins le taux de désapprobation : il rend donc compte à la fois des défections et d’une opposition plus fermement établie. Lorsqu’un président atteint un plus bas historique au sein de l’un de ses groupes les plus favorables, cela indique un problème étendu plutôt qu’une difficulté circonscrite à un seul électorat.

Sur les questions de fond, ses pires évaluations concernent l’Iran, les prix de l’essence et l’inflation 2. Le mémo ne confirme pas les ventilations précises en pourcentage sur la gestion des prix de l’essence, de l’inflation ou de l’immigration qui ont circulé en marge de l’émission ; la lecture la plus prudente est donc celle d’une tendance générale : les Américains le jugent le plus sévèrement là où les préoccupations liées à la vie quotidienne croisent les inquiétudes de guerre et de paix. Cette combinaison — pression sur le budget des ménages et risques à l’étranger — a toujours été particulièrement pénalisante, car les électeurs ressentent la première à la pompe et craignent les seconds en regardant les informations.

Un plafond à 34% et un verdict de distraction à 73% : ce n’est pas un problème de communication. C’est un problème de priorités.

L’analyste de CNN Harry Enten a décrit le taux d’approbation de Trump comme étant dans la « Vallée de la mort », sans aucun signe de remontée 10. La métaphore est délibérément sombre : la Vallée de la mort n’est pas un creux dont on sort après une bonne semaine. C’est un lieu où la chaleur, la profondeur et la distance rendent l’évasion difficile. Pour un président, cela se traduit par des perceptions bien ancrées, qui résistent aux reprises habituelles après des nouvelles positives.

Ce qui rend plus difficile de balayer ces résultats comme une anomalie propre à un institut, c’est leur confirmation ailleurs au cours de la même semaine. Un sondage distinct d’Economist/YouGov, réalisé du 25 au 27 juillet, a également relevé 34% d’approbation et 62% de désapprobation, soit un solde record de moins 28 8. Un sondage AP-NORC réalisé du 23 au 27 juillet a trouvé un taux d’approbation de 33% 11. Trois organisations différentes, utilisant des méthodes différentes, aboutissent à des résultats à un point près sur la même période de quatre jours : c’est l’équivalent d’une triangulation dans les sondages. Le chiffre précis peut varier, mais pas le constat.

Pris ensemble, ces éléments indiquent que la présidence est moins plombée par un scandale unique que par la conviction désormais bien établie que l’attention est mal orientée. Les 34% égalent le plus bas atteint après le 6 janvier, sans le 6 janvier 475. Les 73% montrent que le public voit de la distraction, pas seulement un désaccord 3. Les 78% chez les républicains et le taux d’enthousiasme de 19% indiquent que même l’équipe de Trump est moins mobilisée qu’au printemps 6104. Et le solde de moins 20 chez les électeurs blancs, conjugué à un niveau record d’intensité de l’opposition, montre que le mécontentement est étendu et profondément ressenti 92.

Ce que l’on sait

  • Le sondage CNN/SSRS publié le 29 juillet 2026 donne à Trump un taux d’approbation de 34%, égalant son plus bas historique après le 6 janvier. 475
  • Un nombre record de 73% estiment qu’il n’a pas accordé suffisamment d’attention aux problèmes les plus importants du pays, contre 27% qui jugent qu’il a eu les bonnes priorités. 3
  • Le sondage Economist/YouGov du 25 au 27 juillet a également relevé 34% d’approbation et 62% de désapprobation, soit un solde record de moins 28. 8

Ce que l’on ignore

  • Ces sources ne fournissent aucune ventilation vérifiée des évaluations portant spécifiquement sur la gestion des prix de l’essence, de l’inflation ou de l’immigration, ni de ventilation entre électeurs blancs diplômés ou non de l’enseignement supérieur.

La suite

  • Le chiffre sur les priorités évoluera-t-il dans les sondages de la fin de l’été, et l’enthousiasme des républicains se stabilisera-t-il ou continuera-t-il à baisser ?

Sources

Consultez les éléments à l’appui de ce reportage. La carte montre leurs liens ; les liens ci-dessous ouvrent les sources citées dans cet article.

La carte des sources se charge pendant votre lecture.

Sources citées

  1. Trump Approval Hits Post-Jan 6 Low: 73% Say He's DistractedHeyDay News · vidéo
  2. New CNN/SSRS poll shows Trump's approval rating matching career lowswww.usatoday.com
  3. CNN Poll: Americans doubt Trump is paying enough attention to the country’s most important problems - ABC17NEWSabc17news.com
  4. Trump approval rating hits career low at 34%, CNN poll findsqz.com
  5. Trump's Approval Rating Falls To Lowest Level Since Jan. 6 Insurrection, New Poll Findswww.yahoo.com
  6. CNN/SSRS poll finds record low support from Republicanswww.usatoday.com
  7. Trump Reaches ‘Career Low’ Job Approval of 34%: New CNN Poll - Yahoo News UKuk.news.yahoo.com
  8. Trump's job approval hits record low, driven down by Gen X, white Americans, and Independentsyougov.com
  9. Trump Approval Rating Crashes to Record Low With White People - Newsweekwww.newsweek.com
  10. Trump’s support among Republicans falls to its lowest mark on record, poll reveals | The Independentwww.independent.co.uk
  11. Trump Approval Rating Dealt Triple Blow—3 Polls Show All Time Low This Week - Newsweekwww.newsweek.com

Traduction mise à jour le 24 septembre 2026 à 17:19 UTC−5

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