Justice · Explosion à Jafarabad
Quatre morts dans l’explosion de gaz à Jafarabad ; deux arrestations dans le cadre de l’enquête sur les travaux d’égout
Les recherches sont terminées après une explosion qui a détruit une maison et en a endommagé plus de huit autres. Deux arrestations attirent l’attention sur la sécurité des travaux d’excavation, tandis que les chiffres des blessés restent inconciliables.
Vidéo en langue originale
Transcription · CHARGEMENT
Traduit de l’original anglais.
Suivi du dossierJour 6
1 reportage14 médias22 sources
Quatre personnes sont mortes dans une explosion de gaz qui a détruit une maison et en a endommagé plus de huit autres à Jafarabad, à Kermanshah, en Iran. Les recherches dans les décombres sont terminées. L’enquête sur la manière dont des travaux d’excavation pour le réseau d’égouts ont pu exposer un quartier résidentiel à une telle destruction, elle, se poursuit : un procureur a annoncé deux arrestations, tandis que les responsabilités techniques et même le bilan définitif des blessés restent indéterminés. 12 22 10
L’explosion a frappé le quartier de Mollahosseini le 26 octobre 2026. Un homme a été transporté à l’hôpital, où il est décédé ; les secouristes ont retrouvé sous les décombres une femme et deux autres hommes morts. Ces quatre décès sont confirmés par les comptes rendus ultérieurs des services de secours et de la justice. 12 22 10
Le procureur Hamidreza Karimi a annoncé les arrestations le 27 octobre, évoquant des manquements aux exigences de sécurité et des dommages causés aux conduites de distribution de gaz pendant les travaux d’excavation pour les égouts. Le compte rendu disponible ne précise pas l’identité des personnes détenues ni les chefs d’accusation. Ces arrestations constituent une avancée de l’enquête, et non une déclaration de culpabilité. 10
Cette distinction est importante, car l’enquête ne porte pas seulement sur la personne qui se trouvait le plus près de l’excavatrice. Karimi a déclaré qu’elle examinerait également d’éventuels manquements en matière de supervision, le respect par les entrepreneurs des consignes de sécurité et les insuffisances dans la réalisation du projet. La responsabilité pourrait aller au-delà des deux personnes détenues. 10
Un effondrement qui dépasse une seule maison
Selon l’entretien du chef des pompiers Saeed Ghaderi avec Fars, conservé par Sahebkhabar, les pompiers ont été alertés à 13:21, heure normale d’Iran, le 26 octobre. Il s’agit de l’heure de l’alerte enregistrée, et non de l’instant de l’explosion établi de façon indépendante. Douze pompiers ont été dépêchés, avec quatre véhicules de secours provenant de casernes voisines. Le directeur provincial de la gestion de crise, Mehdi Fattahian, a situé leur arrivée environ neuf minutes après l’alerte. 22 12
L’ampleur de l’effondrement et la possibilité que des personnes soient piégées sous les décombres ont conduit à demander des équipes de recherche et de sauvetage supplémentaires. Les pompiers ont travaillé aux côtés des secouristes du Croissant-Rouge, du personnel médical d’urgence et des équipes des services de l’eau, de l’électricité et du gaz. Les opérations comprenaient la vérification des zones endommagées pour rechercher d’éventuelles personnes piégées et l’évaluation de la sécurité des bâtiments voisins. 22 12
Le Croissant-Rouge a envoyé cinq équipes opérationnelles : une équipe d’évaluation, deux équipes cynophiles, une équipe d’intervention rapide pour le déblaiement des décombres et une équipe féminine Tavana, qui a pris en charge des blessés sur place. Son directeur provincial, Afshin Yeganeh, a d’abord décrit quatre logements touchés. Des évaluations ultérieures de Fattahian et Ghaderi ont fait état d’une maison entièrement détruite et de plus de huit autres endommagées, soit un impact plus étendu que celui relevé dans la première évaluation. 21 12 22
La situation des opérations de secours a également évolué entre les comptes rendus du matin. Dans son entretien avec Mehr, publié le 27 octobre à 05:00 UTC, Fattahian indiquait encore que le déblaiement et les vérifications de sécurité se poursuivaient. Les voisins et les proches n’avaient signalé aucune autre personne qu’ils pensaient ensevelie sous les décombres, mais il a déclaré que les vérifications se poursuivraient jusqu’à leur achèvement. Le compte rendu ultérieur du chef des pompiers, publié à 06:16 UTC, a annoncé la fin des recherches et du déblaiement après environ huit heures de travail. 12 22
L’annonce ultérieure établit que l’opération a pris fin. Aucun des deux comptes rendus n’explique pourquoi l’entretien antérieur la décrivait encore comme en cours, et aucun ne permet de calculer une heure d’achèvement exacte en ajoutant huit heures à l’heure de l’alerte initiale.
Quatre morts, aucun bilan des blessés établi de manière concordante
Les chiffres des blessés sont moins établis que celui des morts. Dans un compte rendu du 26 octobre relayé par Aria, Yeganeh a fait état de 12 blessés : neuf transportés dans des établissements de soins et trois pris en charge sur place. Le lendemain matin, Fattahian a indiqué que 14 personnes avaient été blessées dans un premier temps, tandis que Ghaderi en a dénombré 11 lors de son entretien avec Fars. 21 12 22
Ces deux comptes rendus des secours du 27 octobre incluaient une personne qui est décédée par la suite. Fattahian a indiqué que dix des 14 personnes initialement blessées avaient été transférées dans des établissements de soins, et que l’une de ces dix personnes — un homme — était morte à l’hôpital. Ghaderi a également fait état de 11 blessés, avant d’expliquer que l’un d’eux était mort à l’hôpital. Aucun de ces chiffres ne peut être interprété sans risque d’erreur comme un décompte des blessés encore en vie, auquel s’ajouteraient les quatre morts. 12 22
Dans un entretien ultérieur accordé à Mehr et publié le 27 octobre à 16:31 UTC, Karimi a fait état de quatre morts et de dix autres personnes blessées. Dix est donc le dernier chiffre des blessés rapporté dans ces comptes rendus, mais le procureur ne l’a pas explicitement présenté comme une rectification et n’a pas expliqué le lien avec les chiffres antérieurs. 10
Les différences entre les types de prise en charge et le décès à l’hôpital compliquent les comparaisons, mais ne suffisent pas à expliquer les écarts. Les comptes rendus ne permettent pas de déterminer si ces différences s’expliquent par des évaluations qui ont évolué, des catégories de décompte différentes ou autre chose. Ajouter un chiffre antérieur de blessés au bilan des morts reviendrait à affirmer une certitude que les informations rapportées ne permettent pas d’établir.
Fattahian a indiqué que les neuf patients restants transférés dans des établissements de soins étaient pris en charge et se trouvaient dans un état généralement satisfaisant le matin du 27 octobre. Il a également précisé que certains blessés avaient reçu des soins ambulatoires avant de sortir. Il s’agit d’un état des lieux à une date donnée, et non d’une confirmation de l’état actuel de ces patients. 12
De la canalisation endommagée à la question des responsabilités
Selon les premières explications, une excavatrice a heurté une canalisation de gaz pendant des travaux de pose de conduites d’égout menés par le service des eaux et de l’assainissement. Fattahian a expressément laissé aux experts le soin de déterminer la cause précise et de procéder à l’évaluation technique. Ghaderi a indiqué qu’une fuite de gaz en ville était le mécanisme immédiat. Aucune de ces déclarations ne permet d’établir l’enchaînement complet des défaillances ni d’en attribuer la responsabilité. 12 22
Les accusations de Karimi étendent l’enquête au-delà des dommages matériels causés à la canalisation. Il a déclaré que toute personne dont la négligence ou le manquement aux devoirs de supervision serait établi pourrait engager sa responsabilité pénale et civile, selon son rôle. Les informations rapportées reposent sur des entretiens avec des responsables des secours et de la justice ; elles ne comprennent pas de rapport technique final publié. 10 12
Ce que l’on sait
Ce que l’on ignore
- Le bilan définitif des blessés, la séquence technique complète, l’identité des personnes détenues et les chefs d’accusation précis, ainsi que la responsabilité d’autres personnes ou organisations, ne sont pas établis dans ces comptes rendus.
La suite
- Il faut attendre les conclusions techniques, un bilan des victimes établi de manière concordante et des éléments permettant de déterminer si les travaux d’excavation, les pratiques de sécurité de l’entrepreneur ou la supervision ont été défaillants.
Les arrestations ne mettent pas fin aux questions soulevées par les décombres. Établir qu’une fuite de gaz s’est produite est une partie de l’explication ; déterminer pourquoi les habitants y ont été exposés et qui a manqué à ses obligations est l’étape qui permettra d’établir les responsabilités.
Tel que diffusé 16 lignes
- A gas explosion killed four people and destroyed a home in Jafarabad. More than eight other homes were damaged. A prosecutor has announced two arrests in an investigation into damage to a gas line during sewer excavation.
- Investigators still have to determine which failures exposed residents to the blast, and who bears responsibility.
- The explosion struck the Mollahosseini neighbourhood of Jafarabad, in Kermanshah, Iran, on October twenty-sixth, twenty twenty-six. Fire-service command received the alert early that afternoon, and crews were sent from nearby stations.
- Twelve firefighters responded with four emergency vehicles. Provincial crisis-management officials put their arrival at about nine minutes after notification. The destruction extended beyond the collapsed home. An early Red Crescent assessment counted four affected residential units. Subsequent assessments described one home completely destroyed and more than eight others damaged.
- The Red Crescent sent five operational teams. Director Afshin Yeganeh described an assessment team, two search-dog teams and a rapid-response rubble-clearance team. A women's Tavana team also joined the operation and treated injured people at the scene.
- Firefighters worked alongside those rescuers, emergency medical personnel and water, electricity and gas-service crews. The scale of the collapse prompted requests for extra search teams because people could be trapped underneath. Crews also checked damaged areas and assessed the safety of neighbouring buildings.
- Search and rubble clearance ended after about eight hours of work. The fire chief announced completion after an earlier morning statement still described checks continuing. At that earlier stage, neighbours and relatives hadn't identified another person believed to be trapped.
- One man was taken to hospital and died there. Rescuers recovered a woman and two other men dead beneath the rubble. Those four deaths are consistent across the later official statements. The injury figures vary, and the officials haven't explained all the differences.
- The Red Crescent director counted twelve injured on October twenty-sixth. The next day, the crisis-management director gave fourteen, and the fire chief eleven. The prosecutor later gave ten other people injured. He hasn't reconciled that figure with the earlier counts.
- The earlier figures include people who were treated in different settings. Yeganeh said nine people were taken to medical facilities and three received treatment at the scene. Some injured people received outpatient care and were discharged. The hospital death also appears within the initial injury counts.
- Mehdi Fattahian said ten of the fourteen initially injured were transferred to medical facilities, and one of those ten died. Fire chief Saeed Ghaderi also included a person who later died in hospital within his account of eleven injured.
- Fattahian said the nine remaining patients were still under treatment and in generally satisfactory condition on the morning of October twenty-seventh. That was their condition then. Ten other people injured remains the prosecutor's later figure, without an announcement that it settles the earlier differences.
- An excavator striking a gas pipe during sewer installation was the initial explanation for the blast. Fattahian said experts would determine the precise cause. Ghaderi identified a city gas leak as the immediate mechanism, while the technical investigation continued.
- The work involved the water-and-wastewater utility's sewer-piping project. In the morning, Fattahian said water and electricity were connected in the neighbourhood. The criminal investigation now reaches beyond the damaged pipe to the safety of the excavation and the people responsible for supervising it.
- Prosecutor Hamidreza Karimi announced two arrests after initial inquiries. He alleges failures to observe safety requirements and damage to gas-distribution lines during sewer excavation. The detained people's identities and specific charges haven't been disclosed, and their guilt hasn't been decided.
- Karimi said investigators would examine possible failures of supervision, contractors' compliance with safety instructions and shortcomings in carrying out the project. Responsibility could extend to other people or organisations. Anyone whose negligence or supervisory failures are proven could face criminal and civil liability, depending on their role.
Sources
22 sources14 médias1 dépêche reprise
Carte des sources
Consultez les éléments à l’appui de ce reportage. La carte montre leurs liens ; les liens ci-dessous ouvrent les sources citées dans cet article.
La carte des sources se charge pendant votre lecture.
Traduction mise à jour le
Historique des révisions
- r1Première publication.
