Justice · Cruauté envers les animaux
Un éleveur intensif de chiots incarcéré après la découverte de 105 chiens négligés à Canning Vale
Les chiots de Jia Xu Dong étaient vendus dans une « salle d’exposition » à Perth, tandis que des chiens souffraient ailleurs. Sa peine de prison engage sa responsabilité, mais le rétablissement des survivants et les questions relatives aux mesures de protection demeurent.
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Traduit de l’original anglais.
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Jia Xu Dong n’a accepté que la RSPCA prenne en charge les chiens souffrants qu’à condition qu’elle les paie. La magistrate Sandra De Maio a rappelé cette exigence en décrivant un éleveur « indifférent à leur bien-être et à leur douleur ». 1
Dong a été condamné à neuf mois de prison après avoir plaidé coupable de 36 chefs d’accusation de cruauté envers des animaux et de deux chefs d’accusation pour violation d’une ordonnance judiciaire. De Maio lui a également infligé une amende de 5 000 A$ pour violation d’ordonnances. La peine fait suite à la découverte de 105 chiens dans une propriété de Canning Vale, à Perth, en décembre 2024. Environ un cinquième a dû être euthanasié. 1 18
La peine établit la responsabilité pénale de Dong pour la façon dont les chiens ont été traités. Mais l’aspect le plus révélateur de l’affaire est la séparation entre le lieu où les chiots étaient vendus et celui où les chiens étaient gardés : une maison à Como que la magistrate a qualifiée de « salle d’exposition », et un élevage à Canning Vale qu’elle a décrit comme « déplorable » et « atroce ». Le lieu de vente ne reflétait pas les conditions dans lesquelles l’activité était menée. 1
L’activité derrière la salle d’exposition
De Maio a rejeté la présentation que faisait Dong de lui-même comme un « amoureux des chiens malchanceux qui vendait des chiots nés accidentellement ». Elle a conclu qu’il se livrait à la vente de chiots. « Je ne crois pas un mot de ce qu’il dit », a-t-elle déclaré au tribunal. « Son histoire change comme les marées. » 1
L’ampleur des faits aide à comprendre sa conclusion. Le tribunal a appris que Dong avait fait naître 366 chiots vivants entre 2021 et 2025 ; la RSPCA en estimait le nombre à 390. Il s’agit de chiffres différents, qui n’ont pas été réconciliés. La RSPCA a également estimé qu’il aurait pu tirer 1,17 million A$ de la vente de chiots. Il s’agit de ventes potentielles, et non de recettes vérifiées, de sommes attribuées à Dong ou de bénéfices après déduction des coûts. 1
Lors d’un précédent séjour de deux mois en Chine, 65 chiots sont nés, a appris le tribunal. Cette absence était distincte du voyage à Albany pendant lequel il a laissé les chiens dans la chaleur, alors que les températures dépassaient 40 degrés Celsius. 1
L’affaire a été révélée après la fuite de chiens. Dans son annonce des accusations, le 19 mai 2025, la RSPCA WA a indiqué qu’un agent de la municipalité de Canning avait signalé, à la mi-décembre 2024, la présence d’un grand nombre de chiens errant à l’extérieur de la propriété. L’agent avait déjà emmené deux chiens pour qu’ils reçoivent des soins vétérinaires d’urgence. L’annonce faisait état de la découverte de 105 chiens, mais la date exacte de cette découverte n’a pas été établie. 18
Les inspecteurs ont trouvé des chiots et des adultes : des cockers, des corgis, des bouledogues français, des golden retrievers, des groodles et d’autres chiens croisés. Des excréments s’étaient accumulés autour d’eux. Certains portaient des blessures récentes dues à des bagarres ; environ 15 avaient des problèmes dentaires. D’autres avaient le pelage emmêlé, des épillets incrustés, des infections des yeux ou des oreilles, ou souffraient de malnutrition. Certains présentaient des problèmes psychologiques. 1
Dong soignait les plaies avec du miel. De Maio a déclaré qu’« il avait totalement failli à leur égard sur tous les aspects de leurs soins ». Elle a également conclu qu’il avait inventé des symptômes psychiatriques pour expliquer son comportement — une conclusion sur les explications qu’il avait données au tribunal, et non le résultat d’une évaluation clinique indépendante. 1
Il ne s’agissait pas simplement d’un différend sur le nombre de chiens qu’un éleveur pouvait prendre en charge. Les conclusions font état de manquements aux soins de base, touchant aussi bien les chiots proposés à la vente que les chiens adultes gardés dans l’élevage. Leur valeur commerciale ne les avait pas protégés contre la négligence.
La survie n’est qu’un début
Les résultats rapportés montrent à la fois l’ampleur du sauvetage et ses limites. Environ 20 % des chiens ont dû être euthanasiés, tandis que jusqu’à 80 % ont été sauvés. Beaucoup ont trouvé un nouveau foyer. Ces proportions arrondies ne doivent pas être transformées en nombres exacts de décès ou d’adoptions, et survivre n’est pas la même chose que trouver un nouveau foyer. 1
À la sortie du tribunal, Jayde Palin, inspectrice principale de la RSPCA, a déclaré que 70 à 80 % des chiens qu’elle avait aidés vivaient désormais dans des foyers. Sa description faisait place à des expériences très différentes parmi les survivants : ils « vivent leur meilleure vie ou essaient de vivre aussi normalement que possible ». 1
Cette distinction est importante. Un nouveau foyer représente un changement considérable dans la vie d’un chien, mais ne prouve pas que les conséquences de la négligence ont pris fin. Les propos de Palin reconnaissent que certains animaux essaient encore de vivre normalement après ce qu’ils ont subi.
Palin s’est félicitée de la peine de prison et a qualifié de « réconfortant » le fait que la plupart des chiens aient pu être sauvés. Elle a également attiré l’attention sur la contradiction au cœur de ce commerce : il s’agissait de races recherchées, pour lesquelles les gens payaient des sommes importantes, alors que les inspecteurs ont découvert un grand nombre d’animaux en souffrance. Les acheteurs s’attendraient à ce qu’ils aient été bien traités, a-t-elle déclaré. 1
La peine ne peut pas annuler les décès. Elle ne met pas non plus fin au travail entrepris par les inspecteurs et les foyers qui ont recueilli les chiens survivants. Le tribunal a statué sur la responsabilité pénale de Dong ; le rétablissement est une autre tâche.
Ce que la peine ne règle pas
L’élevage intensif de chiots doit être aboli.
La conclusion de De Maio allait au-delà des infractions individuelles et visait l’activité qui les sous-tendait. Mais son appel à abolir l’élevage intensif de chiots n’a pas, à lui seul, créé d’interdiction législative. 1
Le Parlement d’Australie-Occidentale a adopté en décembre 2021 la loi Dog Amendment (Stop Puppy Farming) Act afin de mieux réglementer l’élevage. L’adoption et la mise en œuvre ne sont pas équivalentes : la loi distingue les dispositions entrant en vigueur le lendemain de la sanction royale de celles entrant en vigueur par proclamation. Les informations disponibles sur l’entrée en vigueur ne permettent pas d’établir quelles réformes précises étaient appliquées au moment du compte rendu de la condamnation. Il serait donc erroné de considérer que le titre ou l’adoption de la loi prouve que toutes les mesures étaient déjà en vigueur. 3 6
Une question concernant les restrictions visant Dong lui-même reste également en suspens. The West Australian a rapporté le 15 août 2025 qu’il lui était interdit de posséder des animaux. Le compte rendu disponible ne précise ni les modalités exactes ni la durée de cette interdiction, et ne permet pas non plus d’en connaître le statut ultérieur ; il ne faut pas la présenter comme une nouvelle restriction imposée avec cette peine de prison. 7
Le compte rendu de la condamnation par ABC a été publié le 28 octobre 2026, mais ne précisait pas quand la peine avait été prononcée. Les modalités exactes des ordonnances violées, d’éventuelles ordonnances de frais supplémentaires et l’existence d’un appel restent également à confirmer. 1
Au-delà de ces poursuites, la question est de savoir si des contrôles applicables de l’élevage et des restrictions de propriété empêcheront une autre exploitation de dissocier un lieu de vente respectable des souffrances infligées ailleurs. Pour ces chiens, les faits établis sont plus immédiats : la plupart ont survécu, beaucoup ont trouvé un foyer et certains essaient encore de vivre normalement. Une peine de prison répond à la question de la responsabilité. Elle ne signifie pas que le préjudice a pris fin.
Tel que diffusé 14 lignes
- Jia Xu Dong received nine months in prison after leaving more than a hundred dogs suffering. About a fifth of the dogs had to be put down, and survivors faced recovery from neglect. What does his punishment change for the rescued dogs, and the breeding trade that left them suffering?
- Magistrate Sandra De Maio sentenced Dong to nine months in prison and fined him five thousand Australian dollars for breaching orders. He'd pleaded guilty to 36 animal-cruelty charges and two charges of breaching a court order.
- The dogs were discovered in December 2024, after some escaped and roamed outside the property. A City of Canning ranger alerted the RSPCA in mid-December. The ranger had already taken two dogs for urgent veterinary attention. Inspectors ultimately found 105 dogs, including puppies and adults.
- Dong sold puppies from a house in Como that the magistrate called a showroom. He kept the dogs in Canning Vale, another Perth suburb. The court heard he left them in the heat and went to Albany.
- Temperatures exceeded forty degrees Celsius during the abandonment. De Maio described the breeding property's conditions as deplorable and horrendous. She rejected Dong's portrayal of himself as a dog lover selling puppies born by accident. “I simply do not believe a word he says,” she told the court. “His story changes like the tides.”
- The court heard Dong bred 366 live puppies between 2021 and 2025. The RSPCA estimated 390. It also estimated he could have made one point one seven million Australian dollars from puppy sales. That figure describes potential sales, rather than money proven to have reached him.
- During an earlier two-month trip to China, 65 puppies were born, the court heard. That was a separate absence from his trip to Albany. De Maio concluded that Dong had invented psychiatric symptoms to explain his behaviour. She also noted his professed desire to establish a dog refuge in China.
- Inspectors found cocker spaniels, corgis, French bulldogs, golden retrievers, groodles and other mixed breeds. Faeces had accumulated around the dogs. Some had fresh wounds from fighting, and about fifteen had dental problems. The neglect affected both puppies and adult animals.
- Other dogs had matted coats, embedded grass seeds, eye and ear infections, or malnutrition. Some had psychological problems. Dong had treated wounds with honey. De Maio said he'd only allow the RSPCA to take the dogs if it paid for them. She described him as indifferent to their pain and said he'd failed every aspect of their care.
- De Maio called for puppy farming to be abolished. Her criticism reached beyond Dong's treatment of individual animals to the business behind it. Puppies were offered to buyers at a showroom while the dogs producing them endured severe neglect elsewhere.
- Western Australia's Parliament passed the Dog Amendment, Stop Puppy Farming Act in December 2021 to better regulate breeding. Some provisions commence after Royal Assent, while others require proclamation. Which specific reforms were operating by this sentencing isn't clear. Dong was reportedly banned from owning animals in 2025. That ban's terms and current status also aren't clear.
- About twenty per cent of the dogs had to be euthanised, while up to eighty per cent were saved. Senior inspector Jayde Palin said seventy to eighty per cent of the dogs she'd helped were now living in homes.
- Those rounded figures describe survival and finding a home separately. They don't give an exact adoption count. Palin welcomed the prison sentence and called it heartwarming that most dogs could be saved. She said people paid substantial amounts for these desirable breeds and would expect them to be well cared for.
- Palin said seeing the dogs in homes made the work worthwhile. Some were living their best lives, she said, while others were trying to live as normally as possible. Many survivors had reached new households, but their recovery from the neglect was still continuing.
Sources
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