Conflits · Discours de Trump sur les frappes contre l’IranDossier en cours · reportage 4 sur 4
Trump désigne des cibles qui restent à traiter en Iran, mais ne tranche pas sur de nouvelles frappes
Trump affirme que la capacité nucléaire de l’Iran est détruite, mais désigne des cibles qui restent à traiter. Ses propos du soir de l’élection laissent les nouvelles attaques à l’état de possibilité, tandis que les médiateurs maintiennent les discussions en cours.
Vidéo en langue originale
Traduit de l’original anglais.
Ce qui a changé depuis notre dernier reportage
94 jours plus tard
Avant
Trump annule une frappe contre l’Iran et évoque ses alliés du Golfe et une ébauche d’accord sur OrmuzEncore en suspens
- Aucune information vérifiée sur l’ampleur de l’opération annulée, ses cibles ou le rôle d’Israël.
- Aucun intervenant précis confirmé pour la mise en garde contre une action aventureuse, au-delà de l’Iran en général.
Ce que nous comptions surveiller
- Les pourparlers annoncés pour lundi auront-ils lieu et déboucheront-ils sur un résultat vérifiable ?
- Le détroit d’Ormuz sera-t-il rouvert dans le cadre d’un quelconque arrangement lié à Oman ?
Maintenant
Trump affirme que la capacité nucléaire de l’Iran est détruite, mais désigne des cibles qui restent à traiter. Ses propos du soir de l’élection laissent les nouvelles attaques à l’état de possibilité, tandis que les médiateurs maintiennent les discussions en cours.
Donald Trump affirme que les États-Unis ont détruit la capacité nucléaire de l’Iran. Il affirme également qu’un complexe nucléaire souterrain présumé doit encore être neutralisé. Entre ces deux affirmations, une question reste sans réponse : que pense-t-il qu’il reste, et a-t-il décidé de l’attaquer ? Sa dernière réponse publique présente explicitement toute nouvelle action militaire comme conditionnelle.22217
« Et peut-être que je le ferai, ou peut-être pas. Peut-être qu’ils seront raisonnables, et peut-être pas », a déclaré Trump à Martha MacCallum, de Fox News, alors que les résultats des élections étaient annoncés le 3 novembre 2026. Il a de nouveau affirmé que l’Iran avait été pratiquement anéanti, mais n’a annoncé aucun ordre de frapper les sites restants dont il avait parlé quelques jours plus tôt.17
Cette distinction est importante. Trump a désigné publiquement une cible potentielle et affirmé que les forces américaines pourraient s’en occuper rapidement. Aucune de ces déclarations n’établit qu’une opération a été approuvée. Pendant ce temps, le Qatar affirme que Washington et Téhéran examinent encore les propositions des médiateurs, alors même que des responsables iraniens font état d’un profond désaccord entre les parties et menacent de riposter à de nouvelles attaques américaines. Les menaces sont réelles ; aucune décision de lancer l’offensive renouvelée évoquée n’a été rendue publique.2214
Un site désigné, une lacune inexpliquée
Les propos sur « un ou deux sites » remontent au 31 octobre, lors d’un événement d’Halloween dans la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride. Ils ont été rapportés le 1er novembre ; cette date de publication ne doit pas être confondue avec une nouvelle annonce cette semaine. Interrogé sur les négociations, Trump a décrit les discussions comme « se déroulant bien », mais a déclaré que l’Iran n’était « pas très fiable ».37
RTÉ a conservé l’essentiel de la déclaration : « Nous avons anéanti leur programme nucléaire. Nous devons encore nous occuper, je dirais, d’un ou deux sites, mais nous pouvons le faire en 10 minutes. » Trump a ensuite cité Pickaxe Mountain, déclarant que le site devait être pris en charge et que cela pouvait être fait rapidement. RTÉ le décrit comme un complexe nucléaire souterrain présumé ; le gouvernement iranien nie que des activités nucléaires y soient menées.22
L’affirmation concernant les dix minutes était celle de Trump au sujet des capacités militaires américaines — et non une évaluation indépendante de la faisabilité, une date de frappe ou un ordre annoncé. Ses propos n’expliquaient pas quelle capacité nucléaire, selon lui, subsiste à Pickaxe Mountain, ni quels éléments étayent cette évaluation. Affirmer que la capacité nucléaire a disparu tout en désignant un complexe nucléaire présumé comme une affaire non réglée laisse une lacune considérable dans son récit.
La même prudence s’impose face à ses affirmations plus générales sur les destructions. Dans le compte rendu vidéo de Reuters publié le 1er novembre, Trump a déclaré que l’action américaine avait anéanti presque tous les équipements militaires de l’Iran, une grande partie de ses capacités de production et sa capacité nucléaire. Ces déclarations présentent son évaluation ; le compte rendu ne fournit aucune vérification indépendante des dégâts.2
Les versions publiées de l’échange du soir d’Halloween diffèrent aussi dans leur formulation exacte. The Times of Israel a rapporté les expressions « se déroulant bien » et « pas très fiable » ; Ynet a cité « Bien » et « pas très digne de confiance », suivis d’une accusation selon laquelle l’Iran conclut des accords puis revient sur ses engagements. Les deux récits expriment de la méfiance. En l’absence de transcription complète et authentifiée, leurs extraits ne peuvent être assemblés de façon responsable pour former une seule citation continue. Ynet a également rapporté que Trump avait dit : « Nous avons un plan » — ce qui ne permet toujours pas d’établir qu’il a ordonné sa mise à exécution.37
La position du secrétaire d’État Marco Rubio, le 31 octobre, était plus directe : Trump n’avait pas décidé de nouvelles frappes et restait ouvert à une solution diplomatique. The Times of Israel a rapporté séparément un appel de Trump avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, dans un contexte de préparatifs en vue de nouvelles attaques, mais le compte rendu disponible n’établit ni le contenu de l’appel ni son lien avec une opération approuvée.221
Être prêt ne signifie pas donner l’ordre de frapper
Trump a continué d’évoquer la préparation militaire parallèlement aux négociations lors d’un entretien téléphonique de six minutes avec le Financial Times, rapporté le 3 novembre. Interrogé sur les signes d’une possible attaque plus tard dans la semaine, il a laissé ouverte la possibilité qu’il n’y ait aucune attaque.14
Je suis prêt, nous sommes prêts. Nous sommes parés et armés si nous devons intervenir, mais il se peut qu’il n’y ait aucune raison de le faire.
Dans cet entretien, rapporté par Reuters, Trump a déclaré que les discussions indirectes sur les stocks d’uranium enrichi de l’Iran se poursuivaient. « Nous semblons obtenir tout ce que nous voulons », a-t-il dit. L’heure exacte de l’enregistrement n’étant pas établie, le 3 novembre est la date de publication de l’article, et non une heure vérifiée de la conversation. Lors de l’échange avec MacCallum, le soir de l’élection, documenté séparément, il présentait encore toute nouvelle action comme un choix.1417
Trump a également reconnu que l’Iran faisait « partie » des raisons expliquant les pertes électorales des républicains, tout en défendant la guerre comme nécessaire pour empêcher l’Iran de se doter de l’arme nucléaire. Il s’agissait de son explication du vote et de sa justification de la guerre, et non d’une preuve des causes de l’élection ou d’un calendrier nucléaire établi de façon indépendante.17
Le 8 octobre, HeyDay News a rapporté les propos rassurants tenus le 7 octobre par Trump : « Nous protégeons nos villes. Nous protégeons notre pays », après qu’il eut évoqué, à titre hypothétique, des attaques iraniennes contre Los Angeles et San Diego. Il s’agissait d’une assurance de protection, et non de l’annonce d’une nouvelle mesure de défense. La situation a évolué depuis : il a désigné des sites iraniens restants, mais ses dernières déclarations ne vont toujours pas jusqu’à annoncer une décision de les attaquer.
Cela ne signifie pas que les forces américaines ont cessé de recourir à la force. Un responsable américain a déclaré à Reuters que les forces avaient mené des frappes « défensives » sur l’île de Qeshm contre des missiles sol-air utilisés contre des biens américains. Un autre responsable a qualifié ces frappes de limitées et affirmé qu’elles ne signalaient pas une reprise des opérations de combat de grande envergure. Il ne faut pas les confondre avec une offensive annoncée contre Pickaxe Mountain.14
La diplomatie se poursuit sans échéance convenue
Le 3 novembre, le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed al-Ansari, a déclaré que les deux gouvernements examinaient les propositions des médiateurs. Les discussions se sont poursuivies après le retour de la délégation du Qatar de Téhéran à Doha. Un haut responsable iranien a néanmoins déclaré à Reuters que les positions des deux parties restaient très éloignées.14
Les exigences de l’Iran comprenaient un allègement des sanctions pétrolières, la fin du blocus naval américain et le déblocage de fonds iraniens gelés. Mohsen Rezaei, secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, a jugé la réponse américaine peu convaincante et exigé des mesures explicites concernant les sept conditions de l’Iran avant la réouverture du détroit d’Ormuz. Le compte rendu disponible ne détaille pas ces sept conditions. Un haut responsable iranien a également mis en garde contre une riposte vigoureuse aux frappes américaines, dans la région et au-delà.14
Un responsable informé des discussions s’attendait à recevoir des réponses de Washington et de Téhéran dans les 36 heures suivant la publication de l’article, le 3 novembre. Un haut responsable iranien a déclaré séparément qu’il n’y avait pas de délai pour échanger des messages ou examiner les réponses. L’attente d’une réponse ne constitue pas un ultimatum, et aucun des deux récits ne fait état d’un accord programmé.14
La prochaine étape décisive n’est donc pas une nouvelle affirmation sur la rapidité avec laquelle un site pourrait être frappé. Il s’agit de savoir si les échanges par l’intermédiaire des médiateurs aboutiront à un accord — ou si Trump annoncera effectivement de nouvelles attaques. Pour l’heure, il a précisé la menace tout en laissant sa décision conditionnelle.
Chronologie
Jour 98 · 4 reportages
Nos diffusions · Mise à jour 1
Les États-Unis lancent de lourdes frappes contre l’Iran après l’échec d’une attaque en Jordanie2 jours plus tard
Nos diffusions · Mise à jour 2
La frappe contre l’Iran prévue pour le week-end — puis annuléeNos diffusions · Mise à jour 3
Trump annule une frappe contre l’Iran et évoque ses alliés du Golfe et une ébauche d’accord sur Ormuz3 mois plus tard
Premier à rapporter
Nos diffusions · Mise à jour 4Vous êtes ici
Trump désigne des cibles qui restent à traiter en Iran, mais ne tranche pas sur de nouvelles frappes
Tel que diffusé
- Trump kept further attacks on Iran on the table: “Maybe I will or maybe I won't.”
- Mediators are trying to prevent another escalation, while Iran ties reopening the Strait of Hormuz to its demands.
- On October 8, we reported Trump's assurance that America would protect its cities, after his hypothetical references to Iranian attacks on Los Angeles and San Diego. His latest comments leave further American attacks on Iran explicitly undecided.
- Has his talk of remaining Iranian sites become a decision to attack, or is diplomacy still shaping his next move?
- Trump's reference to “one or two sites” dates to October 31. Those remarks appeared in coverage on November 1. His fresh statement came during election returns on November 3, when he again left further action conditional.
- Trump spoke at a Halloween event at Mar-a-Lago, his estate in Palm Beach, Florida. Asked about negotiations, he described talks as “going fine,” but said Iran was “not very reliable.” He also claimed sweeping damage to Iran's capabilities.
- He said American action had destroyed almost every piece of Iran's military equipment, much of its manufacturing capability and its nuclear capability. Those were Trump's assertions. He didn't explain how he measured that damage.
- Trump claimed one or two sites remained and said they could be dealt with in 10 minutes. That was his claim about American capability. He gave no strike date and didn't announce an order to attack them.
- Trump singled out Pickaxe Mountain, a suspected underground nuclear complex in Iran. Iran's government denies nuclear work takes place there. Trump said it needed attention, even as he claimed Iran's nuclear capability had already been destroyed.
- He hasn't explained what nuclear capability he believes remains there. His description of destruction and his reference to unfinished work leave that question unresolved.
- Trump accused Iran of making deals and then backing out, and said America wasn't in a hurry. He also said, “we have a plan.” He still left the choice of whether to use force open.
- Secretary of State Marco Rubio said on October 31 that Trump hadn't decided on fresh strikes and remained open to diplomacy. Trump also spoke with Israeli Prime Minister Benjamin Netanyahu amid preparations for renewed attacks.
- Trump continued to describe military readiness alongside negotiations in a six-minute telephone interview made public on November 3. He said, “We're locked and loaded if we need to go, but there may be no reason for it.”
- Trump said indirect discussions about Iran's enriched-uranium stockpile were continuing. He also said, “We seem to be getting everything we want.” By election night, he was still describing another attack as a choice he might make.
- Trump again claimed Iran had been practically wiped out, then said, “And maybe I will or maybe I won't. Maybe they'll get smart and maybe they won't.” He announced no decision to attack the remaining sites.
- He acknowledged Iran was “part of” the explanation for Republican election losses, while defending the war as necessary to prevent an Iranian nuclear weapon. That was his explanation of the vote and his justification for the war.
- Separately, a U.S. official said American forces carried out defensive strikes on Qeshm Island against missiles used against U.S. assets. Another official described those strikes as limited and said they didn't signal a return to major combat operations.
- Qatar said both governments were reviewing mediators' proposals on November 3. Foreign ministry spokesperson Majed al-Ansari said talks continued after Qatar's delegation returned from Tehran to Doha. A senior Iranian official said the sides remained far apart.
- Iran's demands included relief from oil sanctions, an end to the American naval blockade and release of frozen Iranian funds.
- Mohsen Rezaei, secretary of Iran's Supreme National Security Council, called America's response unconvincing. He demanded explicit action on Iran's seven conditions before reopening the Strait of Hormuz. A senior Iranian official also warned of a forceful response to American strikes.
- An official briefed on the talks expected feedback within 36 hours of November 3. A senior Iranian official separately said there was no deadline for exchanging messages or reviewing responses. The two governments hadn't committed to an agreement by then.
- Trump has publicly identified a suspected nuclear site and threatened further action. His latest words leave that action conditional. Both governments are still reviewing proposals through mediators.
Sources21
27 sources de 21 médias· Les plus cités d’abord
Fox Newsfoxnews.com3
- Premier signalement
- Trump insists Iran war was necessary after historic midterm losses for GOP | Live Updates from Fox News Digital
- Trump: Going after Iran’s Pickaxe Mountain ‘not a big deal,’ can do it in 1 hour | Fox News Video
- Trump says Iran's forces 'decapitated' as Tehran warns US of 'unpredictable' military response | Live Updates from Fox News Digital
Iran International | Iran Internationaliranintl.com2
Israel.comisrael.com2
RTE.ierte.ie2
The Times of Israeltimesofisrael.com2
ABC Newsabcnews.com1
dailycallernewsfoundation.org1
Dawndawn.com1
- Premier signalement
- Trump says US still has to 'take care' of one or two targets in Iran - DAWN.COM
Geopolitikigeopolitiki.com1
Intelligencernymag.com1
- Premier signalement
- Trump Says We’re ‘Not Fighting a War’ As He Bombs Iran Again
Traduction mise à jour le





