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ReportageDossier en cours · reportage 6 sur 7

Trump rejette l’offre de l’Iran sur Ormuz. Le compte à rebours de sept jours n’a jamais commencé

Trump a rejeté l’offre conditionnelle de l’Iran concernant Ormuz, mais Téhéran attend une réponse officielle des États-Unis. Le délai proposé de sept jours n’a pas commencé et la navigation est loin d’être normale.

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Dossier en coursJour 49

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Tout le dossier
10 jours calmes18 jours calmes4 jours calmes
  1. Mise à jour 1L’Iran aux États-Unis : levez les sanctions, retirez vos forces, ou le détroit restera fermé
  2. Mise à jour 2Un mort dans le détroit : la frappe contre le Minoan Dignity met à l’épreuve le contrôle d’Ormuz
  3. Mise à jour 3Ormuz bloqué après l’expiration de l’accord entre les États-Unis et l’Iran — les versions s’opposent
  4. Mise à jour 460 jours écoulés, aucun accord signé et Ormuz reste fermé
  5. Mise à jour 5Anéantissement le matin, discussions productives le soir : le marchandage autour d’Ormuz après trois heures à New York
  6. Mise à jour 6Trump rejette l’offre de l’Iran sur Ormuz. Le compte à rebours de sept jours n’a jamais commencéVous êtes ici
  7. Mise à jour 7Les combats au Yémen déracinent 200,000 personnes tandis que des aéroports sont attaquésPlus récent

Ce qui a changé depuis notre dernier reportage

4 jours plus tard

Avant

Anéantissement le matin, discussions productives le soir : le marchandage autour d’Ormuz après trois heures à New York

Encore en suspens

  • Aucun compte rendu vérifié de la disposition des participants, aucun texte signé ni aucune vérification convenue concernant l’allègement, les avoirs ou le cessez-le-feu.
  • Aucune acceptation américaine de l’une ou l’autre des listes de conditions iraniennes.

Ce que nous comptions surveiller

  • Les médiateurs parviendront-ils à produire un texte daté et les transporteurs maritimes reprendront-ils leurs activités avant l’échéance du 3 novembre ?
  • L’allègement du blocus et le nombre de pétroliers évolueront-ils de concert, ou les menaces reprendront-elles ?

Maintenant

Trump a rejeté l’offre conditionnelle de l’Iran concernant Ormuz, mais Téhéran attend une réponse officielle des États-Unis. Le délai proposé de sept jours n’a pas commencé et la navigation est loin d’être normale.

Désormais établi

  • Trump a publiquement rejeté l’offre de l’Iran ; Araghchi affirme que Téhéran attend une position officielle des États-Unis par l’intermédiaire de médiateurs.

Le président Donald Trump a rejeté le 26 septembre l’offre de l’Iran visant à rétablir une circulation maritime normale dans le détroit d’Ormuz. Pourtant, le compte à rebours de sept jours au cœur de cette offre n’a pas commencé : le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a déclaré qu’il ne débuterait que si les États-Unis acceptaient le plan. Trump a décrit l’Iran comme souhaitant ouvrir immédiatement le détroit, sans préciser quelles conditions proposées il avait rejetées. Araghchi affirme que Téhéran attend une position officielle des États-Unis, transmise par des médiateurs, avant de décider de la suite. Le refus public est clair ; une réponse officielle par ce canal ne l’est pas. 19 17 74

J’ai rejeté leur accord. Ils veulent conclure un accord qui consiste à ouvrir immédiatement le détroit parce qu’ils sont en train de perdre lourdement.

Donald Trump 10

Trump a également déclaré qu’il aimait conclure des accords. Son interprétation des motivations de l’Iran lui appartient et ne constitue pas une explication vérifiée de la proposition de Téhéran. Aucune acceptation des États-Unis, aucun cessez-le-feu ni aucun retour à une navigation commerciale régulière n’a été établi. La distinction pratique se situe entre une offre de réouverture d’une voie navigable et une voie que les navires peuvent de nouveau emprunter de manière prévisible. 10 20

Il s’agit d’un changement par rapport à l’ouverture diplomatique dont nous avons rendu compte le 23 septembre. Notre article précédent décrivait environ trois heures de discussions de proximité entre les États-Unis et l’Iran le 22 septembre, en marge de l’Assemblée générale de l’ONU à New York. Des médiateurs faisaient la navette entre les délégations ; la question de savoir si des émissaires de haut rang s’étaient rencontrés en personne était contestée. Trump avait qualifié les discussions de productives et évoqué une nouvelle rencontre prochaine. L’Iran a ensuite transmis sa nouvelle proposition par l’intermédiaire du Qatar. Avant le rejet de Trump, un responsable américain avait qualifié de constructives les discussions menées par des médiateurs, y compris sur les questions nucléaires, tout en affirmant que Washington n’était pas pressé. Ces propos ne constituaient pas une acceptation et ne doivent pas être confondus avec la position de Washington après la déclaration du président. 35 37

Ce que l’Iran a mis sur la table

L’échange rapporté était conditionnel ; il ne s’agissait pas d’une offre d’ouvrir d’abord Ormuz et de régler tout le reste par la suite. Selon les comptes rendus, l’Iran demandait la fin du blocus naval américain de ses ports, un allègement des sanctions sur les ventes de pétrole iranien et un cessez-le-feu régional incluant le Liban, tout en proposant de rétablir le passage et de reprendre les négociations nucléaires. DW News et The Telegraph ont également rapporté une demande de libération d’au moins $12 milliards de fonds iraniens gelés. Le texte écrit complet de la proposition et les éléments comptables à l’appui de ce montant n’ont pas été authentifiés de manière indépendante. Qualifier l’offre de plan en sept points n’établit pas le texte exact de sept dispositions convenues. 5 33 40

Araghchi a précisé à quel moment commencerait la période qu’il proposait : « Le délai de sept jours commencera dès que les États-Unis accepteront ce plan. » Une offre formulée le 25 septembre ne fixait donc pas automatiquement une échéance de réouverture sept jours plus tard. Ce qui se passerait pendant ces jours est moins clairement établi. 74

Dans son article du 26 septembre, The Guardian indique qu’Araghchi a décrit quatre à cinq jours d’étapes initiales, une possible ouverture au sixième jour et des négociations nucléaires au septième jour. L’article de The Telegraph du 25 septembre situe la réouverture au septième jour, avec des discussions globales après la trêve. L’article de CNN du 25 septembre décrit un délai de sept jours pour que les États-Unis acceptent avant la reprise des négociations. Il s’agit de descriptions différentes d’une séquence lourde de conséquences, et non de trois étapes que l’on pourrait sans risque réunir en un calendrier définitif. Aucun texte authentifié de la proposition ne permet de trancher. 9 40 39

Araghchi a lié les conditions nécessaires à un mémorandum convenu en juin, qui aurait porté sur un cessez-le-feu, la navigation, les sanctions et les questions nucléaires. Cette approche a ensuite échoué, sur fond de nouvelles frappes et de différends sur la formulation, notamment au sujet du contrôle du détroit ; les comptes rendus consultés ne permettent pas d’établir la date exacte de sa signature en juin. Le président iranien Masoud Pezeshkian a déclaré qu’un processus de cessez-le-feu pourrait commencer si les États-Unis acceptaient, que l’Iran respecterait les engagements pris et que des inspecteurs nucléaires internationaux pourraient entrer dans le cadre d’accords négociés. Rien de tout cela ne signifie que des inspecteurs soient entrés dans le cadre de cette offre. Le désaccord de fond demeure : Washington exige un enrichissement iranien nul, tandis que Téhéran revendique un droit à l’enrichissement à des fins civiles. 35 20 39

Le transport du pétrole ne signifie pas une navigation normale

Depuis le début de la guerre, déclenchée par les frappes américaines et israéliennes à la fin du mois de février, le détroit d’Ormuz est décrit comme étant de fait fermé à la navigation commerciale normale. Les menaces et les attaques iraniennes contre des navires ont fait chuter le trafic. « De fait fermé » ne signifie pas qu’aucun navire ne passe. Environ un cinquième du pétrole et du gaz mondiaux transitent normalement par le détroit ; la différence entre le passage de certaines cargaisons dans des conditions de guerre et un accès fiable pour la navigation ordinaire est donc importante bien au-delà du Golfe. 1 17

Le suivi visible des navires commerciaux a recensé quatre traversées le 21 septembre, trois le 22 septembre — toutes vers l’extérieur ce jour-là — et neuf le 24 septembre. Une moyenne antérieure rapportée sur 10 jours était d’environ 15 traversées par jour ; un compte rendu ultérieur a fait état d’une moyenne sur 10 jours d’environ 18. Ces instantanés portent sur des périodes différentes et peuvent ne pas inclure les navires qui désactivent leur système de suivi. Ils ne constituent ni un décompte de tous les navires empruntant le détroit, ni une série synchronisée montrant que le trafic normal a repris. 59 55 35

Les volumes de pétrole racontent un autre aspect de la situation. Les données préliminaires de Kpler évaluent les exportations de brut à 33.7 millions de barils depuis le début de la semaine du 20 septembre ; il ne s’agit pas du total d’une semaine complète. Un décompte distinct fondé sur les données de Kpler situe la moyenne mobile sur sept jours des flux pétroliers au-dessus de 13.5 millions de barils par jour. Des responsables américains ont, séparément, estimé le volume à environ 60 millions de barils en 72 heures ; les périodes, les navires pris en compte et les méthodes n’ont pas été harmonisés. Le Commandement central des États-Unis a déclaré que le mouvement de brut dépassait 85% de son niveau d’avant-guerre et que des dizaines de navires passaient chaque jour, tandis qu’ABC News a rapporté que le gazole et le carburéacteur circulaient beaucoup plus lentement que le brut. Aucune de ces estimations de volumes pétroliers ne mesure si toutes les catégories de navires commerciaux peuvent naviguer régulièrement et en toute sécurité. 57 58 56 21

Trump a affirmé que 29 navires étaient sortis la nuit précédente et a assuré que les États-Unis exerçaient un contrôle total sur le détroit. Ni son décompte et la période exacte à laquelle il se rapporte, ni son affirmation de contrôle total n’ont été vérifiés de manière indépendante ici. Le critère utile n’est pas de savoir si un pétrolier peut parfois passer. Il s’agit de savoir si les équipages et les propriétaires de cargaisons peuvent compter sur un passage sans risque d’attaque, sans escorte en temps de guerre et sans incertitude liée aux sanctions. 19

Les pressions qui sous-tendent le refus

Pezeshkian affirme que le blocus et les sanctions font monter les prix et provoquent des pénuries de produits de première nécessité en Iran ; ce sont ses descriptions, et non une série de prix ou de pénuries vérifiée indépendamment. L’ambassadeur des États-Unis auprès de l’ONU, Mike Waltz, affirme que les réserves de l’Iran sont épuisées et que ses Gardiens de la révolution contrôlent 40–50% de l’économie. Il affirme également que 146 pays ont condamné les attaques iraniennes contre la navigation civile. Aucun vote identifié de l’ONU ni aucune liste de signataires ne confirme ce décompte. Une déclaration distincte, rapportée comme ayant été faite par environ 80 pays et appelant à la réouverture d’Ormuz, ne le confirme pas non plus. 39 2 65 107

Pezeshkian souhaite qu’un accord soit conclu avant les élections américaines de mi-mandat de novembre, mais affirme se méfier des discussions avec Washington, car selon lui, les négociations précédentes ont été suivies d’attaques et de sanctions. Le Wall Street Journal, citant des responsables, a rapporté que Trump avait dit à ses conseillers qu’une reprise des bombardements après ces élections était probable ; Reuters a indiqué ne pas pouvoir confirmer cette information de manière indépendante. Waltz a refusé de prévoir si des frappes pourraient reprendre, ou quand. Le compte rendu de ce que Trump penserait en privé n’est ni un ordre de frappe ni une date fixée pour une telle opération. 36 23 7 2

Ce que l’on sait

  • Trump a publiquement rejeté l’offre de l’Iran ; Araghchi affirme que Téhéran attend une position officielle des États-Unis par l’intermédiaire de médiateurs. 1917

Ce que l’on ignore

  • La séquence écrite précise, un cessez-le-feu convenu et une date de reprise de la navigation normale ne sont toujours pas établis.

La suite

  • La question de savoir si les médiateurs transmettront une réponse officielle qui relancera les négociations — et si les navires pourront retrouver un passage régulier et sûr.
Tel que diffusé 14 lignes
  1. On September 23 we reported mediated U.S.–Iran talks; now Trump has rejected Iran’s Hormuz offer. Roughly a fifth of the world’s oil and gas normally passes through the strait, and routine commercial passage has not returned. Can mediators still turn this rejection into an agreement that restores it?
  2. Trump publicly rejected the conditional proposal on September 26. He said Iran wanted to open the strait immediately because it was losing badly, and he also said he liked making a deal. He did not explain which terms he rejected. His description of an immediate opening, and his claim about Iran’s motive, are not the same as Iran’s offer of a conditional seven-day process. Iranian Foreign Minister Abbas Araghchi says Tehran will decide its next move after mediators deliver an official U.S. position. None has been established, despite Trump’s public refusal.
  3. The opening we reported followed about three hours of proximity discussions on September 22, around the United Nations General Assembly in New York. Mediators shuttled between American and Iranian delegations; whether senior envoys met face to face was disputed. Trump called the discussions productive and spoke of another meeting soon. Iran then conveyed its new plan through Qatar. Before the rejection, a U.S. official described mediated discussions, including nuclear issues, as constructive but said Washington was in no rush. That was not acceptance, and Trump’s refusal has overtaken it.
  4. Iran’s September 25 offer made normal passage contingent on U.S. concessions and a wider halt in fighting. The reported exchange involved lifting the naval blockade of Iranian ports, relief from oil-sales sanctions and a regional ceasefire including Lebanon, followed by reopening Hormuz and restarting nuclear negotiations. Two accounts also put the requested release of frozen Iranian assets at at least twelve billion dollars. Neither that asset accounting nor the complete written proposal has been independently authenticated. Descriptions of a seven-point plan or seven-day truce do not establish seven verified provisions in an agreed document.
  5. Araghchi was explicit about the starting gun: the seven days would begin only when the United States accepted the plan. Acceptance has not happened. It is not a deadline counting down from the day Iran made its offer.
  6. The reported sequence differs in a consequential way. One account of Araghchi’s outline puts initial steps at roughly four to five days, a possible opening on day six and nuclear talks on day seven. Another puts reopening on day seven and comprehensive talks afterward. A third describes seven days for Washington to accept conditions before talks restart. No authenticated proposal text settles those competing descriptions, and none supplies an agreed reopening date.
  7. Araghchi linked the conditions to a memorandum agreed in June, described as covering a ceasefire, shipping, sanctions and nuclear issues. That earlier approach failed amid renewed strikes and disputes over wording, including control of the strait; its precise June signing date is not established. Oman has urged continued dialogue. Iranian President Masoud Pezeshkian says a ceasefire process could begin on U.S. acceptance, Iran would honor commitments it undertook, and international nuclear inspectors could enter under negotiated arrangements. No inspector access has resulted from this offer. Pezeshkian wants an agreement before November’s U.S. midterms, but says earlier talks followed by attacks and sanctions left him distrustful. The underlying nuclear divide remains: Washington seeks zero Iranian enrichment; Iran asserts a right to civilian enrichment, and a senior Iranian official has ruled out compromise.
  8. Three visible commodity vessels crossed on September 22, all outbound. Trackers counted four on September 21 and nine on September 24. Those are selected daily snapshots, not a complete series or a count of every ship: vessels can switch off their tracking equipment. An earlier reported ten-day average was about fifteen crossings a day; a later ten-day average was about eighteen. The windows and possibly their scope shifted, so neither average establishes a return to normal traffic.
  9. The strait has been effectively closed to ordinary commercial passage since the war began after U.S. and Israeli attacks in late February. Iranian threats and attacks on vessels have depressed traffic. But effectively closed does not mean empty: some cargoes move, including under wartime escort. For importers, crews and households buying fuel, the test is whether ships of all kinds can sail safely and predictably, without attack risk and sanctions uncertainty.
  10. The oil figures measure something different from ship counts. Preliminary Kpler data put crude exports at 33.7 million barrels so far in the week beginning September 20; that was not yet a complete seven-day total. A separate Kpler-based tally put a seven-day rolling oil-flow average above 13.5 million barrels a day. U.S. officials estimated about 60 million barrels crossing in 72 hours, and an earlier official account cited nearly 40 million in 48 hours. The periods, vessel sets and methods have not been reconciled.
  11. U.S. Central Command estimated crude movement above 85 percent of its prewar level and said dozens of vessels passed daily. That military estimate has not been independently reconciled with visible tracking, while diesel and jet-fuel movements were reported to be recovering much more slowly than crude. Trump claimed 29 ships had left the previous night and that the United States had total control of the strait. His ship count, its exact time window and the total-control claim are not independently verified. High barrel volumes cannot, by themselves, prove that routine commercial access has returned.
  12. The pressure is not confined to ships. Pezeshkian describes rising prices and shortages of basic goods in Iran under U.S. sanctions and the blockade; there is no independently checked price or shortage series here. U.S. ambassador Mike Waltz claims Iran’s currency is falling, reserves are exhausted, air routes and banking links are being curtailed, and the Revolutionary Guard controls 40 to 50 percent of the economy. Those specific assessments have not been independently verified.
  13. Waltz also claims 146 countries condemned Iranian attacks on civilian shipping, calling it a record. There is no identified U.N. vote, resolution or signatory list verifying that count. A separate joint statement by roughly eighty countries urging Hormuz’s reopening does not verify it either.
  14. Waltz would not predict whether or when U.S. strikes might resume. Whether Trump told aides he considered renewed bombing after November’s midterms likely has not been independently confirmed; there is neither a strike order nor a set date. The answer to the opening question is still unresolved: Trump has rejected this offer, but Iran awaits a formal response through mediators. There is no accepted ceasefire, agreed reopening date or restored routine passage through Hormuz.

Sources

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  1. r1Première publication.