Monde · Diesel russe

Trump exige un nouveau président ukrainien pour du diesel représentant moins d’une journée de la demande américaine

Washington lierait le partage de renseignements à l’arrêt des frappes contre les raffineries. La licence sur le diesel est bien réelle ; les livraisons, la baisse du prix du carburant et la retenue réciproque de la Russie ne sont pas démontrées.

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  1. Mise à jour 1Trump exige un nouveau président ukrainien pour du diesel représentant moins d’une journée de la demande américaineVous êtes ici

300 000 tonnes de diesel, cela ressemble à une livraison de secours. Converties en quelque 2,2 à 2,25 millions de barils, elles représentent environ la moitié à deux tiers de la consommation quotidienne totale de diesel et de distillats aux États-Unis — si chaque baril reste en Amérique. Telle est l’ampleur de l’approvisionnement russe initial promis par Donald Trump. Le prix politique qu’il exige maintenant de l’Ukraine est bien plus élevé : cesser de frapper les raffineries russes et se donner un autre président. 32 18 107 108

Le 10 octobre 2026, au lendemain de l’annonce de l’accord sur le diesel conclu avec Vladimir Poutine, Trump a appelé l’Ukraine à remplacer Volodymyr Zelenskyy. Washington aurait également menacé de restreindre le partage de renseignements si les attaques ukrainiennes contre les raffineries se poursuivaient. À l’heure de clôture des informations, le 11 octobre à 06:57 UTC, ni une suspension effective du partage de renseignements ni une livraison de diesel achevée n’avaient été établies. L’Europe, quant à elle, préparait de nouvelles sanctions au lieu de suivre l’assouplissement des restrictions par Washington. 11 5 312 9

Je pense qu’il est temps que l’Ukraine se donne un nouveau président

Donald Trump 341

Trump a accusé Zelenskyy d’avoir laissé passer des occasions de mettre fin à la guerre et a dit l’avoir mis en garde contre les attaques contre les raffineries, faisant valoir que les dégâts pourraient nuire aux agriculteurs et aux éleveurs américains en provoquant des pénuries de diesel. Ces déclarations n’établissent ni la date ni les termes d’un avertissement privé, ni l’existence d’un accord auquel l’Ukraine aurait pu consentir. Son affirmation selon laquelle la guerre n’aurait jamais commencé sous sa présidence est un raisonnement contrefactuel, et non une explication qui dégage la Russie de sa responsabilité dans l’invasion. 17 10

Trump a également affirmé que plus de deux millions de personnes avaient été tuées dans les deux camps et que l’Ukraine avait perdu 30 % de son territoire. Aucun de ces chiffres n’a été étayé ici : les comptes rendus ne fournissent ni méthode de calcul des pertes humaines ni dénominateur territorial. Ils ne doivent pas être acceptés comme des mesures établies simplement parce qu’un président les a avancés. 4

L’ancien ambassadeur des États-Unis en Ukraine, William Taylor Jr., a apporté la correction essentielle : ce sont les Ukrainiens qui choisissent leurs dirigeants. L’ambassadeur d’Ukraine en Australie, Vasyl Myroshnychenko, a déclaré que les élections n’étaient pas à l’ordre du jour pendant la guerre, pour des raisons de sécurité et de légitimité. Des articles publiés en août indiquaient que les élections étaient interdites sous la loi martiale et que Zelenskyy était prêt à organiser un scrutin à condition que les alliés garantissent la sécurité. Cela ne permet pas d’établir un calendrier juridique pour octobre. L’exigence de Trump ne constitue pas l’annonce d’une élection ukrainienne. 2 8 343 358 359

La menace qui sous-tend le débat sur la présidence

La condition liée au partage de renseignements a des conséquences militaires plus immédiates que l’exigence portant sur les dirigeants. Le Kyiv Post a rapporté que Steve Witkoff et Jared Kushner avaient averti les négociateurs ukrainiens à Miami que la poursuite des frappes contre les raffineries pourrait entraîner des restrictions du partage de renseignements. Le compte rendu d’ITV du 10 octobre décrivait la position américaine de manière plus catégorique : aucun renseignement tant que les attaques ne cesseraient pas. Les descriptions diffèrent quant à leur degré de sévérité, mais aucune ne prouve que l’aide ait effectivement été retirée. 312 5

La dépendance de l’Ukraine aux renseignements satellitaires américains donne des conséquences importantes même à la menace d’une restriction. Aucune évaluation chiffrée des pertes opérationnelles qu’entraînerait une coupure n’a été établie. ITV a rapporté que l’Ukraine entendait poursuivre les attaques contre les raffineries malgré les conséquences possibles sur le partage de renseignements ou les exportations de diesel. 12 5

La position de Kyiv ne constitue pas un rejet inconditionnel de toute retenue en matière énergétique. Myroshnychenko a déclaré que la délégation ukrainienne avait proposé de cesser les attaques contre les raffineries de pétrole russes si la Russie cessait de frapper les infrastructures énergétiques ukrainiennes. Zelenskyy avait également proposé une retenue réciproque. Aucune acceptation de la Russie ni aucune trêve énergétique mise en œuvre n’a été établie. Selon un responsable américain, Kyiv aurait ignoré environ une demi-douzaine de demandes de cesser les frappes ; ce récit décrit des appels à une pause et ne prouve pas que l’Ukraine ait rejeté un cessez-le-feu convenu d’un commun accord. 8 75 74

Des négociateurs ukrainiens, américains et européens se sont rencontrés pendant six heures à Miami, le 9 octobre. Zelenskyy s’est plaint que les négociations servaient de façade. MS NOW a rapporté qu’il affirmait qu’aucun participant américain n’avait évoqué l’accord sur le diesel ; un compte rendu plus récent du Kyiv Independent indique que Witkoff et Kushner ont dit à la délégation qu’un assouplissement des sanctions était imminent. La séquence précise des notifications n’est toujours pas élucidée. Être informé d’une décision ne signifie pas qu’on l’a négociée ou acceptée. 19 30 314

Une licence bien réelle, un allègement du coût du carburant non démontré

Le 2 octobre, HeyDay News a rendu compte de l’engagement du G7 à coordonner la mise sur le marché de 100 millions de barils de réserves sur quatre mois, avec d’importants volumes de diesel avancés au cours des 20 premiers jours. Cet engagement tenait compte des déblocages antérieurs ; il ne confirmait pas que tout le carburant était arrivé. Trump a maintenant ouvert une autre voie d’approvisionnement, via la Russie, tout en faisant pression sur l’Ukraine pour qu’elle protège les infrastructures qui le produiraient.

Le changement juridique est plus limité qu’une levée générale des sanctions sur l’énergie russe. Le 9 octobre, le Trésor a publié la licence générale no 135 de l’Office of Foreign Assets Control, autorisant les ventes, livraisons, déchargements et importations de diesel d’origine russe répondant aux critères — y compris les importations américaines — autrement interdits par les parties 587 et 589 du titre 31 du CFR. Elle expire le 7 avril 2027 à 00:01 EDT, soit 04:01 UTC. Le 9 octobre est sa date de publication, et non une date limite de chargement des pétroliers. 41 42

La licence n’autorise pas les débits sur les comptes détenus dans des institutions financières américaines par la Banque centrale de Russie, le Fonds national de richesse ou le ministère des Finances. Elle ne modifie pas non plus les restrictions européennes ou australiennes. L’autorisation de commercer est bien réelle ; l’existence d’un acheteur identifié, d’un contrat payé, d’un port de destination et d’un calendrier de mise à disposition pour les consommateurs n’est pas établie. Le Kremlin a confirmé être prêt à fournir des produits pétroliers, sans reprendre de manière indépendante les volumes précis avancés par Trump. 41 33 36 25

Dans son annonce du 9 octobre, Trump a promis plus de 300 000 tonnes immédiatement, 500 000 en novembre, un million juste après, puis trois millions supplémentaires dans un bref délai, sous réserve de la situation des raffineries. Au total, cela représente plus de 4,8 millions de tonnes. Le compte rendu d’ABC News du 10 octobre faisait état de 1,8 million de tonnes au fil du temps ; celui de BBC News, diffusé ce soir-là, incluait les trois millions supplémentaires soumis à condition. Le total inférieur ne comptabilise que les trois premières allocations arrondies, et non l’annonce complète. 77 15 11

Le vice-premier ministre russe Alexander Novak a situé en décembre l’allocation d’un million de tonnes et estimé que les exportations pourraient à terme approcher les trois millions de tonnes par mois. Ce rythme mensuel potentiel est différent de l’allocation supplémentaire unique annoncée par Trump. Novak a également déclaré que la Russie commençait à assouplir plus tôt ses restrictions à l’exportation. Ni une projection ni un assouplissement des restrictions ne prouvent l’existence d’un excédent exportable disponible. 7 16 133

Les contraintes d’approvisionnement sont plausibles, mais leur ampleur doit être décrite avec précision. Dans son évaluation datée de juin, l’AIE estimait le débit des raffineries russes à 3,8 millions de barils par jour, soit environ 30 % de moins qu’un an auparavant, et évaluait la production de diesel à près de 30 % en dessous des niveaux de 2025. Il s’agit de mesures de la production, et non de la preuve que 30 à 40 % des installations de raffinage ont été détruites, comme l’a décrit ITV. Ce n’est pas non plus un inventaire d’octobre du carburant livrable. 219 5

Trump a promis que les prix baisseraient « à une vitesse record, et rapidement ». La moyenne nationale du diesel relevée par AAA s’est établie à 6,28 dollars le gallon, arrondis, les 9 et 10 octobre ; ces observations ne démontrent aucune économie attribuable à l’accord. Un analyste cité par SBS a prévu une éventuelle baisse de 5 à 15 cents par gallon, pas avant six mois et sous réserve des livraisons. Il s’agit d’une prévision, et non d’un allègement constaté. 77 203 23

Trump impute les attaques contre les raffineries ukrainiennes à la hausse des prix ; Taylor a plutôt mis en cause l’attaque américaine contre l’Iran en février. La guerre au Moyen-Orient, les perturbations autour du détroit d’Ormuz, les restrictions russes à l’exportation et les dégâts causés aux raffineries figurent tous dans les comptes rendus. Leur contribution individuelle n’a pas été quantifiée. Les difficultés bien réelles des agriculteurs et des camionneurs ne transforment pas l’attribution des responsabilités par Trump en fait établi. 2 27

L’Europe préfère la pression aux concessions

Cette controverse s’est déroulée tandis que les attaques russes se poursuivaient. Dans notre compte rendu de Zaporijjia du 10 octobre, nous avons rapporté le bilan de la soirée : 20 morts, dont trois enfants. Le compte rendu du Guardian du 10 octobre reprenait ce bilan ; Channel 4 avait auparavant fait état de 17 morts et le reportage ultérieur d’ITV en mentionnait toujours au moins 17. Il s’agit de bilans provisoires qui évoluent, et non de chiffres concurrents à additionner. Zelenskyy a déclaré que cinq bombes planantes avaient frappé des immeubles résidentiels. Sa description de l’attaque comme un remerciement de la Russie pour l’assouplissement des sanctions relève de l’interprétation politique ; la chronologie n’établit pas de lien de causalité. 1 18 5

La cheffe de la diplomatie de l’UE, Kaja Kallas, a déclaré : « Suspendre les sanctions sur le diesel russe procure à Moscou davantage de recettes pour mener la guerre. » Les ministres européens devaient envisager de nouvelles inscriptions sur la liste des sanctions à Luxembourg le 12 octobre. Le compte rendu du Guardian du 10 octobre en mentionnait 1 600 ; celui de DW, diffusé ce soir-là, en indiquait plus de 1 600. Un projet de rapport préliminaire recensait 1 571 entrées. Le décompte définitif et l’adoption restaient en suspens. L’interdiction européenne en vigueur des importations de diesel, appliquée depuis février 2023, reste en place. 11 1 9 330

L’opposition dépasse également les clivages partisans américains. Des démocrates ont condamné l’accord, tandis que les républicains Don Bacon et Michael McCaul l’ont critiqué. Trump a signé la loi Lindsey O. Graham Sanctioning Russia and Iran Act le 18 septembre, trois semaines avant l’autorisation. La contradiction politique est manifeste ; sa résolution juridique ne l’est pas. Aucune invocation précise d’une dérogation prévue par la loi ni aucune décision de justice déclarant la licence illégale n’a été établie. 13 349 230

Ce que l’on sait

  • Washington a autorisé le commerce de diesel russe répondant aux critères jusqu’au 7 avril 2027. 4142

Ce que l’on ignore

  • Aucune livraison achevée, économie durable pour les consommateurs, suspension effective du partage de renseignements ou trêve énergétique réciproque n’a été établie.

La suite

  • Le 12 octobre constitue le prochain test daté : l’Europe adoptera-t-elle les sanctions proposées tandis que Washington met en œuvre, modifie ou abandonne la condition liée au partage de renseignements qui lui est attribuée ?

Pour l’heure, le déséquilibre est manifeste. Moscou dispose d’une voie autorisée pour tirer des revenus du diesel, sans engagement réciproque établi à cesser les attaques contre le système énergétique ukrainien. Les Américains ont une promesse d’approvisionnement, pas la garantie d’un carburant moins cher. L’Ukraine subit des pressions pour renoncer à un moyen de pression avant que l’un ou l’autre avantage ne se soit concrétisé.

Tel que diffusé 42 lignes
  1. On October 2, we reported a G7 reserve release. Now Trump demands Ukraine replace its president.
  2. Washington is reportedly threatening intelligence restrictions unless Ukraine stops striking Russian refineries. Ukraine relies on American weapons and satellite intelligence, while Trump promises Russian diesel will bring fuel prices down.
  3. Will Washington withdraw intelligence support over attacks Ukraine says it will continue?
  4. G7 leaders had committed to releasing 100 million barrels over four months, with diesel frontloaded within the first 20 days. That commitment accounted for earlier releases. Trump has now opened another supply route through Russia.
  5. Trump said, “I think it's time for Ukraine to get a new president.” He blamed Volodymyr Zelenskyy for failing to make peace and demanded an end to attacks on Russian refineries.
  6. Trump said Zelenskyy had passed up opportunities to settle the war. He also claimed the invasion wouldn't have happened under his presidency. Those assertions leave Russia's responsibility for launching its invasion unchanged.
  7. He claimed more than two million people had died and Ukraine had lost 30 percent of its country. He gave no basis for those figures, and they haven't been substantiated.
  8. Former US ambassador William Taylor Jr. said Ukrainians choose their leader. He predicted Trump's demand could strengthen Zelenskyy's popularity. Ukraine's ambassador to Australia, Vasyl Myroshnychenko, said wartime security and legitimacy concerns kept elections off the agenda.
  9. Zelenskyy previously said a vote would need security guarantees from American and European allies. Trump hasn't announced any Ukrainian election. His demand is adding pressure to a relationship Ukraine depends on for its defense.
  10. American envoys reportedly warned Ukraine that continued refinery strikes could cost it intelligence support. Kyiv wants Russia to stop attacking Ukrainian energy infrastructure in return. Russia hasn't accepted that offer, and no intelligence suspension has been confirmed.
  11. Steve Witkoff and Jared Kushner reportedly delivered the warning to Ukrainian negotiators in Miami. Descriptions range from possible restrictions to a complete cutoff. Ukraine says its refinery attacks will continue despite that risk.
  12. Negotiators from Ukraine, America and Europe met in Miami for six hours on October 9. A US official said Kyiv had ignored about half a dozen requests to stop refinery attacks. Ukraine insists any pause must be mutual.
  13. Zelenskyy said the diesel decision blindsided his delegation and accused Washington of using negotiations as a front. One account said American participants hadn't raised the deal. A newer account says Witkoff and Kushner warned the delegation that sanctions relief was coming.
  14. The timing of that notification is still unclear. Zelenskyy's complaint could concern whether the decision was mentioned or whether Ukraine had any chance to negotiate it.
  15. Treasury issued its diesel license on October 9. It permits qualifying sales, deliveries and imports of Russian-origin diesel, including imports into America. The authorization runs until April 7, 2027.
  16. Other Russian sanctions remain in place. The license still excludes debits to American accounts held by Russia's central bank, National Wealth Fund and finance ministry. European and Australian restrictions also continue.
  17. Trump promised fuel after speaking with Vladimir Putin, and the Kremlin confirmed readiness to supply petroleum products. By early October 11, no completed delivery had been confirmed. The promised fuel is intended for American and global markets.
  18. Trump promised more than 300,000 tons immediately, then 500,000 tons in November. He pledged another one million tons afterward, followed by an additional three million tons, dependent on the condition of Russia's refineries.
  19. The complete promise adds up to more than 4.8 million tons. A widely repeated 1.8 million total counts only the first three rounded allocations. The additional three million depends on refinery conditions.
  20. Russian deputy prime minister Alexander Novak placed the one-million-ton shipment in December. He also projected exports could eventually approach three million tons a month. That projection goes beyond Trump's single additional allocation.
  21. Novak said Russia was beginning to ease export restrictions early, before their planned end-of-October expiry. He said supplies could start in October and Russian consumers wouldn't face shortages. Those assurances don't measure how much export fuel Russia actually has available.
  22. Three hundred thousand tons equal about 2.2 to 2.25 million barrels. America uses about three to four million barrels of diesel and related fuels daily. Even if America kept the entire first allocation, it'd cover roughly half to two-thirds of a day.
  23. Former US ambassador to NATO Kurt Volker said the October allocation was too small to materially affect prices. Sanctions campaigner Bill Browder argued that pressuring Ukraine to stop refinery attacks could weaken its leverage over Russia.
  24. Browder estimated the full proposed supply would add about one percent of US demand. Another industry estimate put the initial allocation at seven percent of a supply gap. Their comparison periods and gap calculations weren't supplied, so those percentages measure different things.
  25. Russia's refineries processed 3.8 million barrels daily in June, their lowest rate in more than 20 years. Throughput was about 30 percent below a year earlier. Diesel output was nearly 30 percent lower, and gasoline output about 20 percent lower.
  26. Those are dated production measurements. They describe reduced output, while Russia's ability to supply October exports depends on current refinery operations and domestic needs. A refinery analyst called the proposed production increase ambitious because infrastructure is under attack and export capacity is limited.
  27. American diesel averaged about six dollars and 53 cents at its September record. It rounded to six dollars and 28 cents on both October 9 and October 10. Farmers, ranchers and truckers still face those costs.
  28. Trump promised prices would fall quickly and blamed Ukrainian refinery attacks for diesel problems. Taylor instead blamed America's February attack on Iran. The Middle East war and disruption around the Strait of Hormuz also constrain supplies, alongside Russian export restrictions and refinery damage.
  29. One analyst forecast possible savings of five to 15 cents a gallon, no sooner than six months, if deliveries happen. Fuel must still move through shipping, inventories and distribution before it reaches consumers.
  30. Trump signed a new Russia and Iran sanctions law on September 18, three weeks before opening the diesel trade. Its sanctions and tariff measures aimed to increase pressure on Moscow. The fuel decision has drawn opposition from both parties.
  31. Democratic senators Jeanne Shaheen, Chuck Schumer and Elizabeth Warren called it a betrayal of Ukraine, European allies and American national security. Richard Blumenthal called it an embarrassment. Republicans Don Bacon and Michael McCaul also criticized the agreement.
  32. Zelenskyy said, “Gifts to Putin will not bring peace.” He argues Russian fuel revenue could buy military equipment and prolong the war. Russian envoy Kirill Dmitriev welcomed the energy cooperation.
  33. Zelenskyy said five Russian glide bombs struck residential buildings in Zaporizhzhia on October 10. Ukrainian officials put the evening death toll at 20, including three children. Earlier tallies were lower, and the count could still change.
  34. Some later broadcasts still carried the earlier count of 17. Zelenskyy linked the bombing to the sanctions relief, calling it Russia's thanks. The attack followed the decision, but that timing doesn't show the license caused it.
  35. Kyiv suffered large-scale power outages and a daytime ballistic-missile attack. American-made Patriot interceptors reportedly brought down missiles heading toward the capital. Ukraine's continuing defense needs give the intelligence warning an immediate wartime stake.
  36. A fire burned at the Rostovski oil terminal in Rostov-on-Don. The terminal exports petroleum products and supplies Russian military fuel. A Ukrainian drone attack reportedly caused the blaze, although its cause hasn't been confirmed.
  37. EU foreign-policy chief Kaja Kallas said suspending diesel sanctions gives Moscow more revenue to wage war. She said Europe wouldn't ease pressure. The EU's ban on Russian diesel imports has been in force since February 2023.
  38. The proposed European additions number around 1,600, many linked to Russia's military-industrial complex. Descriptions range from 1,600 to more than 1,600. A preliminary draft contained 1,571 entries. Ministers still have to approve the final list.
  39. Germany reaffirmed its sanctions policy. Finland's prime minister Petteri Orpo called the diesel agreement a major disappointment. Downing Street said Andy Burnham reiterated British support and tougher sanctions in a call with Zelenskyy.
  40. Australia is maintaining restrictions on Russian fuel. Anthony Albanese and Zelenskyy signed their long-term support agreement in New York on September 24. Myroshnychenko also described a 60-million-dollar assistance package covering military, humanitarian and energy needs.
  41. Washington's intelligence condition remains a reported threat as of early October 11. Ukraine continues to demand reciprocal protection for its energy systems. The diesel authorization has opened trade, while deliveries and lasting consumer savings still await confirmation.
  42. European ministers are expected to consider sanctions in Luxembourg on October 12. America's next inflation release is scheduled for October 14, the last before the midterms. The Russian diesel authorization expires on April 7, 2027.

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