• En coursLula and Flavio Bolsonaro rally supporters on eve of Brazil run-off — 49 sources
  • En coursPerson rescued from Grand Rapids house fire dies, firefighters say — 2 sources
  • En coursMelania Trump’s office says Russia and Ukraine agreed to temporary Oleshky ceasefire — 3 sources
  • En coursDOJ asks 57 California counties to help identify suspected noncitizen voters — 26 sources
  • Nouveau sujetCTV News declares Mark Sutcliffe reelected Ottawa mayor
  • Recherche de sources0 transcription recueillie, 7 nouveaux éléments reçus
  • En productionTwo-truck crash closes I-85 northbound in Gaston County; backups reach four miles
  • Rendu en coursSouth Lake Tahoe fire damages apartment; residents escape safely
  • Nouveau sujetKing tides flood coastal communities in California and Florida
  • ArticleTwo killed in Oracle Road crash; cause remains unresolved

Entreprises · Travailler sur le Country

Les pêcheurs de Wadeye sont neuf — et un défi plus important les attend

Les Thamarrurr Sea Farmers ont triplé leurs effectifs et établi des expéditions régulières de crabes vers Darwin. Transformer cette implantation en une industrie plus vaste des produits de la mer nécessitera davantage que des casiers et de l’ambition.

Diffusé Rédigé 8 min de lecture21 sourcesHeyDay News Desk · About usWatch report

Suivre par RSS

Vidéo en langue originale

Transcription · CHARGEMENT

Traduit de l’original anglais.

Suivi du dossierJour 5

1 reportage14 médias21 sources

L’ambition de Wadeye dans le secteur des produits de la mer est de créer environ 100 emplois d’ici une décennie. À ce jour, le résultat est plus modeste et plus concret : une équipe de pêche au crabe de vase passée de trois à neuf travailleurs en un an, avec des expéditions régulières vers Darwin. C’est dans l’écart entre ces chiffres que réside le travail difficile : bâtir une entreprise capable de maintenir des emplois sans épuiser les eaux qui la font vivre. 1

Les Thamarrurr Sea Farmers expédient désormais en moyenne de 35 à 50 kilogrammes de crabes de vase à Darwin chaque semaine, selon le reportage d’ABC News du 25 octobre. Il s’agit d’une entreprise en activité, et non d’un simple projet de développement. Mais les prévisions d’emploi plus ambitieuses concernent les crabes, les huîtres à lèvres noires et d’autres pêcheries. Il ne s’agit ni de 100 postes déjà existants ni d’un programme de recrutement annoncé et financé. 1

Faits essentiels

  1. De 3 à 9Travailleurs en un an 1
  2. 35–50 kgExpéditions hebdomadaires moyennes de crabes à Darwin 1
  3. Jusqu’à 60Casiers autorisés, mais dont l’utilisation n’est pas confirmée 1

Six travailleurs de plus, cela compte dans une communauté où les possibilités d’emploi sont rares. Pourtant, le nombre de travailleurs et les kilogrammes expédiés ne suffisent pas à raconter toute l’histoire de l’entreprise. Aucun prix de vente vérifié, coût de transport, total des salaires ou chiffre de rentabilité n’est disponible ici, pas plus qu’une mesure en équivalents temps plein pour ces neuf travailleurs. L’équipe a établi un accès au marché ; on ignore toutefois si ses ventes couvrent le coût total nécessaire pour l’atteindre.

Les prises doivent prendre l’avion

Avant l’aube, l’équipe se dirige le long des cours d’eau bordés de mangroves sur la côte ouest du Territoire du Nord australien. L’échéance est le départ, l’après-midi, d’un petit avion transportant les prises au marché aux poissons de Darwin. La route de Port Keats est impraticable pendant environ la moitié de l’année, coupant l’accès routier pour les quelque 2,500 habitants de Wadeye. Capturer un crabe vendable n’est qu’une partie du travail ; le faire sortir de la communauté à temps en est une autre. 1

La relation commerciale est documentée depuis plusieurs années. Dans un communiqué du 18 décembre 2025, Aboriginal Sea Company a indiqué que l’équipe avait réalisé sa première vente de crabes hors de la communauté la semaine précédente, et qu’une autre livraison était arrivée à Darwin la veille du communiqué. Les expéditions hebdomadaires d’aujourd’hui s’inscrivent dans la continuité de ces premières ventes. 6

L’équipe possède des connaissances qui précèdent de loin l’entreprise. Le coordinateur Johnson Katuura décrit des recrues qui pêchent depuis toujours. Theo Dooling se souvient qu’enfant, il attrapait des crabes dans des trous de boue avec sa famille. Le travail commercial implique un équipement différent — et des pertes : il dit que des crocodiles ont écrasé cinq de ses casiers en essayant d’atteindre les prises. Aucune période ni aucun coût financier n’ont été précisés. 1

Lors de la sortie décrite par ABC, presque tous les casiers remontés à bord contenaient des crabes de vase ; le plus gros pesait deux kilogrammes. C’est une scène encourageante, mais pas une évaluation des stocks de l’ensemble de la pêcherie. Une sortie productive ne permet pas d’établir le niveau de prélèvement que ces eaux peuvent soutenir. 1

Davantage d’autorisations ne signifie pas une capacité illimitée

Une licence commerciale complète a permis aux Sea Farmers d’étendre leurs activités au-delà de leurs précédents accords de licence côtière aborigène. Elle autorise jusqu’à 60 casiers dans l’eau. Il s’agit d’un plafond autorisé, et non d’un décompte vérifié des casiers actuellement déployés. Les modalités précises de propriété et de répartition des licences n’ont pas été établies ici. Aboriginal Sea Company, que la chaîne ABC décrit comme le plus grand détenteur de licences de pêche au crabe du Territoire, qualifie l’activité de Wadeye de seule opération de pêche commerciale gérée par une communauté ; cette description ne détermine ni la propriété ni la répartition des bénéfices. 1

L’activité s’est déjà heurtée aux contraintes de la gestion des pêcheries. Des préoccupations concernant le nombre de crabes ailleurs dans le Territoire ont entraîné une suspension des licences commerciales au moment même où l’équipe s’apprêtait à commencer son activité commerciale. Après des négociations avec les autorités, ses licences sont temporairement repassées au statut de licences côtières aborigènes, puis ont retrouvé leur statut commercial à la fin de la suspension. Le récit décrit une interruption passée — pas une fermeture actuelle à l’échelle du Territoire ni une exemption permanente pour Wadeye. 1

La Thamarrurr Development Corporation souhaite que les zones de gestion des pêcheries soient réexaminées. Elle soutient que des règles conçues pour des eaux fortement exploitées peuvent être mal adaptées aux eaux relativement peu exploitées autour de Wadeye. C’est un argument en faveur d’un changement de politique, et non une conclusion indépendante selon laquelle les protections actuelles seraient inutiles. La directrice générale adjointe Tracey Leo affirme que l’activité soutient pleinement les stratégies de récolte durable et consigne les lieux de pêche ainsi que le nombre de crabes afin d’éviter de concentrer les prises en un seul endroit. 1

Ces registres constituent une mesure pratique de gestion. À eux seuls, ils ne prouvent pas que les stocks locaux sont durables. L’entreprise a besoin à la fois d’une ressource capable de supporter les prélèvements et de règles permettant une activité viable. Aucun de ces impératifs ne disparaît parce que le besoin d’emplois est urgent.

Nous voulons que cela dure longtemps.

Johnson Katuura 1

Katuura insiste sur l’importance de bâtir des bases plus solides plutôt que de se précipiter pour augmenter les chiffres. Humpty Doo Barramundi propose du mentorat et des formations dans le cadre d’une relation que Leo a contribué à établir après y avoir travaillé auparavant. Des articles antérieurs font état de formations dans la ferme de barramundis et sur place ; un récit du 26 juin 2026 indique également que des recrues des Sea Farmers se sont rendues à Darwin pour suivre une formation dans le secteur des produits de la mer. Katuura résume ainsi les conseils des mentors : « procéder par petites étapes ». 1 14 15

Ce que suppose réellement l’ambition de créer cent emplois

Le volet consacré aux huîtres n’est pas une idée nouvelle, mais ses étapes restent au stade du développement. En août 2023, la Thamarrurr Development Corporation a annoncé un essai sur un petit site d’huîtres à lèvres noires à l’île Docherty, avec notamment des premières lignes et des cages. En mars 2024, ABC Rural a rapporté que plus de 100,000 jeunes huîtres avaient été acheminées par avion à Wadeye pour un essai. Le travail de partenariat et de formation s’est poursuivi en 2025. Aucun de ces jalons ne permet d’établir qu’il y a eu des récoltes commerciales d’huîtres, des ventes ou le lancement de la production. 12 13 15

Le financement d’un projet de développement plus vaste dans le secteur des produits de la mer, qui concerne Wadeye et plusieurs autres localités, est documenté. Le Cooperative Research Centre for Developing Northern Australia indique une contribution de A$1,913,500 et une valeur totale du projet de A$4,092,534, pour un projet qui se déroule de 2023 à octobre 2026. Ces chiffres concernent l’ensemble du projet. La part allouée à Wadeye n’est pas précisée, et aucun de ces montants ne peut être considéré comme un investissement dans l’équipe de neuf personnes qui pêche le crabe, ni comme le budget nécessaire à la création de 100 emplois locaux. 10

Leo décrit des besoins importants en infrastructures : un grand hangar, des bateaux, des casiers à crabes et des cages à huîtres. Elle apporte également une précision essentielle à sa propre prévision d’emploi : « cela ne se traduira pas par 100 emplois en peu de temps ». Le fait qu’elle se souvienne qu’il a fallu environ 14 ou 15 ans à Humpty Doo Barramundi pour devenir rentable est un argument en faveur de la patience, et non une prévision de la date à laquelle Wadeye atteindra son seuil de rentabilité. Aucun calendrier de recrutement ni aucune échéance de production commerciale d’huîtres n’ont été annoncés. 1

Le besoin d’emplois est considérable, même si les statistiques disponibles doivent être considérées séparément. ABC estime qu’environ 300 adultes ont actuellement un emploi à Wadeye et indique que, selon le recensement de 2021, environ un adulte sur cinq occupait un emploi. Il s’agit de mesures différentes, établies à des dates différentes, sans dénominateur commun démontré. Elles ne permettent pas d’établir une tendance de l’emploi ni un taux de chômage actuel. Le recensement a dénombré 1,924 personnes dans la localité de Wadeye telle qu’elle était définie, avec un âge médian de 27 ans ; cette délimitation géographique historique ne peut être assimilée à l’estimation actuelle d’environ 2,500 habitants dans la communauté. 1 17

Leo soutient également que la nature du travail compte. De nombreux emplois locaux consistent à servir des clients dans des lieux tels que le supermarché ou le centre familial, où les obligations de parenté peuvent compliquer le choix des personnes que l’on peut servir. Selon elle, le travail sur le Country correspond davantage aux aspirations locales. C’est son appréciation, et non la preuve que tout le monde souhaite le même emploi ou que le travail dans les services est dénué de valeur. 1

Les Sea Farmers invitent déjà directement la prochaine génération à se joindre à eux. Joel Martin, membre de l’équipe, dit qu’ils se rendent à l’école locale pour encourager les élèves à obtenir leur diplôme et à trouver un emploi. Cette démarche est concrète, même si aucun effet mesuré sur l’obtention du diplôme ou l’emploi des jeunes n’a été établi. 1

Pour Dooling, les bienfaits ne nécessitent pas de prévisions sur une décennie : « Ça me rend heureux quand je vais là où se trouve mon Country marin. » La question plus large est de savoir si ce travail porteur de sens peut devenir un moyen de subsistance durable pour davantage de personnes. Neuf travailleurs et des expéditions régulières constituent un début à prendre au sérieux. L’ambition de créer cent emplois devra se concrétiser grâce à des licences adaptées, à un fret abordable, à des investissements et à des récoltes que les eaux pourront continuer à fournir. 1

Tel que diffusé 22 lignes
  1. Wadeye's sea farmers have tripled their workforce in a year.
  2. Nine people now work in the operation, six more than a year earlier. In a community with few employment options, the test is whether this fishery can support more lasting jobs without exhausting its waters.
  3. The Thamarrurr Sea Farmers send an average of 35 to 50 kilograms of mud crabs to Darwin each week. They're turning skills developed over a lifetime into commercial work. But catching the crabs is only part of the job. The crew also has to reach a distant customer on time.
  4. Port Keats Road washes out for roughly half the year, cutting road access for Wadeye's approximately 2,500 residents. The crew starts before dawn and must return in time to load a light plane for Darwin Fish Market that afternoon.
  5. That market connection is already operating. A December 2025 announcement recorded the team's first crab sale outside the community, followed by another delivery to Darwin. Today's weekly shipments build on those early sales. We don't yet know whether sales cover the full costs of freight and running the business.
  6. The crew records where it fishes and how many crabs it takes, helping it avoid concentrating the harvest in one location. On one fishing trip, nearly every pot hauled aboard contained mud crabs. The largest weighed two kilograms.
  7. A full commercial licence has allowed the operation to expand beyond its earlier Aboriginal coastal-licence arrangements. It permits up to 60 pots in the water. The Aboriginal Sea Company, the Territory's largest crab-licence holder, describes Wadeye as its only community-run commercial fishing operation.
  8. Concerns about crab numbers elsewhere in the Territory interrupted the crew's commercial plans. After negotiations with authorities, its licences temporarily returned to Aboriginal coastal status. They switched back to commercial status when the pause ended.
  9. Thamarrurr Development Corporation wants the fishery management zones reviewed. It argues that rules designed for heavily fished waters may fit Wadeye's relatively lightly fished waters poorly. That's the corporation's case for changing the rules. Its deputy CEO, Tracey Leo, says the operation fully supports sustainable harvest strategies.
  10. Coordinator Johnson Katuura says, “We want it to be long-living.” His priority is a stronger foundation before faster growth. He describes recruits who have fished all their lives, bringing knowledge of these waters into the enterprise.
  11. Humpty Doo Barramundi provides mentoring and training. Leo previously worked there and helped establish the two-way relationship. Workers have trained at the barramundi farm and locally, and recruits travelled to Darwin for seafood-industry training in June 2026. Katuura sums up the mentors' advice as “take baby steps”.
  12. More than 100,000 baby oysters were flown to Wadeye for a trial described in March 2024. That followed a small black-lip oyster site trial at Docherty Island in August 2023. Partnership and training work continued into 2025.
  13. Black-lip oysters are part of the wider employment ambition, alongside crabs and other fisheries. Developing that industry takes equipment and money. Leo describes investment in a large shed, boats, crab pots and oyster cages. A broader seafood-development project also includes Wadeye among several locations.
  14. The Cooperative Research Centre for Developing Northern Australia lists a contribution of 1,913,500 Australian dollars. The total project value is 4,092,534 dollars. Those figures cover the multi-location project running from 2023 to October 2026, with Wadeye's share unspecified.
  15. The larger jobs forecast comes from Leo. She believes a fully developed local seafood industry could employ about 100 people within a decade. Her comparison is with Humpty Doo Barramundi, which she recalls taking roughly 14 or 15 years to become profitable. She's arguing for patience with a developing industry.
  16. Leo says investment in infrastructure won't quickly translate into 100 jobs. Her forecast covers crabs, black-lip oysters and other fisheries. Reaching it would require years of development, and there's no announced hiring timetable or date for commercial oyster production.
  17. The employment need is substantial. About 300 adults in Wadeye are currently estimated to have work. A separate historical description puts employment at about one adult in five in 2021. Different dates and population definitions mean those figures can't show how employment has changed.
  18. The 2021 census counted 1,924 people in the Wadeye locality, with a median age of 27. That defined census area can't simply be substituted for today's estimate of approximately 2,500 community residents to calculate an unemployment rate.
  19. Leo also argues that the kind of work matters. Many local jobs involve serving customers at places such as the supermarket or family centre. She says kinship obligations can complicate whom someone may serve. She sees work on Country as a closer match for local aspirations.
  20. Sea farmer Theo Dooling remembers catching crabs from mud holes with his family as a child. Commercial work brings different hazards. He says crocodiles have crushed five of his pots while trying to get at the catch.
  21. The enterprise has already added six workers and established regular shipments. Its next expansion depends on investment, workable licensing, affordable freight and sales that support lasting jobs while protecting the catch. For Dooling, working on his sea Country already brings happiness, peace and purpose.
  22. Team member Joel Martin says the sea farmers visit the local school to encourage students to graduate and find work. The crew hopes more young people will join them.

Sources

21 sources14 médias

Carte des sources

Consultez les éléments à l’appui de ce reportage. La carte montre leurs liens ; les liens ci-dessous ouvrent les sources citées dans cet article.

La carte des sources se charge pendant votre lecture.

Explorer la carte complète de la rédaction ↗

Traduction mise à jour le

Historique des révisions

  1. r1Première publication.