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ReportageDossier en cours · reportage 2 sur 2

700 000 barils en moins : les drones et le blocus propulsent le diesel à un niveau record

Les drones ukrainiens ont mis hors service la majeure partie des exportations russes de diesel, tandis que la guerre contre l'Iran restreint le passage par Hormuz, propulsant les prix à la pompe aux États-Unis au-delà des records et provoquant des files d'attente chez les automobilistes russes.

Rédigé 6 min de lecture · 1 source

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Ce qui a changé depuis notre dernier reportage

4 jours plus tard

Avant

Le diesel atteint 6 dollars, Trump accuse l’Ukraine. Les données désignent d’autres facteurs.

Encore en suspens

  • Aucune part précise de la hausse des prix attribuable aux frappes ukrainiennes n’a été établie.
  • Aucune réponse officielle ukrainienne à l’exigence de Trump n’a été confirmée.

Ce que nous comptions surveiller

  • La pression sur Ormuz et les capacités de raffinage tendues maintiendront-elles le diesel près de niveaux records ?
  • Washington fera-t-il davantage pression sur Kyiv malgré le soulagement limité attendu ?

Maintenant

Les drones ukrainiens ont mis hors service la majeure partie des exportations russes de diesel, tandis que la guerre contre l'Iran restreint le passage par Hormuz, propulsant les prix à la pompe aux États-Unis au-delà des records et provoquant des files d'attente chez les automobilistes russes.

Désormais établi

  • Les drones ukrainiens ont réduit ou interrompu la production de 3 des 6 plus grandes raffineries de diesel de Russie, retirant environ 700 000 barils par jour des exportations.
  • Les exportations russes de diesel en juin ont chuté de 60% sur un an, alors que les frappes survenaient en moyenne tous les 3 jours en 2026.
  • Le diesel aux États-Unis a atteint des records dépassant $6 le gallon ; les chiffres rapportés sont une moyenne de $6.30 et un record de $6.44, contre $4.47 pour l'essence.

700 000 barils par jour. Voilà le chiffre qui compte, car il ne s'agit ni d'une erreur d'arrondi ni d'un incendie d'une nuit : c'est la majeure partie de ce que le deuxième exportateur mondial de diesel vend habituellement à l'étranger, anéantie par des drones.⁠1 La campagne ukrainienne de frappes à longue portée en profondeur sur le territoire russe a transformé des raffineries qui approvisionnaient autrefois les marchés mondiaux en une ponction continue, et cette perte vient désormais s'ajouter à une seconde perturbation qui restreint le même carburant à l'autre bout du monde.⁠1

Trois des six plus grandes raffineries de diesel de Russie ont réduit ou interrompu leur production, selon un reportage d'ABC News diffusé le 19 septembre 2026.⁠1 Les frappes ont eu lieu en moyenne tous les trois jours au cours des huit premiers mois de 2026, à un rythme qui a transformé le harcèlement en usure.⁠1 En juin, les exportations russes de diesel ont chuté de 60% par rapport à l'année précédente, un effondrement annuel qui montre à quelle vitesse les dégâts aux installations, les incendies et les retards de réparation se traduisent par des cargaisons manquantes.⁠1

700,000Barils par jour d'exportations russes de diesel perdus 1
60%Baisse des exportations russes de diesel en juin sur un an 1
$6.30 / $6.44Prix du diesel aux États-Unis dans des comptes rendus contradictoires, par gallon 1

L'autre choc est la guerre des États-Unis contre l'Iran, qui en est à son septième mois, ainsi que les restrictions autour du détroit d'Hormuz.⁠1 Le détroit est le passage étroit par lequel doit encore transiter une part importante du pétrole mondial ; même des restrictions partielles maintiennent donc l'offre mondiale sous tension et ne laissent aucune marge pour absorber la perte russe.⁠1 Deux perturbations, un seul marché : moins de diesel raffiné pour l'exportation en Russie, moins de pétrole brut circulant librement par Hormuz et des acheteurs qui enchérissent davantage pour tout ce qui reste.⁠1

Aux États-Unis, le résultat est un record, même si la nature exacte de ce record n'est pas établie.⁠1 Un reportage indique un prix moyen du diesel de $6.30 le gallon, tandis qu'un résumé d'une autre émission cite un record de $6.44 le gallon et un prix de l'essence de $4.47.⁠1 Ces chiffres pourraient mesurer des choses différentes — une moyenne et un pic, des jours différents ou des sources différentes — et cet écart n'a pas été expliqué.⁠1 Les deux comptes rendus s'accordent sur la tendance : une hausse fulgurante, au-delà de tout ce que les automobilistes avaient payé auparavant.⁠1

Deux guerres étranglent un seul carburant

Le diesel n'est pas de l'essence. Il alimente les camions, les tracteurs, les réseaux de fret et les chaudières qui font circuler tout le reste ; une flambée à la pompe se répercute donc directement sur les aliments, les biens livrés et le coût du chauffage d'un logement.⁠1 Quand le diesel bat un record, les effets ne s'arrêtent pas à la station-service : en quelques semaines, ils se manifestent sur les tickets de caisse, dans les suppléments de transport et dans les budgets agricoles.⁠1 C'est pourquoi cette guerre particulière du carburant frappe bien au-delà des automobilistes, et pourquoi les enjeux politiques de la responsabilité comptent autant que le prix lui-même.⁠1

Les mêmes frappes qui ont asséché le marché de l'exportation ont créé des pénuries dans le pays.⁠1 La capacité de raffinage ayant été réduite, la Russie produit et exporte moins du carburant qu'elle raffine, et les Russes font de longues files d'attente aux stations-service, tandis que les pénuries se manifestent sous des auvents vacillants et dans la brume des gaz d'échappement du soir.⁠1 C'est le retour de bâton classique d'une guerre énergétique : dégrader une raffinerie pour priver l'étranger de recettes, et la file d'attente intérieure s'allonge dans le même temps.⁠1

Lieux

  1. 01Détroit d'Hormuz
  2. 02Russie
  3. 03Ukraine
  4. 04États-Unis

Les responsabilités sont attribuées de manière inégale.⁠1 Le président Donald Trump a imputé les prix élevés à la guerre menée par la Russie contre l'Ukraine, sans rien dire de la guerre des États-Unis contre l'Iran ni des restrictions à Hormuz, qui restreignent elles aussi l'offre.⁠1 Cette omission est importante, car son propre gouvernement est partie prenante de cette seconde perturbation ; ne citer que la guerre de Moscou et les drones de Kyiv revient à ne décrire qu'une moitié de l'étau.⁠1 Les prix ne résultent pas d'une seule campagne, mais de deux campagnes qui se heurtent.⁠1

Le diesel fait tourner l'économie ; deux guerres qui se concentrent sur un seul carburant font donc payer tout le monde.

Rédaction de HeyDay News

De son côté, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a proposé de cesser de prendre pour cible les installations pétrolières russes si la Russie fait des concessions en parallèle.⁠1 Les concessions précises demandées n'ont pas été détaillées dans le compte rendu de la diffusion, mais la logique est celle d'une désescalade réciproque : épargner les raffineries si Moscou épargne quelque chose en retour.⁠1 Jusqu'à présent, Moscou a répondu en frappant des stations-service ukrainiennes en représailles, ce qui fait monter les tensions au lieu de les apaiser.⁠1

Prenons du recul : le tableau est clair. L'Ukraine a trouvé le levier qui porte au-delà de la ligne de front — des frappes de précision tous les trois jours contre une économie d'exportation — et la Russie a riposté de la même manière contre le carburant ukrainien.⁠1 Washington, dans le même temps, mène sa propre guerre liée au pétrole tout en affirmant que les prix sont la faute de quelqu'un d'autre.⁠1 Tant que l'un de ces engrenages ne s'arrêtera pas — une trêve autour des raffineries ou un allègement de la situation à Hormuz —, le coût continuera de se répercuter tout au long de la chaîne, du baril au camion, puis au pain.⁠1

Ce que l’on sait

  • Les drones ukrainiens ont réduit ou interrompu la production de 3 des 6 plus grandes raffineries de diesel de Russie, retirant environ 700 000 barils par jour des exportations. [source-1] 1
  • Les exportations russes de diesel en juin ont chuté de 60% sur un an, alors que les frappes survenaient en moyenne tous les 3 jours en 2026. [source-1] 1
  • Le diesel aux États-Unis a atteint des records dépassant $6 le gallon ; les chiffres rapportés sont une moyenne de $6.30 et un record de $6.44, contre $4.47 pour l'essence. [source-1] 1

Ce que l’on ignore

  • Aucune explication ne permet de déterminer si $6.30 et $6.44 correspondent à une moyenne et à un pic, à des jours différents ou à des sources différentes.
  • Aucune raffinerie n'est nommée ; aucun état de fonctionnement actuel n'est précisé au-delà d'une production réduite ou interrompue, et les modalités détaillées des concessions parallèles proposées par Zelensky ne sont pas indiquées.

La suite

  • On ignore si l'offre de trêve concernant les raffineries suscitera une réponse russe ou si les frappes de représailles contre les carburants se poursuivront.
  • On ignore si les restrictions à Hormuz seront assouplies et permettront de rétablir une marge suffisante pour absorber de nouvelles pertes à l'exportation.

Chronologie

Jour 6 · 2 reportages

Chronologie de l’histoire
  1. Premier à rapporter

  2. 4 jours plus tard

Sources1

Parmi les sources citées ici, ABC News a publié en premier, 9 heures avant la diffusion de ce reportage.
  1. ABC News
  2. HeyDay News

Dossier en cours · reportage 2 sur 2

Toutes les sources, par média

1 source de 1 média· Les plus cités d’abord

Tel que diffusé
  1. Ukrainian drones have erased 700,000 barrels of Russian diesel a day. That is most of what the world's second-largest diesel exporter normally sells abroad — and it lands on top of a seven-month war that has squeezed the Strait of Hormuz. Diesel powers the trucks, tractors, freight and furnaces that move everything, so record prices travel straight into your food, your deliveries and your heating bill. One report puts the US average at six dollars thirty a gallon; another cites a record six dollars forty-four. The figures do not agree — so what is actually driving diesel to records, and can the fighting stop it?
  2. The drone strikes hit Russia's refining heartland, while the narrow chokepoint a major share of the world's oil still must cross is under restriction. Two disruptions, one market.
  3. Seven hundred thousand barrels a day — the export capacity these strikes have taken off the global market. Russia's June diesel shipments fell sixty percent from a year earlier, and the hits have landed about every three days through the first eight months of this year, turning harassment into a sustained drain.
  4. The chain runs from drone to pump: hit a refinery, capacity drops, the fuel never gets exported, buyers pay more — while the same cut means Russia has less to refine at home and the lines grow.
  5. Three of the six largest refineries are down or slowed, and the shortage is showing up at the pump back home, where drivers wait in long lines even as the country exports less.
  6. The diesel figures do not line up. One report puts the national average at six thirty; a separate account cites a record six forty-four with gasoline at four forty-seven. They may be an average versus a peak, different days, or different sources — and that gap is unresolved.
  7. Zelensky has offered a reciprocal stop to the refinery strikes. Trump blames one war and leaves out the other — the Iran conflict his own administration is part of. Putin answers by hitting Ukrainian fuel infrastructure, and the exchange twists upward.
  8. So what is driving the record? Two disruptions stacked on one fuel: Ukrainian drones cutting Russian exports, and a seven-month Iran war squeezing Hormuz. Both accounts say it is a record; they just disagree on the exact number. And the fighting? Zelensky's offer is on the table, Moscow's retaliation keeps the spiral going, and the cost — at the pump, on the road, and in the lines — is still climbing.

Traduction mise à jour le

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